Apaisé, Joakim Noah n’est plus uniquement le fils de Yannick

NBA – Féroce compétiteur, l’ancien joueur des Bulls s’est calmé depuis sa retraite. Grâce à son caractère, il s’est fait un prénom dans un arbre généalogique prestigieux.

Cela fait désormais six ans que Joakim Noah a déserté les parquets NBA. Ses dernières minutes datent des rencontres d’août 2020, dans la « bulle ». Sa carrière NBA fut courte mais réussie (surtout pour un joueur français), avec notamment deux étoiles au All-Star Game, puis un trophée de défenseur de l’année et une présence dans la First-Team All-NBA la même saison, en 2014.

De plus, il a marqué les esprits avec son caractère, son intensité, son envie. Tel Kevin Garnett, son idole de jeunesse, l’ancien joueur des Bulls était clivant avec ses attitudes et ses déclarations, ne laissant personne indifférent, notamment ses adversaires.

« C’était parfois irrespectueux. Je m’en fiche. Les gens m’aimaient pour ça », confie-t-il à The Athletic. Forcément, à 41 ans, cette énergie alimentée par les antagonistes a disparu. « Cela ne me sert plus du tout d’avoir cette mentalité de moi contre le monde. »

Dans le passé, cela lui a servi de moteur pour avancer. « J’ai vécu le rêve américain. Mon rêve, gamin, était de jouer en NBA, d’affronter les meilleurs des meilleurs. Je ne vis plus ces moments donc je ne peux plus être la même personne. Je dois grandir », précise-t-il.

« Une partie de ma motivation vient de l’envie de me faire mon propre nom »

Grandir, il l’a fait plus jeune devant un arbre généalogique prestigieux. Son grand-père Zacharie fut un footballeur professionnel dans les années 1960. Son père, Yannick, n’a plus besoin d’être présenté en France, restant le dernier vainqueur français masculin d’un tournoi du Grand Chelem, à Roland-Garros en 1983. Sans oublier sa mère, Cécilia Rodhe, Miss Suède 1978.

« Être le fils de Yannick Noah est un véritable privilège. Mais un privilège dont on n’est pas responsable : on est simplement le fils de Yannick Noah. Une partie de ma motivation vient de l’envie de me faire mon propre nom », se souvient l’ancien joueur de New York. « Être avec une personne aussi célèbre a demandé beaucoup de sacrifices. On te classe dans une catégorie sociale à part. Les gens te regardent différemment, vu ce que faisait mon père, qui était la personne la plus connue de France. »

Mission réussie. Joakim Noah, avec sa carrière NBA, n’est donc plus le simple fils de Yannick. « Quand on vieillit, on a ses propres enfants et on veut qu’ils soient fiers de ce qu’ils sont et de ce que le nom de Noah représente. »

Lui qui a connu des batailles intenses avec LeBron James dans les années 2010 comprend totalement la position de son ancien adversaire avec son fils, Bronny. Les deux ont évolué ensemble aux Lakers, marquant ainsi l’histoire du sport américain. Apaisé, Noah reconnaît qu’il regarde cette association avec plaisir. « N’étant plus dans la compétition, je peux apprécier tout ça. La vérité c’est que, deux ou cinq ans avant, je n’aurais pas pu. »

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Rédacteur Jonathan Demay

Passionné d'histoire de la NBA, Jonathan a très tôt rejoint l'équipe de Basket USA, en décembre 2008.

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