Matchs
NBA
Matchs
NBA

« Je n’aurais jamais cru voir ça » : Mike Brown ne digère pas l’arbitrage

NBA – Les Knicks ont perdu une âpre bataille lors du Game 3, mais l’entraîneur Mike Brown estime ne pas avoir pu lutter avec les mêmes armes, la faute aux coups de sifflet…

Mike Brown, l'entraîneur des Knicks lors du Game 2 des Finals contre les SpursLes Knicks n’avaient encore jamais encaissé 115 points dans ces playoffs. Et exception faite du Game 1 contre les Cavaliers, conclu en prolongation, pas sûr non plus qu’ils aient connu un match aussi haché dans le temps réglementaire. Ce Game 3 des Finals contre les Spurs a en effet été marqué par de nombreux coups de sifflet. Et ceux-ci n’ont pas du tout plu à Mike Brown. L’entraîneur new-yorkais, pas franchement connu pour ses colères contre l’arbitrage, a tenu à insister sur ce qu’il estime être une différence de traitement dans cette rencontre.

Le match s’est joué à quatre points, alors que les Spurs ont marqué sept points de plus sur la ligne des lancers-francs. Le différentiel a été plus net encore au retour des vestiaires.

« Mitch Johnson et les Spurs ont gagné le match ce soir, ils ont pris ce match, mais je tiens à le dire, je n’aurais jamais cru voir, dans un match des Finals, une équipe obtenir 24 lancers-francs en deuxième période, quand l’autre n’en obtient que 8 » s’est agacé Mike Brown. « Je ne pense pas beaucoup me plaindre des arbitres, ou de l’équité pour ce qui est des lancers. San Antonio est une super équipe. Mais cela va grandement, grandement diminuer nos chances si nous jouons le Game 4 et qu’en deuxième période, ils obtiennent 24 lancers et nous 8. »

Une grosse dose de frustration

Passablement contrarié, Mike Brown a souligné l’intensité de la rencontre, qu’il estime égale des deux côtés. Ce qu’il explique « ne pas voir au final sur la feuille de stats ». « Peut-être que nous faisions faute, mais eux aussi » a-t-il poursuivi, évoquant notamment un contre de De’Aaron Fox à 2 minutes 28 de la fin. « Karl-Anthony Towns récupère le ballon sur un rebond cafouillé, il shoote, se prend un coup sur le bras et le ballon sort : remise en jeu, pas de faute. Il y avait des opportunités pour qu’ils sifflent des fautes, pour qu’au moins cela soit équilibré. »

« Nous n’avons pas bien joué, San Antonio a très bien joué » a toutefois rappelé Mike Brown, refusant de pointer uniquement les décisions arbitrales comme motif de la défaite. « Nous aurions pu mieux faire, il y a beaucoup de choses que nous avions bien faites lors des deux premiers matches que nous n’avons pas su reproduire. Mais 24 lancers-francs dans une deuxième période… Cela fait 48 tentatives sur l’ensemble du match s’ils avaient sifflé comme ils l’ont fait en deuxième période, par rapport à nos huit lancers. À chaque fois que nous allions au cercle, nous avions l’impression de prendre trois ou quatre contacts, pour seulement huit lancers. Je n’aurais jamais cru voir ça dans un match des Finals, et je l’ai vu ce soir. C’est dur à surmonter quand vous jouez une super équipe. »

Les Knicks rapidement dans la pénalité dans le 4e quart-temps

Les fautes ont coûté cher de bien des manières. Les huit lancers-francs supplémentaires réussis par San Antonio dans le troisième quart-temps correspondent au 35-27 des Spurs sur la période, qui leur a permis de reprendre les commandes au score. Et en étant dans la pénalité après moins de quatre minutes dans le quatrième quart-temps, les Knicks se sont trop rapidement mis dans le rouge…

OG Anunoby a préféré souligner la dureté des Spurs et la performance des Knicks, en-deçà de celles du début de série, qui a offert des paniers faciles à la franchise texane. « Nous n’étions pas aussi connectés que nous le sommes normalement. Nous avons eu des oublis mentalement, et nous leur avons donné des paniers faciles. » « Nous avons clairement fait des fautes » n’a pas voulu épiloguer Jalen Brunson.

« Ils nous ont botté les fesses ce soir » a abondé Landry Shamet. « C’était probablement leur plan de jeu, être physique, agressif et jouer vite. Ils ont fait un super boulot là-dessus. Nous avons été stupides en défense sur certaines actions qui ne nous ressemblent pas. Nous devons les empêcher d’aller sur la ligne des lancers-francs. Les arbitres vont faire leurs affaires, il y a des décisions contestables chaque soir. Ce n’est pas nouveau. Nous ne pouvons pas rester ici à nous trouver des excuses et dire qu’il y avait trop de… Peu importe. Nous devons nous regarder dans le miroir et être meilleurs. Et c’est ce que nous allons faire. Tout le monde dans cette équipe, du coach jusqu’aux dirigeants, va le faire. »

Dans des Finals déjà sous tension, voilà de quoi ajouter de la pression en vue du Game 4, où les coups de sifflet seront encore un peu plus scrutés.

Suivez toute l'actualité NBA sur la chaîne WhatsApp de Basket USA

Suivez nous également sur Google Actualités

Le fil info en direct