Sylvain Francisco et Nadir Hifi connaissent déjà la Summer League. Le premier y avait participé avec les Bucks en 2022, tandis que le second avait porté le maillot des Wolves deux ans plus tard. Aucun n’était toutefois parvenu à décrocher une place en NBA.
Cela ne les empêche pas de continuer à penser aux États-Unis, comme ils l’ont confirmé lors de leur passage au Quai 54. Sous contrat avec Paris, Nadir Hifi dispose encore de quelques jours pour activer sa clause de départ.
« J’attends, il me reste dix jours sur mon buyout, on verra. Je n’y pense pas tous les jours, je n’ai aucun regret. J’ai passé une très belle saison individuellement, même si collectivement, on aurait aimé faire mieux avec Paris », explique-t-il dans les colonnes de L’Équipe.
Sylvain Francisco assure lui aussi y croire « encore ». « Le temps passe vite, mais on verra. Je n’ai pas de pression, mais c’est le meilleur timing actuellement », estime le futur meneur de l’Asvel.
Avec leur taille relativement modeste pour les standards NBA, autour de 1m85, les deux Français savent toutefois qu’ils ne correspondent pas au profil le plus recherché par les franchises. Venir se montrer en Summer League reste une possibilité, mais obtenir un véritable contrat est une autre affaire.
Or, les deux meneurs ne souhaitent pas traverser l’Atlantique pour une simple promesse. Une exigence parfaitement résumée par Matthew Strazel : « On connaît les franchises. Si elles sont juste intéressées, ce n’est pas assez. »
Nadir Hifi encore patient
« Si une équipe croit en moi et me voit dans son système, ça collera dans tous les cas », poursuit Nadir Hifi. « Il me faut juste une opportunité. On a vu des joueurs qui sont partis à 28 ou 29 ans. J’ai 23 ans, je continue de bosser. »
Le Parisien ne semble donc pas pressé. À 23 ans, il estime avoir encore le temps de convaincre une franchise NBA, tout en poursuivant sa progression en Europe.
La situation est différente pour Sylvain Francisco. À 28 ans, le meneur a déjà affirmé que la NBA restait sa priorité, même si son avenir immédiat devrait désormais s’écrire du côté de l’Asvel.
« J’ai un jeu américain. Je sais que là-bas, je serai un role player. Ce sera plus important de défendre et de savoir shooter, mais ce qu’on me proposerait, ce serait aussi d’avoir le ballon en main », analyse l’international français.
Conscient que les opportunités pourraient se raréfier, Sylvain Francisco considère ainsi que le moment est venu de tenter le grand saut : « J’y crois encore. Le temps passe vite, mais le meilleur timing, c’est actuellement. »
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