James Dolan contre-attaque après l’enquête sur le « niveau de risque » des invités des Knicks

Le groupe de James Dolan poursuit le magazine WIRED en diffamation après un article affirmant que le MSG répertoriait l’orientation sexuelle de célébrités et attribuait à certaines un niveau de risque.

James DolanToujours aussi procédurier, James Dolan ouvre un nouveau front judiciaire. Les sociétés du milliardaire, qui contrôlent l’enceinte et les Knicks, ont ainsi porté plainte jeudi devant la justice new-yorkaise contre WIRED, les journalistes Noah Shachtman et Maddy Varner, ainsi que la directrice éditoriale Katie Drummond.

À l’origine du conflit, une enquête publiée le 9 juillet, fondée sur des données internes piratées puis diffusées par le groupe ShinyHunters. WIRED affirme que le MSG conservait une base regroupant près de 40 000 personnalités et invités, avec des mentions comme « LGBTQIA », « DO NOT HOST » ou différents niveaux de « risque ». Environ 400 célébrités auraient ainsi reçu une telle évaluation…

Selon Consequence, le MSG accuse le magazine d’avoir sélectionné des éléments volés pour laisser croire que ces informations servaient à exclure ou surveiller des personnalités LGBTQIA. L’entreprise reconnaît que l’orientation sexuelle apparaissait dans certains profils, mais assure que cette donnée permettait d’envoyer des invitations à des événements dédiés, de développer des partenariats ou de soutenir des actions caritatives.

Dans sa plainte d’une quarantaine de pages, le groupe estime que les journalistes ont en effet volontairement sorti ces informations de leur contexte afin de construire un récit plus spectaculaire. Le MSG assure que ces indications figuraient dans un logiciel classique de gestion de la relation client, au même titre que les dates d’anniversaire, les équipes préférées ou d’autres renseignements permettant de personnaliser l’accueil des invités.

WIRED maintient ses informations

« Il n’existait aucune liste malveillante de célébrités homosexuelles », soutient le Madison Square Garden, qui réclame une rectification ou une rétractation, ainsi que des dommages et intérêts.

Le groupe affirme également que l’article a pu nuire à ses relations avec ses clients, ses partenaires commerciaux et les personnalités accueillies dans ses différentes salles. Outre la diffamation, la plainte accuse ainsi WIRED d’avoir perturbé certaines obligations contractuelles. Le montant réclamé n’a pas été précisé, James Dolan demandant qu’il soit déterminé lors d’un éventuel procès devant un jury.

« Nous maintenons nos informations et nous nous défendrons vigoureusement contre cette plainte sans fondement et ridicule », répond de son côté le magazine, qui veut continuer de documenter l’utilisation de la technologie par James Dolan. Pour WIRED, cette enquête s’inscrit plus largement dans sa mission consistant à demander des comptes aux puissants et à leurs entreprises.

L’affaire prolonge en tout cas les nombreuses polémiques autour de la sécurité du Madison Square Garden. En avril, WIRED avait notament déjà décrit son dispositif de surveillance. Le propriétaire des Knicks assume depuis plusieurs années l’usage de la reconnaissance faciale pour écarter certains visiteurs de l’enceinte, notamment des supporters critiques, des avocats en conflit avec ses sociétés ou encore le créateur d’un tee-shirt « Ban Dolan ».

Suivez toute l'actualité NBA sur la chaîne WhatsApp de Basket USA

Suivez nous également sur Google Actualités

Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

Tags →
Le fil info en direct