Certains parents poussent leurs enfants à fond vers leurs rêves. D’autres se montrent bien plus pragmatiques. La mère d’Allen Graves appartient visiblement à la seconde catégorie. Le joueur sorti de Santa Clara, drafté par les Raptors en 19e position, a même dû la convaincre… de pouvoir jouer basket.
Plus jeune, le joueur originaire de Louisiane s’est retrouvé à devoir soigner une blessure au coude contractée en jouant au football américain. « J’adore le football, quand on grandit en Louisiane, on est un peu obligé d’y jouer, on est obligé d’aimer ça », lâche-t-il en référence sans doute aux Saints de la Nouvelle-Orléans.
Un jour, alors qu’il est convalescence, il annonce à sa mère vouloir suivre les traces de son grand frère Marshall et de sa grande sœur Amoura, qui ont joué au basket universitaire, respectivement à LSU et Auburn. À l’époque, Allen Graves mesure 1m85 et a un léger surpoids. Alors, sa mère ne manque pas de franchise.
Une poussée de croissance qui change tout
« On était dans la voiture, elle était là en mode : ‘Eh bien, je ne pense pas que tu sois assez athlétique, tu n’es pas assez grand, si tu veux faire du sport à l’université, je pense que ce sera le football, donc tu dois t’y tenir’. Je me suis dit : ‘Je vais te montrer, maman’ », se souvient le futur rookie, alors bien aidé par une poussée de croissance qui a tout changé : +16 centimètres au cours de l’été précédant son entrée au lycée.
Deux titres de champion de l’État de Louisiane et une distinction de joueur de l’année plus tard, Allen Graves pouvait alors se faire une idée plus précise de l’avenir qui l’attendait. « Merci à ma mère de m’avoir aidé à grandir », en sourit-il aujourd’hui.
Sa route vers la NBA restera toutefois incertaine. À sa sortie du lycée, il a été assez peu courtisé, choisissant finalement de quitter son État pour rejoindre l’université de Santa Clara, où il signera une saison unique plutôt solide à 11.8 points et 6.5 rebonds de moyenne en sortie de banc, et un profil de défenseur polyvalent.
Suffisant pour attirer l’attention des Raptors, et faire partie d’un groupe restreint de joueurs que les Canadiens suivaient de très près. Il figurait même parmi leurs choix privilégiés pour le 19e pick. Lorsque son nom était encore disponible, l’enthousiasme dans leur « draft room » était palpable selon Sportsnet.
« Tout ce qui m’importe, c’est d’avoir un impact sur la victoire. C’est la seule chose qui compte pour moi, et c’est ce que j’ai l’intention de faire ici à Toronto : m’assurer de faire les actions qui font gagner, que ce soit en plongeant sur le parquet, en allant chercher un ballon traînant, en mettant un tir, peu importe ce que c’est, je veux juste gagner », annonce-t-il.
Exit le football, place aux parquets NBA.
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