Les progrès de l’arbitrage appréciés par le monde de la WNBA

WNBA – La ligue a profité de l’intersaison pour revoir son approche de l’arbitrage. Les premiers résultats sont salués, même si le recours accru à la vidéo ne fait pas l’unanimité.

wnbaL’année dernière, l’arbitrage en WNBA avait été placé sous le feu des projecteurs, avec comme point d’orgue la grosse colère de Cheryl Reeve, l’entraîneuse des Lynx, après la blessure de Napheesa Collier en playoffs.

Si la WNBA avait alors défendu ses arbitres, elle a également profité de l’intersaison pour revoir son modèle. Un groupe de travail, auquel participait notamment Cheryl Reeve, a été mis en place afin de limiter les actions dangereuses et d’offrir davantage de liberté de mouvement aux joueuses.

Alors que la mi-saison approche, les premiers effets de cette évolution sont appréciés.

« Nous avons constaté de nettes améliorations sur les points qui posaient problème », se réjouit Cheryl Reeve. « Il y avait une tendance à gêner les joueuses et à tenter de couper les écrans. Nous ne voulions pas de ces contacts inutiles. Cela ne sera jamais parfait, mais nous allons dans la bonne direction. »

Les arbitres se montrent également plus sévères sur les fautes techniques et les fautes flagrantes. Après deux mois de compétition, 124 fautes techniques ont déjà été distribuées, contre 171 sur l’ensemble de la saison 2025. Du côté des fautes flagrantes, le total s’élève à 44, contre 51 l’année dernière.

Des chiffres qui illustrent la volonté de la ligue de sanctionner plus rapidement les comportements jugés dangereux ou excessifs.

« Je pense qu’ils sont bien meilleurs pour revoir les actions hostiles », estime la coach des Lynx. « Nous n’avions pas demandé cela, mais si c’est ce qu’il faut faire pour améliorer le jeu, alors cela vaut le coup. »

La vidéo ne fait pas l’unanimité

Pour obtenir un jeu plus sain et limiter les actions dangereuses, les arbitres passent toutefois davantage de temps à revoir certaines séquences. Une évolution qui rallonge les rencontres, au grand dam de Becky Hammon.

« C’est fatigant quand ils vont tout revoir. Les matchs deviennent de plus en plus longs et cela ajoute du drama », déplore la technicienne des Aces. « Cela donne l’impression que, dès qu’une joueuse est touchée, il faut l’emmener à l’hôpital, alors qu’elle finit par se relever et qu’elle va bien. C’est présent dans toute la Ligue : il y a trop de recours à la vidéo. »

Cette évolution arbitrale semble également favoriser le jeu offensif. Depuis le début de la saison, les équipes inscrivent en moyenne 86 points par match, avec 45% de réussite, deux chiffres encore jamais atteints en WNBA.

Tout n’est cependant pas parfait. Certaines décisions continuent de faire polémique, comme le geste d’Alyssa Thomas au niveau de la gorge de Caitlin Clark. Une action qui n’avait pas été sanctionnée sur le moment avant d’être requalifiée en faute flagrante II.

« Je veux que les entraîneurs continuent de défendre leur équipe. Nous avons eu des retours positifs », assure Monty McCutchen, le responsable de l’arbitrage en WNBA. « Nous allons continuer à travailler sur des points précis et à consulter le groupe de travail afin de rester en accord avec ses attentes. »

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