Depuis plusieurs jours, les Warriors sont secoués par une affaire qui ne se joue pas sur les parquets, mais au tribunal. Deux anciennes employées, Lisa Shelley et Jennifer Vasquez, ont ainsi intenté un procès contre la franchise de Golden State.
La première était conseillère juridique adjointe et directrice des affaires commerciales, juridiques et de la gestion des risques. La seconde était vice-présidente chargée de la diversité, de l’équité et de l’inclusion.
Dans leur plainte, les deux anciennes cadres dénoncent des discriminations liées notamment à leur genre, leur âge et leur origine. Elles évoquent également un environnement de travail hostile ainsi que des représailles ayant accompagné leur départ de la franchise.
Lisa Shelley affirme notamment avoir perdu une opportunité professionnelle aux Clippers parce que les Warriors auraient tenu des « propos mensongers et dénigrants » à son sujet lorsque la franchise de Los Angeles les a contactés. Elle estime également avoir été écartée de plusieurs promotions malgré ses résultats, notamment des partenariats ayant généré plus de quatre millions de dollars, au profit d’un collègue masculin.
Golden State conteste les accusations
De son côté, Jennifer Vasquez assure avoir découvert un environnement de travail hostile dès son premier mois au sein de l’organisation et avoir rapidement été mise à l’écart.
« Les deux plaignantes ont été attirées par Golden State notamment parce que San Francisco est l’une des villes les plus multiculturelles du pays et un bastion national des droits de l’Homme », peut-on lire dans la plainte. « L’environnement respectueux des cultures et axé sur la famille auquel s’attendaient les plaignantes Shelley et Vasquez quand elles ont rejoint la franchise était bien loin de ce qu’elles ont dû endurer. »
Lisa Shelley et Jennifer Vasquez assurent avoir subi « des humiliations, une détresse émotionnelle ainsi que des souffrances et angoisses physiques et psychologiques ». Elles réclament des dommages et intérêts ainsi que des mesures destinées à empêcher de nouvelles discriminations au sein de la franchise.
Face à ces accusations, les Warriors ont répondu dans un communiqué transmis à The Athletic.
« Golden State est fière de maintenir un environnement inclusif basé sur un respect commun et sur le professionnalisme », assure la franchise. « Nous prenons au sérieux toutes les préoccupations liées à l’environnement de travail. La plainte déposée par les deux anciennes employées contient de fausses allégations non étayées par des preuves crédibles. La plupart ont fait l’objet d’une enquête et ont été jugées sans fondement. »
La directrice des ressources humaines mise en cause
Les Warriors ajoutent qu’ils ont l’intention de « se défendre contre ces allégations sans fondement » et se disent convaincus que l’enquête montrera que les dirigeants et employés visés par la plainte « ont toujours agi avec le plus haut niveau d’intégrité et d’équité ».
Parmi les personnes directement visées par la plainte figure Erin Dangerfield, directrice des ressources humaines des Warriors. Lisa Shelley et Jennifer Vasquez l’accusent notamment d’avoir régulièrement critiqué le corps, l’apparence ou encore les choix vestimentaires de certaines employées.
Jennifer Vasquez affirme ainsi que, lors d’un entretien individuel, Erin Dangerfield lui aurait expliqué que les femmes souhaitant travailler pour une équipe professionnelle étaient des « chasseuses de maillot », une expression faisant référence aux femmes qui chercheraient à intégrer le milieu sportif afin d’attirer l’attention romantique ou sexuelle des athlètes.
Selon la plainte, Lisa Shelley et Jennifer Vasquez ne seraient d’ailleurs pas les seules femmes à avoir rencontré ce type de comportement au sein de l’organisation. D’autres employées leur auraient confié avoir vécu des situations similaires, tout en prévenant Jennifer Vasquez qu’il s’agissait du « prix à payer » pour réussir au sein du club.
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