Il restait une dizaine de minutes à jouer dans ce Game 2 quand Mitch Johnson a sorti son homonyme, Keldon, pour faire rentrer Dylan Harper. Les Spurs affichaient alors une formation plutôt « small ball » avec Victor Wembanyama, Devin Vassell et surtout De’Aaron Fox aux côtés de Stephon Castle.
Associer ainsi les trois arrières, qui ont plutôt l’habitude de se relayer entre eux, n’est pas commun chez les Texans.
L’expérience sur ce match, face à un autre trio d’arrières (Jalen Brunson, Josh Hart et Landry Shamet), n’allait durer que quelques minutes, mais suffisamment tout de même pour en montrer l’intérêt, avec trois joueurs capables de porter le cuir et de se projeter vers l’avant.
« J’adore cette configuration. On l’a utilisée de manière sporadique tout au long de la saison. La seule limite, c’est que nous ne l’avons pas fait autant que je l’aurais souhaité ou voulu. C’était plutôt lié aux schémas de remplacements, aux cinq, à la santé et à la recherche d’un équilibre, un peu comme lorsque Victor joue avec Luke (Kornet) quand ils sont tous là, en ce qui concerne les trois arrières », compare Mitch Johnson.
Un trio plus utilisé en playoffs
Le coach, qui s’exprimait en amont de ce Game 2, n’a eu recours à ce trio que sur… 25 minutes à l’échelle de la saison régulière. Soit quasiment autant que sur l’ensemble de cette campagne de playoffs (26 minutes). Sur ces Finals, les trois hommes ont joué 7 minutes ensemble, affichant même le meilleur « net rating » des Spurs (+46,7 points) parmi les combinaisons de trois éléments. À relativiser bien sûr, tant l’échantillon est faible.
Reste que Mitch Johnson veut « développer » cette association. « Ce sont trois joueurs dynamiques, talentueux et altruistes, capables de dribbler, passer, shooter et défendre. C’est une bonne formule », résume le coach.
Dylan Harper y est d’ailleurs favorable. « Être sur le terrain avec ces deux-là, ça ouvre tellement le jeu pour moi, pour eux deux et pour tous les autres sur le parquet. On a tous en quelque sorte cette capacité à attaquer le cercle et à pénétrer dans la raquette, ce qui ouvre tout un monde pour le reste de l’équipe », analyse le rookie, qui a profité de cette configuration lors du Game 2 pour marquer en transition.
Le débutant voit ce trio comme « une chance ». « J’adore être sur le parquet avec eux. Pour ce qui est des ajustements, jouer sans le ballon n’est rien de nouveau pour moi. J’ai un peu joué sans le ballon toute l’année. Je peux faire tout ce que l’équipe attend de moi pour aller chercher la victoire, et je pense que le fait d’aligner trois arrières nous rend plutôt inarrêtables », juge Dylan Harper, en pensant moins au déficit de taille en défense.
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