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EuroBasket 2017 : le bilan des joueurs NBA au premier tour

Le premier tour de l’EuroBasket 2017 achevé, l’heure est venue de tirer un premier bilan individuel des joueurs NBA présents lors de cette compétition européenne. Un premier constat s’impose : même si les absents sont nombreux (Milos Teodosic, Nikola Jokic, Nicolas Batum, Rudy Gobert ou encore Danilo Gallinari…), les joueurs de la ligue américaine actuellement en lice affichent globalement de très bonnes performances.

****

Goran Dragic (Slovénie)

Si des trophées étaient décernés dès la fin du premier tour de l’Eurobasket, Goran Dragic mériterait peut-être celui de MVP. Excellent tout au long de cette première phase, hormis un petit passage à vide face à la Grèce, le meneur de Miami a mené la Slovénie à un bilan vierge de toute défaite. Aucun adversaire n’a trouvé de solution face à son jeu en percussion, qui lui permet de scorer près du cercle, de ressortir le ballon ou de provoquer un nombre incroyable de fautes (9 lancers tirés par match, plus grosse moyenne de la compétition). Souvent bon avec la Slovénie, Goran Dragic a cette fois franchi un nouveau cap et joue pour sa dernière compétition internationale le basket de sa vie dans le contexte FIBA.

24.4 pts à 50.7%, 35% à 3-pts, 3.4 rbds, 5.2 pds, 1.8 int en 28 minutes

Dennis Schröder (Allemagne)

À l’image de Goran Dragic avec la Slovénie, Dennis Schröder n’a pas trouvé beaucoup d’adversaires en mesure de l’arrêter. Au mieux, Israël et l’Italie ont pu le limiter avec, pour résultats, deux défaites allemandes. Malgré ces revers, le meneur des Hawks montre que sa vitesse est une arme absolue dans ce contexte FIBA, non sans rappeler un jeune Tony Parker. Ce n’est toutefois pas sans conséquence puisque l’Allemand de 23 ans montre aussi une propension importante à perdre la balle (4.8 bps par match). À son âge et ce niveau, cette lacune est fréquente et l’Allemagne ne serait sans doute pas deuxième du groupe B sans sa jeune star. L’équipe de France est prévenue.

23.6 pts à 49.4%, 39.1% à 3-pts, 2 rbds, 4.6 pds, 1.8 int en 30 minutes

Bogdan Bogdanovic (Serbie)

Les Kings commencent à se frotter les mains. À 25 ans, Bogdan Bogdanovic explose littéralement sur la scène internationale. Les amateurs de basket européen ne seront pas surpris, au regard de sa carrière avec le Partizan puis Fenerbahce, ceux du basket NBA peut-être un peu plus. Hormis une contre-performance face à la Russie, l’arrière serbe a largement tenu le rang de leader que Boban Marjanovic lui avait naturellement délégué. S’il a peut-être tendance à prendre trop de tirs derrière l’arc malgré une grosse adresse à mi-distance et près du cercle, l’arrière porte la Serbie sur ses épaules et compte tenu des ambitions de la sélection, ce n’est pas chose aisée.

19.4 pts à 44.7%, 29.3% à 3-pts, 3.6 rbds, 5.2 pds, 1.6 int en 31.4 min

Lauri Markkanen (Finlande)

Une star est née. Et comme les Kings avec Bogdan Bogdanovic, les Bulls regretteront sans doute moins l’échange pour ce 7e choix de la draft contre Jimmy Butler en juin dernier. À nouveau, les performances du Finlandais ne sont pas surprenantes au regard du monstre qu’il était en sélections jeunes. Intérieur de 2m13, l’ex-joueur d’Arizona incarne parfaitement l’évolution du jeu : véloce, athlétique, à l’aise au poste haut et derrière la ligne, capable d’attaquer le cercle et efficace à mi-distance, sa panoplie est impressionnante, surtout dans ce contexte international. Même si sa défense n’est pas toujours irréprochable, il a toutes les qualités pour progresser dans ce secteur. Preuve de son immense talent, la Finlande est deuxième de son groupe, devant la France, la Grèce ou encore la Pologne.

