Mission accomplie pour les Bleus dans cette dernière fenêtre internationale de la première phase qualificative à la Coupe du monde 2027. Irréguliers par séquence en Belgique trois jours plus tôt, les Français ont corrigé le tir lundi à Pau face à la Finlande, avec une attitude irréprochable dès l’entre-deux.
La base ? Une défense très haute, très dure, destinée à empêcher les Finlandais de trouver leur rythme, et surtout à couper Lauri Markkanen de ses zones préférentielles. Après dix minutes, la France menait déjà de 15 points, preuve que le message de Freddy Fauthoux avait été parfaitement reçu.
« Ça a vraiment été un bon match de 40 minutes. L’état d’esprit, le ‘fighting spirit’, a été très bon, et pour moi c’est le point le plus important, parce que lorsqu’on joue avec cette intensité, qu’on partage le ballon et qu’on défend comme on l’a fait, on est une très bonne équipe », a-t-il confirmé en conférence de presse.
Une priorité collective
Dans le plan imaginé par « l’enfant du pays », il fallait d’abord ralentir Lauri Markkanen, machine à scorer et première option de la sélection finlandaise. Là aussi, la mission a été remplie, l’intérieur du Jazz étant limité à 14 points en 26 minutes.
Surtout, la France n’a pas laissé ce travail à un seul joueur. Guerschon Yabusele, Jaylen Hoard, puis tous ceux qui se sont retrouvés face à lui après un changement défensif, ont participé à l’effort. L’idée était simple : lui refuser les tirs faciles, contester chaque réception et l’obliger à évoluer loin du cercle.
« Forcément, on l’avait vraiment ciblé, mais on a surtout voulu le défendre dans les duels, et ça s’est vu tout de suite », a expliqué Freddy Fauthoux. « Guerschon, Jaylen, et sur les changements, tous les joueurs qui étaient sur le terrain savaient que c’était le danger numéro 1. On a voulu rester très haut par rapport à leur jeu, et c’est ce qui les a beaucoup embêtés. Ils ont essayé d’avancer en deuxième mi-temps, mais c’était un peu trop dur pour eux. Lauri Markkanen n’a pas eu les espaces nécessaires pour pouvoir scorer. Quand on part dans un état d’esprit comme ça, et qu’on joue contre des grands joueurs comme Markkanen, on voit l’impact que notre équipe peut mettre sur ses adversaires. »
« La meilleure défense au monde » comme ambition
Il y a aussi eu de bonnes séquences en attaque, ce qui n’est jamais anodin pour une sélection qui dispose de peu de temps de travail dans cette configuration. Mais c’est bien la défense qui restera comme le gros point positif de cette victoire, avec trois premiers quart-temps limités à 16, 14 puis 17 points encaissés.
« On devait défendre dès le début, leur montrer qu’on était là, qu’on était solides, parce que si on les laisse jouer à leur rythme, ils peuvent nous poser des problèmes », a rappelé Sylvain Francisco, agressif d’entrée sur le porteur de balle. « On a vraiment imposé notre jeu, et on a fait ce qu’on avait à faire. Défensivement, on a essayé de changer, de les pousser à prendre des tirs difficiles, surtout Lauri Markkanen, qui veut shooter la plupart du temps. On lui a rendu la vie dure. »
Le ton est donné pour la suite, qui commencera par la réception de la Slovénie le 27 août, pour l’instant sans Luka Doncic. Pour Freddy Fauthoux, cette intensité doit devenir la marque de fabrique de son Équipe de France.
« Comme Sylvain l’a dit, on est réputé pour ça, et on veut être l’une des meilleures défenses, voire la meilleure défense au monde », a martelé le sélectionneur. « Parce que si on veut aller loin dans les compétitions, c’est ce qu’il faudra faire. On voudra aussi jouer très bien au basket, et c’est ce qu’on a vu ce soir, avec de la fluidité dans le jeu, des joueurs qui ont pu très bien s’exprimer. »
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur