Les Knicks ont remporté la bataille de la « peinture » pour entamer les NBA Finals, marquant huit points de plus que les Spurs dans la raquette (50-42) lors du Game 1. Avoir l’ascendant dans la peinture ne se traduit pas seulement par des points marqués au cercle ou par la domination de Victor Wembanyama.
Aller dans la raquette est l’un des principes fondamentaux de San Antonio. Le premier domino de son attaque.
« Si vous laissez leurs arrières attaquer et finir au cercle, ils peuvent vous tuer », confirmait Mike Brown à la veille du deuxième match. « Il faut choisir son poison et je préfère un tir à 3-points contesté plutôt qu’un lay-up. On ne peut pas les laisser vivre dans la raquette, sinon ils vont nous détruire. »
La défense de New York a ainsi réussi à saboter le processus offensif des Spurs en deuxième mi-temps, les limitant à 40 points marqués. Nous avons demandé à De’Aaron Fox pourquoi San Antonio n’avait plus réussi à attaquer le cercle comme souhaité après avoir pris 14 points d’avance dans le troisième quart-temps.
« Vers la fin du match, ils ont augmenté leur pression défensive et on n’a pas su s’adapter. Ils ont réussi à limiter nos ‘paint touches’. Mais pendant deux quarts-temps et demi, notre approche était bonne. C’est grâce à ça qu’on a réussi à creuser l’écart. On s’est précipité dans le dernier quart-temps plutôt que de rester fidèles à notre approche. Ne pas mettre des tirs, ça arrive, mais ça ne doit pas vous faire changer d’approche. »
Retrouver les bons tirs en attaquant mieux le cercle
Les Spurs ont en effet manqué 32 de leurs 43 tirs à 3-points lors du Game 1, dont 17 de leurs 19 tentatives en deuxième mi-temps, avec notamment un 1/6 pour Victor Wembanyama.
Pour Mitch Johnson, ce manque d’adresse était le symptôme d’une attaque grippée, qui a oublié son identité offensive. Comme Oklahoma City au tour précédent, les Knicks ont réussi à faire déjouer leur adversaire.
« On ne doit pas forcer le jeu. Si l’adversaire veut limiter un aspect de notre jeu, ça veut dire que quelque chose d’autre sera disponible », expliquait l’entraîneur de San Antonio. « Cela dit, on ne doit pas prendre le premier tir disponible. On doit continuer de faire confiance à notre jeu de passes et mettre de la pression sur le cercle. »
Lors du Game 1, les Spurs ont terminé avec seulement 16 passes décisives, bien en deçà de leur standard habituel.
« Nous n’avons pas fait assez vivre le ballon et, du coup, on a pris des tirs difficiles. On a essayé de se reposer sur notre talent pur plutôt que de jouer ensemble et de forcer la défense à prendre plusieurs décisions », déplorait Mitch Johnson. « Et ce n’est pas qu’avec des drives. Ça peut être un ‘roll’ après un écran, ça peut venir d’une coupe vers le basket. Lors du Game 1, on a oublié tout ça. On doit retrouver notre style pour le prochain match. »
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Propos recueillis à San Antonio.
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