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Comment les Wolves ont fini par contourner la muraille Wembanyama

Même s’ils ont subi 12 contres de Victor Wembanyama lors du Game 1, les Wolves ont fini par trouver des failles dans les « trois lois de l’Alien » des Spurs pour renverser le match en dernier quart-temps.

CoachingMême si certains n’étaient peut-être pas forcément légaux, les 12 contres de Victor Wembanyama lors du Game 1 ont montré toute la puissance intimidatrice du géant français des Spurs.

Comment les Wolves allaient-ils parvenir à se rapprocher du cercle, alors qu’ils ont justement besoin de ces points marqués près du panier ? Pendant trois quart-temps, ce fut compliqué pour les hommes de Chris Finch mais ils ont réussi à rester au contact de San Antonio, avant d’exposer leurs solutions dans l’ultime période.

Les trois lois de l’Alien

Il faut savoir que les Spurs ont mis en place leurs « trois lois de l’Alien », trois principes destinés à permettre à Victor Wembanyama d’être le plus efficace possible dans son rôle de protecteur du cercle.

1/ Le placer sur le shooteur le moins dangereux du cinq adverse, afin de lui permettre d’aider au maximum
2/ Le faire glisser, au fil de l’action, vers la ligne de fond, pour qu’il reste dans la zone la plus proche du cercle
3/ Le ramener au cœur de la raquette sur chaque pénétration adverse, ses coéquipiers devant changer derrière lui

Pour Chris Finch et ses hommes, il fallait donc jouer avec ces trois lois, ou au moins exposer leurs limites.

Face à la première loi, les Wolves ont ainsi débuté le quatrième quart-temps avec un cinq très au large (Mike Conley, Anthony Edwards, Jaden McDaniels, Julius Randle, Naz Reid), sur lequel il était difficile de faire des impasses. S’il n’y a que des shooteurs dangereux, il est difficile de faire des impasses et, face à Julius Randle ou Naz Reid, Victor Wembanyama a été obligé de s’écarter du cercle, et donc de laisser des espaces.

Sur la dernière action, on voit ainsi très clairement que Julian Champagnie défend en pensant être couvert par « Wemby » dans son dos, et il râle lorsqu’il se rend compte que ce n’était pas le cas.

Écarteler, bloquer ou attaquer vite

Face à la troisième loi, les Wolves ont plusieurs fois utilisé des sortes de « Gortat Screen », soit des écrans sur Victor Wembanyama sous le cercle, afin de l’empêcher d’aider sur les pénétrations de leurs coéquipiers.

Enfin, face à la deuxième loi, ils l’ont attaqué rapidement lorsqu’il était sur Terrence Shannon Jr, souvent le shooteur le plus faible du groupe utilisé par Chris Finch dans le quatrième quart-temps, lorsque Rudy Gobert n’était pas sur le terrain. Obligé de rester haut sur le terrain puisque c’est son joueur qui recevait la balle dès la mise en place de l’action, « Wemby » a ensuite été piégé par des écrans dans son dos.

Que ce soit par Julius Randle, comme sur l’action précédente, ou par Anthony Edwards sur la suivante.

Autant de petits ajustements qui ont permis aux Wolves d’inscrire 35 points dans le dernier quart-temps du Game 1 de cette demi-finale de conférence Ouest, alors qu’ils avaient été limités à 24, 21 et 24 points sur les trois premiers quart-temps, respectivement. Et ainsi reprendre l’avantage du terrain d’entrée de jeu.

Victor Wembanyama Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2023-24 SA 71 29:40 46.5 32.5 79.6 2.3 8.4 10.6 3.9 2.2 1.2 3.7 3.6 21.4
2024-25 SA 46 33:12 47.6 35.2 83.6 1.8 9.2 11.0 3.7 2.3 1.1 3.2 3.8 24.3
2025-26 SA 64 29:09 51.2 34.9 82.7 2.0 9.5 11.5 3.1 2.4 1.0 2.4 3.1 25.0

Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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