Face à la Hongrie, l’Equipe de France avait mis quelques minutes avant de trouver son rythme. Tout s’était accéléré avec l’entrée en jeu de Marine Johannès. La joueuse du Liberty avait lancé sa rencontre avec une passe décisive pour Janelle Salaün, avant de sanctionner derrière l’arc et de participer au 16-0 qui avait lancé les Bleues.
Même scénario face à la Corée du Sud. Les joueuses de Jean-Aimé Toupane vivent un premier quart-temps compliqué, bousculées par l’intensité défensive et la réussite à 3-points adverses. Marine Johannès ouvre bien son compteur derrière l’arc, mais c’est surtout dans le deuxième quart-temps qu’elle change le rythme de la rencontre.
Elle débute la période avec trois lancers-francs avant de décocher deux nouvelles flèches longue distance. De quoi permettre aux vice-championnes olympiques de prendre leurs distances.
« Avoir Marine Johannès qui sort de ton banc, c’est bien. Cela te donne une arme de plus », se réjouit Gabby Williams, après la rencontre, au micro de Taille 6. « Notre banc est notre force parce que nous avons douze joueuses titulaires. »
Le rôle de joker lui convient
Plus discrète après la pause, alors que les Bleues prennent définitivement le contrôle du match, Marine Johannès termine tout de même avec 17 points, dont un solide 4/7 derrière l’arc. Elle est même élue MVP de la rencontre, après que Dominique Malonga avait reçu cet honneur lors du premier match.
Après deux sorties, Marine Johannès est ainsi la meilleure marqueuse de l’équipe de France, devant Gabby Williams et Dominique Malonga. Une production d’autant plus notable qu’elle n’a débuté aucune des deux rencontres, Jean-Aimé Toupane préférant utiliser son talent et son imprévisibilité comme une arme en sortie de banc.
Un statut que l’arrière accepte sans difficulté.
« C’est un rôle que j’accepte », assure-t-elle au sujet de ce rôle de sixième femme. « C’est comme ça depuis quelques années. Donc, dès que je peux entrer, j’essaie d’apporter quelque chose de positif. »
Au-delà de ses statistiques, Marine Johannès savoure surtout son retour en Coupe du monde, quatre ans après avoir manqué la dernière édition en raison d’une blessure à la cuisse.
« Je suis plus mature et je pense que ça se voit sur le parquet », explique-t-elle. « Cela fait tellement d’années et après avoir manqué la dernière Coupe du monde à Sydney, je me sentais un peu nerveuse avant le début de ce tournoi… Mais j’essaie de donner le meilleur de moi-même à chaque fois que je joue. C’est toujours quelque chose de spécial de jouer avec l’équipe nationale. »
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