22.6 pts à 55.1%, 50% à 3-pts, 6.2 rbds en 28 minutes

Kristaps Porzingis (Lettonie)

Jamais Kristaps Porzingis n’avait disputé de compétition internationale senior et ce qu’on a vu jusqu’ici est prometteur. Sauf face à la Russie, ce qui n’a pas empêché la Lettonie de remporter la confrontation, Kristaps Porzingis s’est montré particulièrement solide, même dans la défaite face à la Serbie, voire stellaire (28 et 27 points face à la Grande-Bretagne et la Belgique). Jusqu’ici, il est vrai que le Letton répond moins bien aux adversaires de premier plan mais les défenses le ciblent particulièrement bien et même dans le dur, la jeune star des Knicks contribue en défense.

22.4 pts à 51.4%, 40.9% à 3-pts, 5.6 rbds, 2 cts en 27 minutes

Bojan Bogdanovic (Croatie)

Sur la lancée de sa bonne partie de saison avec les Wizards, Bojan Bogdanovic confirme, si besoin en était, qu’il est l’un des hommes forts de la Croatie. En dehors de son EuroBasket 2015, l’arrière n’a jamais démérité et sa folie offensive fait de nouveau des miracles cette année. En revanche, il peut aussi avoir tendance à perdre sa lucidité en fin de rencontre et son manque de création peut représenter une vraie lacune dans ce contexte. Face à l’Espagne, son plus mauvais match jusqu’ici, il aurait probablement pu tenter de trouver un coéquipier plutôt que de tenter une troisième pénétration de suite alors que la victoire était possible. Néanmoins, le néo-Pacer s’est repris face à la République Tchèque et grâce à lui et Dario Saric, la Croatie est deuxième du groupe C avec une seule défaite à son bilan.

21.4 pts à 56.4%, 55.6% à 3-pts, 5 rbds, 1 pd, 1 int en 32 minutes

Pau Gasol (Espagne)

Dans un groupe largement à la portée de l’Espagne, Pau Gasol n’a guère eu à s’employer. Dans les faits, seule la Croatie a vraiment gêné la sélection de Sergio Scariolo et ce dernier n’a pas daigné insérer sa star face à la Roumanie. En quatre matchs, Pau Gasol a fait du Pau Gasol, ce qui signifie que dans le contexte FIBA, l’âge n’a pas d’emprise sur lui. Rarement contesté, le joueur de 37 ans est ainsi devenu le meilleur marqueur de l’histoire de l’EuroBasket devant Tony Parker, un rang qui ne lui sera sans doute plus contesté puisque l’évènement n’aura désormais lieu que tous les quatre ans. Même ménagé, Pau Gasol est l’Alpha et l’Omega de cette équipe : quand il est sur le terrain, l’Espagne change complètement de visage.

16.8 pts à 53.7%, 44.4% à 3-pts, 8.8 rbds, 3 pds, 1 ct en 22 minutes

Jonas Valanciunas (Lituanie)

On l’a connu à l’agonie sous les ordres de Jonas Kazlauskas l’an passé mais sous les ordres de l’ancien joueur Dainius Adomaitis, cela va bien mieux pour le pivot des Raptors. En dehors d’un match très compliqué face à Zaza Pachulia et la Georgie, Jonas Valanciunas a assuré en faisant parler sa dimension physique sous les panneaux. À la différence des éditions précédentes, il sait aussi rester dans le match, à l’écart des fautes et du corps arbitral.

16.4 pts à 62.8%, 11.4 rbds, 1.2 pd, 1 int, 1.2 ct en 26 minutes

***

Dario Saric (Croatie)

Il n’a que 23 ans et Dario Saric ne surprend presque même plus. L’ailier fort est déjà un vieux routier des circuits européen et international, et il joue comme tel. D’ailleurs, si Bojan Bogdanovic est l’arme offensive n°1 de la Croatie, cette dernière ne serait sans doute pas qualifiée en huitièmes de finale sans le joueur des Sixers. Même quand il a des trous d’air avec son tir, il trouve toujours un moyen d’apporter dans un secteur, soit par la création (quelles passes !), soit par le rebond ou une fulgurance défensive. Son jeu est toujours perfectible, que ce soit son tir ou sa lucidité (3.2 bps), mais une telle activité est remarquable. Il n’a que 23 ans mais Dario Saric est déjà un monstre.

