Fred VanVleet compte les jours. Privé de toute la saison après sa grave blessure au genou, contractée lors du camp d’entraînement 2025, le meneur des Rockets est entré dans la dernière ligne droite de sa rééducation.
En avril dernier, l’idée de rejoindre l’équipe au cours d’un éventuel long parcours en playoffs lui avait même traversé l’esprit. Mais il n’était pas encore suffisamment remis et la fenêtre s’était rapidement refermée, Houston ayant été éliminé 4-2 par les Lakers dès le premier tour.
« J’en étais à environ six mois de cette période de rééducation. Je me souviens qu’on m’avait dit que je pourrais revenir au bout de six mois. Certains jours, je me sentais bien. Puis arrive le premier match, le deuxième. Je me suis dit : ‹ Mince, je vais rater toute la saison. Je ne reviendrai pas. › Ça a été difficile », a-t-il confié à Andscape.
Désormais proche d’un retour, Fred VanVleet vise les deux rencontres de pré-saison que les Rockets disputeront face aux Mavericks, les 9 et 11 octobre à Macao.
Il lui reste donc encore près de deux mois pour poursuivre sa préparation, participer au « training camp » et remonter progressivement en puissance avant ce rendez-vous qu’il attend comme une libération.
Bientôt la libération
« Je serai très déçu si je ne joue pas pendant la pré-saison », a-t-il poursuivi. « Ce qui m’a le plus manqué, c’est l’exutoire, l’effort physique, cette évasion par rapport à nos vies respectives. J’ai pris pour acquis beaucoup d’aspects de ce que je fais, car je le fais tous les jours depuis toujours. Mais cette évasion mentale et cet effort physique permettent de libérer cette énergie, cette envie d’aller au charbon, de pester contre les arbitres, de vivre les hauts et les bas, les échecs et les succès… J’adore vraiment tous les aspects de ce sport. »
Son retour sera également précieux pour une équipe de Houston qui espère désormais se mêler pleinement à la lutte pour le titre. Avec l’arrivée de Kevin Durant, les Rockets devront assumer leur statut.
« On est passés d’une équipe AAU sympa à une équipe favorite pour le titre après l’arrivée de Kevin Durant », a résumé Fred VanVleet. « Le seul inconvénient d’être favori, c’est qu’on essuie toutes les critiques. Mon expérience, c’est d’avoir remporté un titre à Toronto alors que personne ne nous prêtait attention. On nous a manqué de respect pendant toute la saison. Puis on a gagné, et cela a effacé tout ce qui s’était passé auparavant. »
Le meneur a également pris l’exemple des Knicks, champions NBA depuis un mois alors qu’ils ne figuraient pas parmi les principaux favoris au début de la saison.
« On vient de voir les Knicks le faire. Personne ne pensait qu’ils gagneraient. Puis ils y sont arrivés, ils ont dominé et ils sont devenus l’une des meilleures équipes de tous les temps. »
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