Deux jours après avoir compilé 16 points et 12 passes décisives face à Memphis, Sergio De Larrea a encore impressionné. Si son adresse reste en chantier, le rookie espagnol des Mavericks a une nouvelle fois illuminé la Summer League par sa vision du jeu, avec 14 passes décisives et 9 rebonds lors de la victoire de Dallas face au Thunder.
À Las Vegas, le jeune meneur ne cesse ainsi de gagner des points. Surtout, il commence à susciter une véritable excitation autour de son potentiel.
« Sergio a été incroyable ! Quand on voit ce qu’il a accompli avec Valence, on savait qu’il y avait quelque chose de spécial chez lui », a réagi Dusty May, le nouveau coach de Dallas, sur Amazon Prime. « Il trouve progressivement sa voix et apprend à diriger une équipe. Lorsqu’il gagnera en puissance physique et stabilisera son tir, il aura un très bel avenir en NBA. »
Comme lors de ses précédentes sorties, Sergio De Larrea a pourtant mis du temps à trouver son rythme offensif. Après trois quart-temps, il n’avait inscrit que deux points, à 1 sur 6 au tir et 0 sur 4 derrière l’arc. Mais cette maladresse ne l’a jamais empêché de contrôler le tempo de la rencontre.
Car son véritable terrain d’expression reste la création. Pick-and-roll, transition ou jeu placé : peu importe la situation, le meneur espagnol trouve régulièrement le bon angle pour servir ses partenaires, notamment près du cercle.
Une qualité particulièrement prometteuse lorsque l’on pense aux possibilités de jeu avec Dereck Lively II, Daniel Gafford et, bien sûr, Cooper Flagg.
À trois passes du record de la Summer League
L’une de ses plus belles inspirations est arrivée au troisième quart-temps, avec une passe lobée parfaitement dosée pour Tobi Lawal. Quelques minutes plus tard, il enchaînait avec un caviar après un « spin move » pour Kaodirichi Akobundu-Ehiogu, avant de retrouver ce dernier sur la ligne de fond pour sa 13e passe décisive.
Sergio De Larrea terminera finalement la rencontre avec 14 passes, soit plus de la moitié du total de Dallas et seulement trois de moins que le record absolu de la Summer League.
Son sens du timing, sa lecture des défenses et la qualité de son toucher de balle sautent déjà aux yeux. Les comparaisons avec Ricky Rubio sont donc inévitables.
Comme son compatriote, Sergio De Larrea doit encore stabiliser son tir extérieur et prouver qu’il pourra résister physiquement à des meneurs NBA plus rapides et plus puissants. Mais son expérience en Euroleague et sa capacité à organiser le jeu constituent déjà des bases très solides.
À Dallas, où les cibles aériennes ne manqueront pas, son talent de passeur a en tout cas de quoi faire rêver.
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