Isaiah Hartenstein : “Si Luka Doncic peut être transféré, alors toi aussi tu peux l’être”

Prolongé pour trois saisons supplémentaires par le Thunder, Isaiah Hartenstein assure avoir consenti à un effort financier pour rester au Thunder.

isaiah hartenstein

Après l’élimination du Thunder face aux Spurs au terme d’une série en sept matchs, l’avenir d’Isaiah Hartenstein à Oklahoma City faisait partie des dossiers à régler. Finalement, l’intérieur allemand a prolongé l’aventure pour trois saisons supplémentaires et 75 millions de dollars. Un choix qu’il souhaitait fortement, au point d’accepter un contrat inférieur à ce qu’il estimait pouvoir obtenir ailleurs.

« Je voulais absolument rester plus longtemps dans cette équipe et continuer à jouer pour un candidat au titre », explique-t-il. « Évidemment, on connaît aussi sa valeur sur le marché. Elle était supérieure à ce que nous avons négocié. Mais à cause du «second apron» et de la manière dont l’équipe est construite, j’ai dû accepter un peu moins. Cela reste évidemment beaucoup d’argent, mais c’est quand même une baisse de salaire que j’ai dû accepter pour l’équipe. »

Un sacrifice qui illustre aussi les difficultés auxquelles Oklahoma City est confronté pour conserver son groupe. Aaron Wiggins, Isaiah Joe et surtout Lu Dort ont notamment dû quitter la franchise, et Isaiah Hartenstein reconnaît que ces départs sont difficiles à vivre humainement.

« On passe probablement plus de temps avec ses coéquipiers qu’avec sa propre famille pendant une saison. On devient donc très proches. Mais au final, nous savons tous que c’est un business. » L’Allemand estime toutefois que Sam Presti a au moins cherché à envoyer ses anciens coéquipiers dans des situations favorables, et il résume la précarité du métier avec une formule : « Si Luka Doncic peut être transféré, alors toi aussi tu peux l’être. »

Le « second apron » dans le viseur

Surtout, Isaiah Hartenstein se montre assez critique envers les nouvelles contraintes liées au « second apron ». Selon lui, le système finit par pénaliser les franchises qui ont réussi à construire leur effectif en développant leurs propres joueurs.

« Nous sommes une équipe qui a développé elle-même ses joueurs, puis qui doit les transférer à cause du second apron. C’est dommage. Pour mon contrat aussi, c’était le problème. Ce n’est pas comme si l’équipe ne voulait pas te payer » insiste-t-il. « Cela rend les choses vraiment difficiles pour une équipe et je pense qu’au bout du compte, ça n’a pas vraiment aidé les joueurs non plus. »

WhatsAppSuivez toute l'actualité NBA sur la chaîne WhatsApp de Basket USA

Google ActualitésSuivez nous également sur Google Actualités

Coordinateur éditorial du site Fabrice Auclert

Depuis 1994, Fabrice encadre la rédaction de Basket USA. Editeur, il co-dirige une agence de presse qui fournit du contenu pour la presse spécialisée (sciences, sport, politique, high-tech, automobile...).

Le fil info en direct