15.2 pts à 43.9%, 29.4% à 3-pts, 7.4 rbds, 2.8 pds, 1.2 ct en 31.8 min

Marco Belinelli (Italie)

Après deux gros premiers matchs face à Israël et l’Ukraine, Marco Belinelli a baissé de régime mais en dehors de Luigi Datome et Ariel Filloy, l’arrière des Hawks a peu de soutien et il se trouve particulièrement bien ciblé par les défenses adverses. Par ailleurs, et ce n’est guère étonnant pour l’Italien, dès que son tir à trois-points ne rentre plus, il est plus compliqué pour lui d’apporter son écot. Néanmoins, il reste à 31 ans un leader exemplaire et une menace constante qui concentre la défense. Il s’efforce de créer et c’est une bonne nouvelle pour nos voisins transalpins. Pour son éventuelle dernière campagne internationale, Marco Belinelli n’a pas grand chose à se reprocher. Dans un registre plus anecdotique, son accolade avec Gregg Popovich restera comme l’une des belles images de la compétition.

17 pts à 40%, 48.6% à 3-pts, 2.6 rbds, 2.4 pds, 2.6 ints en 31.6 min

Davis Bertans (Lettonie)

Impressionnant face à la Serbie malgré une blessure à la main, Davis Bertans a manqué la confrontation face à la Belgique. De retour sur les terrains contre la Grande-Bretagne, l’ailier-fort polyvalent n’a pas manqué de marquer le coup avec une nouvelle grosse performance (22 pts à… 7/8 derrière l’arc). Sur les deux derniers matchs de la phase de poule, le joueur des Spurs s’est montré solide et sobre en se rapprochant du cercle, en créant pour ses coéquipiers mais aussi avec de belles phases défensives près du cercle. Avec Kristaps Porzingis, Jairis Timman et son frère Dairis, Davis Bertans est l’un des cadres d’une sélection prometteuse et bien armée pour nourrir de grosses ambitions dès cette compétition.

14 pts à 55.9%, 50% à 3-pts, 3.5 rbds, 1.8 pd, 1 int en 24 minutes

Timofey Mozgov (Russie)

Il n’y a pas beaucoup de specimens aussi physiques que Timofey Mozgov dans cet EuroBasket et le pivot russe en profite : des dunks martiaux, du rebond, des contres autoritaires, le néo-Net est dans son registre et démontre qu’il est en excellente condition physique. Si Alexey Shved est la star de cette remarquable escouade russe, Timofey Mozgov assume pleinement son rôle de pilier. En revanche, à ce rythme, il risque de disputer à Yinka Dare le record de matchs consécutifs sans la moindre passe décisive.

14 pts à 52.5%, 7.4 rbds, 1 ct en 25.5 minutes

Mindaugas Kuzminskas (Lituanie)

Pour tout coach qui se respecte, l’ailier lituanien est une merveille de basketteur avec des fondamentaux proches de la perfection : percussion, shoot à mi-distance ou de loin, rebond, passe, il n’y a pas grand chose que Mindaugas Kuzminskas ne sache pas faire. Néanmoins, au cours de sa carrière, il pouvait jusqu’ici manquer de constance et de dureté mentale. Pour le moment, ses lacunes semblent oubliées et il s’affirme comme le parfait lieutenant de Jonas Valanciunas. En dehors du revers face à la Georgie, la sélection balte n’a pas fait de faux pas et le joueur des Knicks en est l’un des principaux responsables. Petit bémol : une adresse aux lancers-francs indigne du joueur (54.5%).

