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Dans la peau de Tony Parker

Romain Brunet, notre envoyé spécial au All-Star Week-End, a vécu l’intégralité de l’événement dans l’intimité de Tony Parker. De son concert de rap à la sortie de son premier clip, en passant par le match des Etoiles, Tony Parker nous livre ses impressions sur son 1er All-Star Game.

Tony Parker est un jeune homme heureux. A peine 24 ans et il a déjà réalisé presque tous ses rêves. Joueur NBA à l’automne 2001 puis champion NBA aux printemps 2003 et 2005, et maintenant All Star en 2006. Une ascension fulgurante pour celui qui évoluait encore au Paris Basket Racing il y a tout juste cinq ans. « C’est clair que mon ascension a été super rapide. Si on m’avait dit il y a cinq ans lorsque je jouais à Paris que je serais All Star aujourd’hui, je n’y aurais pas cru » nous disait le meneur des Spurs juste avant de s’entraîner avec l’équipe de l’Ouest. En cinq ans, Parker a su franchir toutes les étapes qui l’ont mené en ce mois de février 2006 à Houston, pour le All Star Weekend.

VENDREDI

Un week-end magique qui a débuté dès le vendredi soir puisque TP profitait de l’occasion pour lancer son album de rap. Sa famille et ses amis présents, ainsi que quelques joueurs NBA, Tony Parker a offert un mini-concert au public venu l’écouter : « Vendredi soir, j’étais un peu nerveux au début mais j’ai passé une très bonne soirée. Les Américains aiment bien mon projet d’album de rap et ils veulent en savoir plus ». Une nervosité bien naturelle pour quelqu’un qui est plus habitué à se donner en spectacle en équipe plutôt qu’en solo. Le meneur de la conférence Ouest pouvait être content de sa soirée qui ne faisait de toute façon que lancer les festivités du week-end.


SAMEDI

Le lendemain fut l’occasion pour Parker de vraiment rentrer dans le bain d’un All Star. Car le week-end des Etoiles est un vrai marathon ! Séances photos, conférences de presse, entraînement et participation au concours du « Shooting Stars » pour Tony, la journée du samedi fut bien remplie : « Notre emploi du temps est très chargé. On n’a pas beaucoup de temps pour en profiter avec la famille et les amis car il y a beaucoup de sollicitations et toujours des choses à faire. C’est épuisant car c’est non-stop mais ce n’est pas tous les jours que l’on participe au All Star Game, donc je ne vais pas me plaindre et je profite de chaque minute au maximum » expliquait le Français. Outre le fait de remporter le « Shooting Stars » aux côtés de Steve Kerr et Kendra Wecker ‘ un moment « sympa » selon Tony ‘ la journée fut surtout l’occasion de faire mieux connaissance avec des joueurs jouant habituellement dans l’équipe adverse. « C’est un des bons côtés du week-end, jouer avec d’excellents joueurs et apprendre à les connaître car c’est quelque chose de difficile à faire durant la saison, expliquait le numéro neuf de l’Ouest, visiblement surpris par sa rencontre avec Kevin Garnett. Il est super cool et très marrant. Pendant les trois jours, il n’a pas arrêté de parler et de faire des blagues. J’étais un peu étonné, car sur le terrain, disons que c’est plutôt l’inverse pour rester poli ».
Tony Parker se disait également heureux et chanceux de vivre son premier All Star aux côtés de son coéquipier Tim Duncan, un joueur qui a l’habitude de ce genre de rendez-vous et qui a donné à son meneur un conseil non dénué de toute pression : « Tim m’a dit de ne surtout pas shooter le premier air-ball de la rencontre. Je pense que je ne vais pas tirer et faire que des pénétrations pour éviter cela ».

Après une longue journée durant laquelle il n’a pas arrêté une seconde, Tony Parker pouvait s’endormir et rêver au match des Etoiles. Lancer Shawn Marion en alley-hoop, marquer en pénétration face au Shaq et Ben Wallace ou bien encore voler un ballon à LeBron James avant d’envoyer la balle à Kobe Bryant en contre-attaque, nul doute que le jeune adulte Parker est redevenu cette nuit-là l’enfant Tony Junior rêvant de NBA.

