La polémique n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis cet incident capturé par les caméras lors du match remporté par Atlanta sur le parquet de Toronto.
Après la blessure de Nyara Sabally sur un contact avec Angel Reese, la coach du Tempo, Sandy Brondello, avait exprimé sa frustration auprès des arbitres. D’autant qu’une faute avait été attribuée… à Nyara Sabally.
Les caméras de télévision ont alors capturé un commentaire de la technicienne australienne, qualifiant Angel Reese de « protected species », soit une « espèce protégée ». Une expression rapidement perçue comme ayant une connotation raciste aux États-Unis.
Angel Reese avait d’ailleurs ensuite réagi sur les réseaux sociaux en publiant un « Sommes-nous surpris ? » en lettres capitales, accompagné d’un émoji clown. Face à l’ampleur de la polémique, Sandy Brondello avait rapidement présenté ses excuses dans un long communiqué.
« Angel, je suis désolée. Hier soir, sous le coup de l’émotion après la blessure de Nyara, j’ai utilisé une expression que je n’aurais pas dû employer, et j’en assume l’entière responsabilité. Ma frustration visait l’arbitrage, mais mes propos ont injustement attiré l’attention sur toi. Je comprends également qu’ils ont eu un impact plus important que ce que je souhaitais, en particulier pour les femmes noires de notre ligue, et j’en suis profondément désolée. J’ai beaucoup de respect pour toi, tant en tant que joueuse qu’en tant que personne, et je présente mes excuses sincères à toi, à tes coéquipières et à l’organisation du Dream », a-t-elle ainsi écrit.
Un contexte culturel différent
Sandy Brondello n’a pas cherché à se justifier par le contexte culturel entourant l’expression. En Australie, son pays d’origine, le terme « protected species » est pourtant régulièrement employé pour dénoncer le traitement supposément favorable accordé à un joueur ou à une joueuse par le corps arbitral.
Mais aux États-Unis, et appliquée à une joueuse noire, cette comparaison a été jugée particulièrement déplacée. Dans ses excuses, Sandy Brondello a d’ailleurs reconnu que ses propos avaient eu une portée dépassant largement sa volonté initiale de critiquer l’arbitrage.
La WNBA a finalement prononcé une suspension d’un match à l’encontre de la coach du Tempo. Sandy Brondello manquera donc la prochaine rencontre de Toronto, lundi.
« La WNBA attend de tous les entraîneurs et membres du staff qu’ils respectent les normes les plus élevées de professionnalisme et de respect, qui sont fondamentales pour notre ligue », a ainsi expliqué la ligue.
Atlanta et Toronto se retrouveront le 10 août prochain, en Géorgie, pour leur dernière confrontation de la saison régulière. Le Dream a remporté les trois premiers duels entre les deux équipes.
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