14.4 pts à 47.5%, 37% à 3-pts, 4.2 rbds, 1.8 pd en 23 minutes

Cedi Osman (Turquie)

Habitué de la sélection turque, que ce soit en jeune ou en senior, Cedi Osman pourrait presque être considéré comme un vieux briscard et il n’a pourtant que 22 ans. C’est dire si les critiques à son égard lors de précédentes compétitions sont à relativiser. Meilleur scoreur, rebondeur et passeur de la Turquie, l’ailier s’impose désormais comme le leader d’une sélection en pleine transition. Parfois en galère avec son tir extérieur, aussi fragile dans les moments importants, le futur joueur de Cleveland s’attelle néanmoins à contribuer dans tous les secteurs du jeu, notamment dans la création. On le savait talentueux mais cette année, Cedi Osman confirme qu’il est bien plus qu’une promesse.

17.6 pts à 40%, 36.7% à 3-pts, 5.2 rbds, 4 pds, 2 ints en 35 minutes

Ricky Rubio (Espagne)

À 26 ans, le meneur du Jazz est désormais un vétéran de la sélection espagnole puisqu’il a débuté sa carrière internationale senior en 2008, à seulement 17 ans. Depuis, l’ex-grand espoir du basket hispanique a alterné le bon et le moins bon avec la Roja jusqu’à une triste campagne olympique l’été dernier, lors de laquelle il fut relégué dans la rotation. Cette année marque un tout nouveau chapitre pour lui puisqu’il s’impose clairement comme l’un des cadres aux côtés de Sergio Rodriguez. Il sanctionne ainsi avec régularité à longue distance même s’il est encore timide en pénétration. Toujours complet dans les autres compartiments de jeu, Ricky Rubio a gagné en constance et le cap semble franchi pour de bon. À l’heure où l’Espagne entame sa transition, toujours dans l’excellence, c’est de très bon augure pour la suite.

10.2 pts à 46.7%, 47.4% à 3-pts, 2.8 rbds, 4.4 pds, 2 ints en 21 minutes

Willy Hernangomez (Espagne)

Vu à son avantage lors des derniers Jeux Olympiques, Willy Hernangomez confirme amplement les promesses placées en lui. Pour sa troisième campagne avec la Roja, le pivot des Knicks incarne le relais parfait de Pau Gasol sur le terrain. Dans un registre plus proche du panier que la fratrie star de l’Espagne, il prend souvent l’avantage dans le défi physique et se montre précieux dans la dissuasion. Même s’il n’est pas aussi doué balle en main, Willy Hernangomez se montre déjà capable d’assurer la relève de son glorieux ainé, une fois celui-ci à la retraite.

10.6 pts à 51.3%, 8.6 rbds, 1 pd en 18 minutes

Nikola Vucevic (Montenegro)

Le groupe C était certes faible en dehors de l’Espagne et de la Croatie mais le Montenegro est en huitième de finale et peut dire un grand merci à Nikola Vucevic. Leader naturel de la sélection, le pivot a assumé son rôle sur le terrain. Parmi les meilleurs joueurs de son poste à mi-distance, toujours aussi efficace au rebond, il fait aussi ses efforts en défense, secteur qui n’a jamais été sa qualité première. Son duel face à Kristaps Porzingis sera évidemment suivi de près lors du prochain match décisif.

13.8 pts à 49.2%, 40% à 3-pts, 7.8 rbds, 1.4 pd, 1.4 ct en 24 minutes

Zaza Pachulia (Georgie)

S’il tire sa révérence sur le plan international, la mission de Zaza Pachulia est accomplie. Comme il l’a déclaré, sa sélection est partie de nulle part à ses débuts et manque finalement de peu la qualification en phase finale cette année. À titre individuel, il a fait son travail dans son registre toujours aussi peu flamboyant : au sol, dur au mal, plein de vice, il a fait parler sa dimension physique sous les panneaux, en créant pour ses coéquipiers tout en apportant un volume de points constant. Il restera toujours ce joueur que l’on préfère avoir à ses côtés plutôt qu’en adversaire : un compliment dans le basket.