DIMANCHE

Dimanche 19 février, le jour J était enfin arrivé. En entrant dans le « locker room », Tony Parker fut frappé par la vision de son maillot : « Quand je suis arrivé dans le vestiaire et que j’ai vu le maillot de l’Ouest avec mon nom dans le dos, j’ai ressenti quelque chose de spécial. C’est un sentiment que je n’oublierai jamais, comme tous les autres moments de ce week-end ». Un sentiment de fierté très certainement, rendu encore plus vivace par la reconnaissance de son entraîneur du jour Avery Johnson et ancien meneur des Spurs qui déclara que TP était dorénavant devenu le meilleur meneur dans l’histoire de la franchise de San Antonio.
En apprenant ce compliment, TP n’en croyait pas ses oreilles : « Quand je suis arrivé à San Antonio, Avery était une icône dans la ville et c’était difficile de passer après lui. Donc savoir qu’il a dit ça me surprend et me rend très heureux. C’est un honneur de jouer pour lui ce soir car je le respecte énormément ».


LE MATCH

Jouer. Voilà ce qu’attendait Parker quelques minutes avant le coup d’envoi de la rencontre, puis assis sur le banc durant les premières minutes. Finalement, au bout de sept minutes, il remplace Steve Nash et foule le parquet du Toyota Center. Voilà, il y est. Pour la première fois, un Français participe au All Star Game et il a le ballon entre les mains. Ses débuts sont plutôt hésitants. Tony préfère passer la balle et son premier passage sur le terrain ne marque pas les esprits, d’autant plus qu’il est accompagné d’un tir raté et d’une perte de balle. Mais lorsqu’il revient durant le deuxième quart-temps, il prend les choses en main et se décide à attaquer le panier. En l’espace de deux minutes, TP marque huit points, pour le plus grand plaisir de ses fans et de ses coéquipiers : « C’était beaucoup d’émotion et ça m’a mis quelques minutes avant de réaliser que j’étais sur le terrain. J’ai eu du mal à trouver mes marques. Au début, je ne savais pas trop quoi faire. Quand je suis rentré en jeu la deuxième fois, j’ai joué comme je sais le faire, en mettant du rythme et en poussant la balle. Mes coéquipiers trouvaient que je faisais trop de passes et me disaient de shooter. Kobe et Garnett n’arrêtaient pas de me dire « faut que tu marques ton premier panier ! » donc ils étaient contents pour moi. Je me souviendrai de ce premier panier ligne de fond. J’étais content, surtout qu’après j’enchaîne avec un and one !« .

La suite de la rencontre se déroule tranquillement pour Parker qui finit la partie avec huit points à 3/8 aux tirs, quatre passes décisives et cinq balles perdues. Concernant ces pertes de balle, TP a une excuse : « C’était mon premier All Star et je ne connaissais pas les autres joueurs. En plus, les meneurs ont plus souvent la balle donc forcément nous avons plus de balles perdues ».
De toute façon, qui lui en voudra ‘ Le plus important était d’être sur le terrain et même s’il a fini le match sur le banc, Parker est plus que satisfait : « Jouer vingt minutes au All Star Game, je prends tous les jours. Nowitski, ça fait cinq années de suite qu’il est sélectionné et qu’il sort du banc. Moi, ça me va. Si je peux faire ça cinq ans de suite, ça serait fort ».


L’AVENIR
Confirmer, voilà le nouveau challenge qui attend Tony Parker, qui souhaite être présent en 2007 à Las Vegas en compagnie de ses coéquipiers Tim Duncan et Manu Ginobili. Mais il sait que ses adversaires l’attendent au tournant. Il a dorénavant un statut de All Star à assumer et ses adversaires directs voudront réaliser une bonne performance face à lui, afin de marquer les esprits. Tony Parker le sait bien, puisqu’il avoue avoir fonctionné de la sorte en arrivant dans la ligue : « A chaque fois que je jouais contre un meneur All Star comme Jason Kidd ou Gary Payton, j’étais remonté. Quand j’ai bien joué contre Payton en playoffs, c’est comme ça que j’ai commencé à gagner du respect alors que j’étais rookie ».
Le meneur des Spurs sait aussi qu’il n’a plus le droit à l’erreur : « J’ai un nouveau statut et maintenant, je n’ai plus le droit de faire des petits matches, même si c’est dur d’être toujours performant à un niveau de All Star ».


DIMANCHE SOIR

Tony Parker est heureux et peut finir son week-end comme il l’avait commencé. Ce dimanche soir, en effet, il donne une soirée privée pour le lancement de son premier clip. Sa famille est là, Eva Longoria, sa compagne, est à ses côtés, ainsi que ses amis Boris Diaw et Ronny Turiaf. Antoine Rigaudeau, tout jeune retraité, a également fait le déplacement et se dit ravi pour son ancien coéquipier de l’équipe de France. Pour rien au monde, lui comme tous les autres, n’auraient raté ce week-end magique. Un week-end durant lequel Tony Parker est devenu le premier Français All Star et qu’il n’est pas prêt d’oublier.

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