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Comme Stephen Curry, l’influence de Victor Wembanyama se joue aussi loin du ballon

NBA – Comme le meneur des Warriors à son apogée, l’intérieur des Spurs oblige les adversaires à défendre avant même l’action. Pour limiter sa « gravité », Oklahoma City a utilisé Isaiah Hartenstein dans une zone grise qui rappelle certains traitements réservés à Stephen Curry.

Stephen Curry et Victor WembanyamaOn l’a dit : l’influence défensive de Victor Wembanyama est un miroir de l’influence offensive de Stephen Curry, l’un contractant les attaques par sa taille et son envergure quand l’autre étirait les défenses par son tir.

Dans cette logique, il n’est donc pas étonnant de voir les mêmes stratégies se mettre en place, dans la « zone grise » des arbitres NBA. Pour limiter la « gravité » de Stephen Curry, les défenses adverses se sont mises à l’agripper à chaque fois qu’il se déplaçait. Une séquence célèbre montre Randy Foye, Andre Roberson et Steven Adams l’empêcher par tous les moyens de se déplacer, lors de la finale de conférence Ouest entre Warriors et Thunder.

Il faut dire que, cette année-là, Stephen Curry est sans doute au sommet de son art car le meneur de Golden State atteint des niveaux d’adresse hallucinants, surtout sur de tels volumes de tirs. Et le reste de la NBA commence juste à s’adapter au phénomène, qui permet à l’ensemble de son équipe d’atteindre une folle efficacité en attaque.

Le Thunder, puis surtout les Cavaliers en Finals, vont donc essayer de limiter l’influence du plus grand shooteur de l’histoire NBA en jouant sur le fait que les arbitres sifflent très peu loin du ballon…

Des années plus tard, Richard Jefferson l’a reconnu sans vraiment prendre de gants. À Cleveland, les joueurs savaient qu’ils pouvaient « toucher Steph » dans ses déplacements. L’ancien ailier des Cavaliers a même raconté une séance vidéo où Tyronn Lue lui reprochait de ne pas être placé au bon endroit. Richard Jefferson le savait mais Stephen Curry passait dans sa zone, alors il avait quitté sa position pour lui mettre un coup de hanche !

La même zone grise pour Wemby

Lors d’un dîner, Stephen Curry lui avait dit que ce contact lui avait fait mal, et Richard Jefferson expliquait que c’était justement l’idée. Il fallait apporter du « nasty », jouer « old school » pour fatiguer et frustrer le « Splash Brother », qui finira par sortir de ses gonds en balançant son protège-dents vers les spectateurs du premier rang.

Les « Gortat screens » (déjà utilisés par les Wolves) d’Isaiah Hartenstein s’inscrivent dans la même logique. Pour limiter la gravité de Victor Wembanyama, il faut limiter sa capacité à venir en aide, même si ce n’est pas toujours dans les règles de l’art. En le tenant, en l’agrippant, en bloquant ses bras ou simplement en posant son corps sur sa trajectoire, le pivot du Thunder offre quelques dixièmes de seconde, ou quelques centimètres de plus, à ses coéquipiers en attaque, et notamment Shai Gilgeous-Alexander.

Car face à Victor Wembanyama, une demi-seconde suffit parfois à transformer un contre en simple contestation, ou une contestation en panier. C’est tout l’enjeu : ne pas attendre que le Français arrive dans l’action, mais l’empêcher d’y entrer. Stephen Curry était défendu avant la réception du ballon. Victor Wembanyama est visé avant l’aide.

« C’est unique. Lui et Steph sont probablement les seuls avec ce type de gravité », expliquait De’Aaron Fox. C’est peut-être le plus grand compliment que l’on puisse faire à Victor Wembanyama : comme Stephen Curry, il oblige l’adversaire à inventer des réponses. Même si, parfois, ces réponses se trouvent là où les arbitres ne regardent pas.

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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