13.4 pts à 44.7%, 9.2 rbds, 1.6 pd en 26 minutes

Daniel Theis (Allemagne)

Comme un Boris Diaw ou un Andreï Kirilenko avant lui, l’activité du futur joueur des Celtics se traduit parfois difficilement par les chiffres : joueur complet à souhait, dur au mal, amoureux des défis physiques, gros rebondeur, capable de s’écarter mais aussi d’orienter l’attaque et de créer des décalages, Daniel Theis se révèle comme le poumon de l’Allemagne. Pas récompensé par son immense match face à Israël (15 pts, 15 rbds, 3 cts mais le tir de la victoire raté), il a néanmoins largement contribué au bon parcours du futur adversaire des Bleus en huitième de finale. Le coéquipier rêvé.

7.8 pts à 46.7%, 40% à 3-pts, 6.8 rbds, 1 int, 1 ct en 21 minutes

**

Tomas Satoransky (République Tchèque)

Le joueur tchèque est lui aussi un pur joyau : monstre athlétique, il dispose aussi d’un flair offensif inné. Il l’avait déjà largement prouvé lors de l’EuroBasket 2015. Il a confirmé cette année mais sans Jan Vesely, le meneur de 2m01 a eu beaucoup de mal à porter une faible sélection tchèque. Cible principale des défenses, il n’a pas su s’adapter face à l’Espagne ou surtout la Croatie, face à laquelle il s’est complètement troué. Résultat : hormis la victoire face à la Roumanie, la sélection du Wizard n’a pas remporté une autre victoire et ne jouera donc logiquement pas la phase finale. Il était difficile pour le joueur et son équipe de prétendre à plus.

12.2 pts à 40%, 35.7% à 3-pts, 5.8 rbds, 6.6 pds, 1.8 int en 31 minutes

Evan Fournier (France)

Très bon lors de la préparation puis pour le début de compétition, Evan Fournier a par la suite complètement perdu le rythme. À ce titre, le match contre l’Islande pendant lequel il a été ménagé (10 min de jeu) fut peut-être une stratégie contre-productive. Sans aucune sensation face à la Pologne, sa frustration a notoirement explosé contre la Slovénie avec, pour résultat, une exclusion logique. Évidemment, au regard du parcours de la France jusqu’ici, cette phase de poule de l’EuroBasket constitue une déception. Déterminé pour cette compétition, Evan Fournier est capable de réagir positivement dès le huitième de finale face à l’Allemagne. D’ailleurs, c’est sans doute cette motivation qui lui joue des tours. À lui de la canaliser pour mieux se relancer.

13.6 pts à 43.8%, 36.8% à 3-pts, 2.2 rbds, 1.6 pd, 1 int en 23 minutes

Joffrey Lauvergne (France)

Totalement hors de rythme face à la Finlande, la nouvelle recrue des Spurs a eu le bon goût de rebondir de la meilleure des manières avec une performance de choix face à la Grèce : 21 points et 11 rebonds. Également efficace face à l’Islande, le joueur a fait le travail dans la peinture contre la Pologne en dépit d’un gros manque d’adresse. Globalement, le pivot réalise un Euro solide en attaque mais il reste naïf dans les phases de défensive, notamment sur le pick-and-roll, une lacune partagée avec d’autres joueurs de la sélection et qui coûte malheureusement trop de points. Malgré tout, il reste l’un des joueurs qui se bat le plus sur le terrain.

10.2 pts à 48.8%, 33.3% à 3-pts, 6 rbds, 1.4 pd en 20 minutes

Furkan Korkmaz (Turquie)

Espoir d’Efes régulièrement prêté car barré à son poste, Furkan Korkmaz confirme les belles promesses entrevues avec Banvit. Loin d’être le plus athlétique sur le terrain, l’arrière de 2m00 est cependant une petite pépite du jeu à l’ancienne : son jeu en ballon est d’une intelligence rare et lui permet de s’épanouir grâce aux positions ouvertes qu’il se crée. Fort de sa très belle adresse et capable d’aider dans les autres secteurs du jeu, il se montre loin d’être un simple shooteur unidimensionnel. On en regrette presque qu’il s’exile chez les Sixers en NBA car avec cette panoplie et un peu de travail, le joueur de 20 ans a tout pour devenir un grand du Vieux Continent.

