Entre Reggie Miller et Tyrese Haliburton, la transmission dépasse les exploits réalisés sous le maillot des Pacers. Réunis par Indiana pour une longue discussion sur le parquet, les deux hommes ont décortiqué leurs tirs les plus célèbres et leur rapport à une franchise dont ils sont devenus, à plusieurs décennies d’écart, les visages.
Mais Tyrese Haliburton a surtout profité de ces retrouvailles pour raconter un épisode plus personnel. Celui du Game 7 des Finals, lorsque son tendon d’Achille a lâché et que son rêve de titre s’est brutalement arrêté.
« Il y a quelque chose que les gens ne savent pas, et dont nous n’avons jamais vraiment parlé », commence le meneur. « Lors du Game 7, quand je me suis blessé, toi et ton fils êtes venus dans le vestiaire à la mi-temps. Cela restera toujours quelque chose de spécial pour moi. »
« Vous m’avez laissé pleurer dans vos bras »
Alors que ses coéquipiers poursuivaient leur bataille pour le titre, Tyrese Haliburton devait encaisser la gravité de sa blessure. C’est à ce moment-là que Reggie Miller, présent pour la rencontre, est venu le retrouver.
« On s’est pris dans les bras tous ensemble et vous m’avez laissé pleurer dans vos bras. Je ne l’oublierai jamais », poursuit-il. « Je te serai reconnaissant pour toujours. »
Une confidence qui illustre plutôt bien la relation désormais nouée entre les deux hommes. Depuis plusieurs années, Reggie Miller accompagne en effet à distance celui qui a progressivement repris son flambeau à Indianapolis. L’ancien shooteur apprécie notamment la manière dont Tyrese Haliburton a embrassé la ville et ses supporters, comme lui l’avait fait durant ses 18 saisons sous le maillot des Pacers.
« J’adore ce mélange entre les générations », lui répond ainsi Reggie Miller. « Tu joues pour la même chose que celle à laquelle j’ai toujours pensé : les fans. »
Un peu plus tôt dans leur échange, Tyrese Haliburton avait d’ailleurs demandé à son aîné comment il parvenait à repartir après être passé si près du titre. Reggie Miller lui avait expliqué que « gagner et connaître le succès sur ces scènes-là, c’est comme une drogue » et que l’envie d’y retourner ne disparaissait jamais.
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