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La ligue ne veut pas mettre davantage de « pression » sur sa pépite Victor Wembanyama

NBA – Adam Silver préfère ne pas fixer d’attentes envers Victor Wembanyama, déjà « en avance sur tous les calendriers » selon lui.

Victor Wembanyama« Je dirais qu’il a une immense personnalité, au-delà même de sa taille. J’ai beaucoup apprécié apprendre à le connaître. » À l’instar de la planète basket, Adam Silver est conquis par le phénomène Victor Wembanyama, véritable mine d’or pour l’avenir de la ligue. Il faut dire que le pivot des Spurs coche toutes les cases de la superstar moderne rêvée par la NBA.

Le patron a tendance à placer le Français dans la catégorie des joueurs qui, en plus d’avoir un talent incroyable, « adorent le côté promotionnel et veulent jouer ce rôle pour la ligue ». À savoir devenir une figure de proue planétaire, capable de capter l’attention des médias et de générer un engouement auprès du public.

En assumant peu à peu ce statut de vitrine de la NBA, le Français ne se contente pas de dominer sur le terrain : il devient aussi un moteur de la croissance commerciale et médiatique de la ligue à l’échelle internationale. La série entre les Spurs et le Thunder n’aurait sans doute pas généré une telle effervescence sans lui.

Idem pour le All-Star Game, qui a connu un regain d’attention après des années de morosité collective. « Nous avons vu le rôle qu’il a joué lors du All-Star Game, allant même jusqu’à guider les autres jeunes joueurs en leur disant : ‘Prenons cela au sérieux, c’est vraiment important’ », n’oublie pas Adam Silver.

Malgré les éloges envers celui qui est pressenti pour être le visage de la ligue pour les prochaines années, le « commissioner » joue aussi la prudence. « J’essaie de ne pas avoir d’attentes [envers lui]. Cela nous ramène à la question de la Draft, du tanking et des lottery. Il y a tellement de pression sur ces jeunes joueurs, et il y a eu beaucoup de jeunes joueurs arrivés dans cette ligue en tant que premiers choix de Draft qui n’ont pas percé. »

Une pression énorme sur les joueurs les plus attendus

Par opposition, comme il le dit, à Jalen Brunson, modeste 33e choix de la Draft 2018, qui a commencé à prendre son envol aux Mavs avant d’exploser avec les Knicks, en dépassant « de manière spectaculaire toutes les attentes des gens, peut-être pas les siennes, mais en tout cas par rapport à la place où il a été drafté ».

Victor Wembanyama, lui, assume un statut de joueur hors du commun en collectionnant les distinctions individuelles (deux fois All-Star, rookie de l’année, défenseur de l’année, trois fois meilleur contreur de la ligue…) et en disputant sa première finale NBA à 22 ans.

« Je ne veux pas mettre davantage de pression sur Victor. Il est évidemment un choix n°1 de Draft. Il est arrivé précédé d’une immense réputation. C’était quelqu’un qui, avant même d’arriver en NBA, faisait exploser Internet avec ses highlights », rappelle Adam Silver sur la hype qui entourait le Français avant même ses débuts en NBA.

Pour autant, le patron de la NBA sait apprécier à sa juste valeur la précocité du phénomène. « Est-ce que j’avais une attente spécifique quant au nombre d’années qu’il lui faudrait pour atteindre les Finals ? Non. Mais je dirais simplement, en essayant d’être un observateur objectif, qu’il est en avance sur tous les calendriers que les gens avaient à l’esprit », juge le dirigeant. Une façon de rappeler que l’OVNI français avance à pas de géant.

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Rédacteur de contenu Samuel Hauraix
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