8.6 pts à 58.3%, 40% à 3-pts, 1.4 rbd, 1.4 pd, 1.4 int en 20 minutes

Boban Marjanovic (Serbie)

Bien plus utilisé que par le passé, Boban Marjanovic démontre qu’il peut tenir son rang bien davantage que quelques minutes consécutives. Deuxième scoreur serbe, il représente – sans jeu de mots – une menace de taille presque impossible à défendre pour l’adversaire. Sans surprise, il souffre cependant bien davantage face à des équipes plus rapides et le jeu en demi-terrain lui permet de s’épanouir. Dans ce contexte, les prochaines échéances seront intéressantes à suivre.

12.8 pts à 54.3%, 4.2 rbds en 15 minutes

Juancho Hernangomez (Espagne)

De fratrie en fratrie, la Roja peut envisager l’avenir avec sérénité. Pour sa première campagne avec les seniors, Juancho Hernangomez s’épanouit tranquillement. Même s’il n’est pas toujours en phase avec son tir, l’ailier-fort n’a guère besoin de forcer et ça lui va bien. Déjà précieux à ce niveau par ses qualités athlétiques, il contribue en défense, au rebond et se montre particulièrement dangereux sur jeu rapide. Évidemment, l’Espagne n’a guère rencontré de vraies difficultés en dehors de la Croatie et son apport dès les prochaines échéances sera scruté de très près par les Nuggets.

11 pts à 42.9%, 30.8% à 3-pts, 7 rbds, 1.2 ct en 21 minutes

Marc Gasol (Espagne)

Pour son retour en sélection après deux ans d’absence, Marc Gasol souffle le chaud et le froid. Offensivement, le pivot est à côté de ses pompes avec son tir mais reste toujours aussi dangereux dans la création. De toute façon, l’Espagne n’a guère besoin de ses points. Défensivement, il reste un monstre et sa contribution n’est pas étrangère aux 60.6 points de moyenne encaissés par son équipe. En clair, c’est sans doute l’élément le plus effrayant pour les adversaires de l’Espagne : elle domine alors que l’une de ses stars n’a pas encore montré son meilleur visage.

9.4 pts à 38.7%, 25% à 3-pts, 7 rbds, 2 pds, 1.8 ct en 21 minutes

Omri Casspi (Israël)

Il a tout donné et sa sélection avait sans doute les moyens de prétendre à un meilleur bilan, malheureusement l’EuroBasket s’arrête là pour Omri Casspi, irréprochable sur cette compétition. Physique, opportuniste, il a cependant souffert des défenses rapprochées et son non-match face à l’Ukraine pour conclure restera probablement comme une grosse déception. On retiendra malgré tout ses performances face à l’Italie ou encore l’Allemagne qui démontrent qu’il fait partie de l’élite européenne. Et même s’il rendra de gros services aux Warriors, on regrette de ne pas le voir un peu plus souvent dans le contexte FIBA.

14.4 pts à 40%, 29.4% à 3-pts, 6.8 rbds, 2 pds, 1 int en 31 minutes

*

Georgios Papagiannis (Grèce)

Très peu utilisé par Kostas Missas, le pivot des Kings a néanmoins eu droit de s’illustrer, avec bonheur, face à la Slovénie et la Pologne. Dans son registre de taulier des raquettes, il peut en effet souffrir dans le basket moderne mais selon les adversaires, sa dimension physique est précieuse dans le contexte FIBA. Un vrai soldat, sans génie, mais utile au moment de jouer des coudes.

3.6 pts à 42.1%, 2.4 rbds, 1.2 ct en 10 minutes

Dragan Bender (Croatie)

Évidemment, il ne s’agit que de sa première campagne internationale avec les seniors et il n’a toujours que 19 ans. Et si le talent de Dragan Bender ne fait aucun doute mais pour le moment, le joueur des Suns reste une énigme. Toujours sur courant alternatif, peu utilisé, il a finalement sorti la tête de l’eau face à la République Tchèque avec une grosse activité dans tous les secteurs du jeu. Ce match servira-t-il de déclic ? Affaire à suivre…

4.8 pts à 52.6%, 40% à 3-pts, 1.6 rbd, 1 pd, 1.2 ct en 17 minutes

*Actuellement sans contrat, Boris Diaw n’a pas été inclus dans ce bilan.

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