Avant ses débuts en NBA, Yaxel Lenderborg dresse le bilan de son parcours

NBA – Passé sous les radars jusqu’au titre acquis avec Michigan, Yaxel Lenderborg s’est montré en Summer League. Désormais, il va devoir briller avec les Warriors dans une franchise qui attend beaucoup de lui.

Yaxel Lenderborg n’a pas beaucoup suivi la Summer League dans sa jeunesse. Il avoue sans mal n’avoir jamais regardé la ligue d’été de la NBA avant les débuts de Cooper Flagg la saison dernière. Un an plus tard, le nouvel intérieur des Warriors a été l’une des figures majeures du championnat de Las Vegas. Il a terminé MVP avec 14.8 points et 6.8 rebonds de moyenne en six matchs.

«Quand nous allions au premier match à Vegas, j’ai failli pleurer», reconnaît l’ancien de Michigan pour The Athletic. «C’était fou, j’allais jouer à Las Vegas devant beaucoup de monde. Trois ou quatre larmes sont tombées de mes yeux, mais j’étais dans le bus avec des gars que je connaissais à peine. Je ne pouvais pas pleurer sans raison.» 

Si Yaxel Lenderborg s’est montré émotif à l’aube de ses premiers pas en Summer League, cela s’explique par le parcours compliqué qu’il a connu avant d’arriver à l’université. À cause de ses mauvais résultats scolaires, il n’a pas pu jouer au lycée. Finalement, et grâce au soutien de sa mère, l’intérieur a retrouvé des couleurs à l’université d’Alabama-Birmingham avant d’exploser avec Michigan.

«Lorsque j’étais à Alabama, il y a des moments où je me suis dit : j’abandonne. Je ne peux plus faire ça, j’ai déjà utilisé toute ma chance», raconte Yaxel Lenderborg. «Mais il y avait tellement de choses à perdre si je décidais d’arrêter. Avoir ça en tête m’a beaucoup aidé tout comme les gens qui m’ont soutenu. J’apprécie vraiment avoir des personnes autour de moi qui sont prêtes à passer une heure ou deux avec moi pour s’assurer que tout va bien dans ma tête.»

Un parcours qu’il peine à croire

Yaxel Lenderborg confie également avoir manqué de confiance en lui lorsqu’il était plus jeune. Si son passage à l’université d’Alabama-Birmingham lui a ouvert les portes de la fac du Michigan, c’est une fois arrivé avec les Wolverines qu’il a pleinement pris confiance en lui.

S’en est alors suivie une saison à 15 points et presque 7 rebonds de moyenne, ponctuée par le titre universitaire et une sélection à la Draft par les Warriors. À Golden State, Yaxel Lenderborg ouvrira un nouveau chapitre de sa jeune carrière avec des fans californiens qui placent beaucoup d’attentes en lui.

«Je découvre toutes les attentes qu’il y a autour de moi. Je n’ai pas eu ce rôle jusqu’ici», rappelle-t-il. «Je prends les choses avec légèreté et je reste de bonne humeur. Je souris tout le temps. Si je racontais à la version de moi d’il y a quelques années, je ne pense pas qu’il me croirait. Il me trouverait vraiment, vraiment cool. On va incarner notre propre personnage dans un jeu vidéo. Il me verrait comme un modèle et quelqu’un d’inaccessible. Il ne pourrait pas imaginer tout ce que l’on a enduré et tous les sacrifices que l’on a dû faire pour que cela fonctionne. Il verrait ça comme le scénario d’un film, mais c’est bien réel.»

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