Les Wolves vont donner les clés de leur attaque à LaMelo Ball

NBA – Les Wolves ont frappé fort sur le marché des transferts en allant chercher LaMelo Ball à Charlotte. Une décision mûrement réfléchie selon l’entraîneur en chef de Minnesota.

LaMelo Ball

Après l’arrivée de Rudy Gobert en 2022, puis l’échange massif qui avait envoyé Karl-Anthony Towns à New York en 2024, les Wolves ont réalisé un troisième mouvement d’envergure cette intersaison. Dans ce troisième temps de la valse, Chris Finch et Minnesota ont choisi de lier leur destin à celui de LaMelo Ball, le meneur All-Star des Hornets qui doit dynamiter l’attaque des Wolves.

«On est très excité de l’avoir avec nous. Plus on réfléchissait à cet échange, et plus on se rendait compte que ça faisait sens pour notre équipe», a-t-il expliqué dans le podcast Road Trippin. «On veut rendre nos meilleurs joueurs encore meilleurs. A ce sujet, je pense qu’on n’a pas rendu service à Ant l’année passée en le faisant jouer meneur. Il a fait du bon boulot mais ça a fini par nous porter préjudice car, en playoffs, il a vu des prises à deux tout le temps. On doit le remettre sur son poste naturel [de deuxième arrière] sans le ballon. On n’a pas réussi à créer assez de tirs à 3-points en catch-and-shoot. Or, c’est une des qualités de LaMelo.»

Moins scoreur et plus leader l’année passée, comme le soulignait récemment son ancien coéquipier Brandon Miller, LaMelo Ball va précisément être attendu comme un «floor general», le grand organisateur de l’attaque des Wolves et son accélérateur de particules à chaque occasion de jeu rapide. Coach Finch pense que Ball va pouvoir exploiter au mieux le potentiel offensif de Rudy Gobert par exemple.

«On veut accélérer le tempo»

«On a analysé des stats et on a constaté que Kon Knueppel shootait 7% de mieux à 3-points quand LaMelo est sur le terrain. On sait que c’est un talent à part entière dans la Ligue et on a besoin de cette connectivité, cette force sur le poste de meneur. Dans la conférence Ouest, il faut avoir des arrières de grande taille en ce moment. On veut aussi débloquer complètement Rudy en tant que menace sur les lobs et il devrait nous y aider. De même, on pense que Jaden peut encore passer un nouveau cap. Il y a beaucoup de raisons qui nous ont poussés à faire cet échange. On a des jeunes joueurs comme Terrence Shannon, Jaylen Clark et Joan Beringer qui ont bien bossé pour mériter un rôle plus consistant.»

Dans l’affaire, le seul bémol est d’avoir perdu coup sur coup Julius Randle et Naz Reid, les deux joueurs qui assuraient les minutes sur le poste 4. Pour Finch et son staff, il sera question de trouver de nouvelles solutions en jouant davantage «small ball» ou en lançant de nouveaux talents, dont le jeune Français Joan Beringer.

«On veut accélérer le tempo, obtenir plus de tirs à 3-points en réception tir pour Ant et lui ôter toutes ces prises à deux, qui seront autant d’opportunités de création pour LaMelo. On veut trouver plus de passes lobées pour Rudy», conclut Finch. «On sait qu’on est passé d’un des meilleurs postes 4 de la Ligue, avec 48 minutes de haut niveau, à un poste où on a un trou à combler. On aura des soirs où un joueur pourra prendre ce rôle mais on part surtout avec l’idée qu’on va combler ce trou collectivement, avec plusieurs joueurs différents.»

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Rédacteur Emmanuel Laurin

Journaliste à Basket USA depuis 2009, Emmanuel Laurin a été correspondant à Oklahoma City puis à Portland. Il a couvert de nombreux playoffs, Finales NBA, ainsi que la Summer League et le All Star Weekend, sans oublier l'Equipe de France depuis l'Euro 2015. Il a collaboré avec de nombreux magazines, dont Basket Le Mag, Total Basket, Maxi Basket, 5 Majeur ou encore le mag de la FFBB.

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