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Un champion NBA à Londres. Sacré en juin dernier avec les Knicks, OG Anunoby était de passage dans sa ville natale pour participer, comme chaque été, à un camp d’entraînement destiné aux jeunes.
« Des tas de jeunes viennent, garçons et filles, de différents âges. On leur fait faire des exercices, on les laisse jouer, on organise une petite séance de questions-réponses et, surtout, on passe du temps avec eux, on parle de basket et on joue au basket. C’est vraiment un super moment », décrit le britannico-nigérian.
L’impact de son passage va bien au-delà des simples entraînements. Pour beaucoup de ces jeunes, voir devant eux un champion NBA né à Londres rend le rêve beaucoup plus concret. En parallèle à sa montée sur le toit du monde basket avec les Knicks, la voie vers la NBA se dessine de plus en plus clairement.
En juin dernier, Tobi Lawal, originaire du Royaume-Uni lui aussi, a été drafté à la 48e position par les Mavs. Un an plus tôt, Amari Williams avait eu le droit à cet honneur (46e choix), disputant une vingtaine de matchs comme rookie avec les Celtics.
« Chaque année, de plus en plus de Britanniques arrivent en NBA. Le basket se développe chaque année. C’est formidable à voir et ça ne va faire que s’améliorer », s’enthousiasme le joueur des Knicks, persuadé que d’autres joueurs suivront sa voie.
La fin d’une grave crise institutionnelle ?
Avec son titre, ses performances, dont cette claquette légendaire face aux Spurs, le joueur de 29 ans occupe déjà une place de choix au panthéon du basket britannique. Parmi les rares joueurs nés au Royaume-Uni ayant évolué en NBA – Basketball reference en liste 15 – on se souvient de Ben Gordon qui, en 11 saisons dans la ligue entre les Bulls et les Pistons notamment, avait tourné à 15 points de moyenne.
Autre symbole d’un nouvel élan sur la scène basket locale, la rencontre de présaison à venir entre les London Lions et les Blazers le 12 octobre, au Moda Center de Portland. Soit la première fois qu’un club britannique va croiser la route d’une équipe NBA, alors que les acteurs locaux espèrent obtenir une équipe dans la NBA Europe, à Londres évidemment.
Cette dynamique tranche avec la crise institutionnelle (ligues concurrentes, démission de dirigeants…) qui a secoué le basket britannique ces dernières années. Une crise telle que la FIBA avait suspendu, en octobre 2025, l’équipe masculine de Grande-Bretagne de ses compétitions internationales, sur fond de crise institutionnelle.
Seulement quelques semaines plus tard, la Fédération internationale avait annoncé la levée de cette suspension temporaire, autorisant de nouveau le pays à participer aux qualifications européennes pour la Coupe du monde 2027. Il n’est toutefois pas parvenu à s’extraire de son groupe de qualification au premier tour, ce qui le condamne à manquer la compétition.
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