Quand Sean Sweeney parle de la « malchance » des Spurs en Finals

NBA – Ancien assistant de San Antonio, le nouvel entraîneur du Magic a avancé plusieurs explications pour comprendre la défaite des Spurs face aux Knicks en Finals.

La défaite des Spurs en Finals a forcément laissé des traces. Comme toute défaite à ce niveau, évidemment, mais aussi en raison du scénario de la série. Les Knicks n’ont jamais paniqué, multipliant les retours pour renverser des rencontres que les Texans semblaient pourtant maîtriser.

San Antonio a souvent réuni les ingrédients nécessaires pour s’imposer, sans parvenir à accomplir le plus important : conclure. Désormais à la tête du Magic après avoir épaulé Mitch Johnson, Sean Sweeney a tenté d’expliquer ces fins de match manquées dans le podcast « The Ryen Russillo Show ».

« Je pense à plusieurs choses. La première, c’est la fatigue née des séries précédentes. La seconde, c’est la malchance. On m’a dit que si les matches avaient duré 46 minutes, on aurait gagné 4-1 », explique-t-il.

Une statistique qui illustre à quel point Victor Wembanyama et les Spurs ont longtemps fait jeu égal, voire mieux, avant de céder dans les dernières minutes.

« D’un coup, on devient jeune »

Sean Sweeney évoque également le « monstrueux match de Jalen Brunson » dans le Game 5. Mais à ses yeux, ces défaites tardives ne peuvent pas être uniquement attribuées au hasard.

« On a fait plus d’erreurs que dans les autres séries. On n’a pas fait ce qu’on faisait avant et, d’un coup, on devient jeune », reconnaît l’entraîneur d’Orlando.

Fatigue, réussite adverse et manque d’expérience ont ainsi fini par se conjuguer. L’ancien assistant avance enfin une dernière explication : la découverte de l’environnement particulier des Finals. Pas seulement sur le parquet, mais également autour, là où Mike Brown et les Knicks ont mieux géré la pression médiatique.

« Il y a une différence entre les Finals et les autres séries : les médias. Il faut répondre aux questions même quand on est mauvais ou en difficulté, ce qui n’est pas le cas lors des séries précédentes », analyse Sean Sweeney.

« Toute la saison, quand les moments avec la presse étaient plus longs, c’est parce que les gars avaient été très bons. On ne passait pas 15 minutes à répondre sur une action, sur pourquoi on a fait tel choix. C’est différent et ça peut contribuer à la défaite. »

Une pression supplémentaire qui n’explique pas à elle seule les occasions manquées par les Spurs, mais qui a pu peser sur un groupe découvrant pour la première fois les exigences d’une série pour le titre.

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Rédacteur Jonathan Demay

Passionné d'histoire de la NBA, Jonathan a très tôt rejoint l'équipe de Basket USA, en décembre 2008.

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