Le football, l’autre école de Victor Wembanyama

Avant d’être un phénomène basket, Victor Wembanyama a pratiqué le football. Un sport qu’il continue d’utiliser pour travailler ses appuis, ses changements de direction… et retrouver un peu de liberté.

Victor WembanyamaAvant les parquets, il y avait aussi les cages. Invité à raconter son rapport au football, Victor Wembanyama a rappelé qu’il avait commencé comme gardien de but, dans le petit club du Chesnay.

« J’étais déjà grand. J’ai des photos et même quelques vidéos de moi comme gardien. C’était amusant. Je crois que je n’étais pas mauvais », sourit-il, avant d’expliquer qu’il avait rapidement dû trancher entre ses deux passions.

« Je ne me posais pas exactement ces questions-là quand j’étais enfant, mais j’ai vite dû choisir entre l’un ou l’autre. Et j’ai choisi le basket. »

Le ballon rond n’a pourtant jamais totalement disparu. Même aujourd’hui, alors que son corps est devenu l’outil de travail le plus surveillé des Spurs, le Français continue à jouer dès que son programme estival le lui permet.

« J’adore jouer au football. J’y joue l’été, autant que possible », raconte-t-il. « C’est aussi un sport très frustrant parce qu’on ne marque pas. Au basket, on marque quasiment sur une possession sur deux. Au football, marquer une ou deux fois, c’est déjà beaucoup. Mais c’est justement ce qui rend le but encore plus fort. Quand ton équipe marque enfin, la sensation est bien meilleure. »

Chez Victor Wembanyama, le football n’est donc pas seulement une distraction estivale. Il a aussi participé à la construction d’un joueur de 2m24 capable de se déplacer avec une fluidité extrêmement inhabituelle pour sa taille.

Une école des appuis

Interrogé sur les bénéfices du football pour les basketteurs, le joueur des Spurs s’inscrit dans la lignée des témoignages de Steve Kerr et Hakeem Olajuwon. Le légendaire pivot des Rockets avait d’ailleurs lui aussi commencé comme gardien de but, avant de transposer son agilité et son jeu de jambes sur les parquets.

« Je suis d’accord avec eux. Pratiquer plusieurs sports, et particulièrement le football, qui est un sport collectif, fait de changements de direction et de jeu de jambes, c’est très important et très utile. »

Les déplacements latéraux, les reprises d’appuis et la coordination nécessaire avec un ballon aux pieds ont ainsi nourri une motricité qui reste au cœur de son avantage sur un terrain NBA. Une influence que l’on retrouve dans sa capacité à défendre loin du cercle, à se rééquilibrer après un dribble ou à créer malgré son immense envergure.

Le Français ne prétend pas pour autant posséder le toucher d’un professionnel. Après la diffusion d’un coup franc spectaculaire inscrit lors d’un match improvisé à Tokyo, il préfère calmer les comparaisons.

« C’est mon plus beau but. Je ne fais pas ça régulièrement », plaisante-t-il à ce sujet. « Si vous m’en donnez cent, j’en mettrai quelques-uns, c’est sûr. Mais je ne joue pas assez souvent pour réussir ça régulièrement. »

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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