Les coups reçus par Caitlin Clark se multiplient ces dernières semaines, jusqu’au match de cette nuit, où deux mauvaises chutes ont finalement contraint la meneuse d’Indiana à quitter prématurément ses partenaires.
Ce n’est malheureusement pas une surprise, tant cette deuxième confrontation entre le Fever et le Mercury risquait de dégénérer, deux jours après un premier acte déjà très tendu. Et si Caitlin Clark a quitté le match après la pause, les deux séquences qui ont provoqué la colère de son entraîneuse ont eu lieu en deuxième quart-temps.
Deux séquences très limites
La première a été la plus spectaculaire, lorsque Alyssa Thomas lui est tombée dessus en essayant de lui voler le ballon alors qu’elle se trouvait au sol. Les images ont déjà fait le tour des réseaux, Alyssa Thomas semblant notamment s’appuyer sur le cou de la meneuse du Fever.
C’est ensuite sur une tentative à 3-points que Caitlin Clark est retombée sur le pied de Valériane Ayayi, une situation toujours dangereuse pour les chevilles des shooteuses. La meneuse d’Indiana est finalement sortie touchée au dos, une douleur avec laquelle elle doit composer depuis plusieurs semaines.
Au-delà de la défaite et de la sortie de sa joueuse majeure, la coach du Fever, Stephanie White, a poussé un coup de gueule contre le corps arbitral, qu’elle accuse de ne pas faire son travail pour protéger sa joueuse.
« Nous avons une joueuse d’exception, une superstar WNBA, qui a subi deux coups bas qui n’ont pas été sifflés. C’est absolument inacceptable », a-t-elle ainsi rappelé. « Les arbitres arrivent ici en sachant ce qui s’est passé deux jours plus tôt, et ce genre de merde continue de se produire. »
Manque de cohérence ?
Pour leur défense, les arbitres ont concédé qu’ils n’avaient pas vu le contact d’Alyssa Thomas sur Caitlin Clark dans le feu de l’action. Une justification qui n’a pas vraiment convaincu Stephanie White.
« Premièrement, il faut siffler ça. C’est absolument flagrant et totalement irrespectueux », a-t-elle rétorqué, avant de se montrer tout aussi catégorique sur la faute de Valériane Ayayi, revue à la vidéo sans être requalifiée. « L’action a pourtant été revue… elle n’a pas été reclassée. Pour moi, c’est comme repasser un examen : comment peut-on encore se planter ? C’est absolument irrespectueux. On a passé toute l’intersaison à analyser l’arbitrage, et je continue de dire que la seule chose qu’on demande, c’est de la cohérence. Caitlin Clark n’est pas arbitrée de la même manière que les autres. Le coup à la gorge, c’est dingue. C’est dingue. C’est dangereux. Quand ce genre de choses continue de se produire encore et encore, ça finit par devenir frustrant. »
À l’arrivée, Caitlin Clark a cruellement manqué à son équipe dans le dernier acte, et Phoenix a su faire le nécessaire pour repartir avec la victoire. En plus du cas Clark, Stephanie White en a remis une couche sur les arbitres, pointant du doigt leur manque de cohérence des deux côtés du parquet, notamment illustré selon elle par la disparité sur la ligne des lancers-francs : 19 tentatives pour Indiana, contre 33 pour Phoenix.
« Et nous avons commis onze fautes en quatrième quart-temps, contre deux pour elles », a-t-elle ajouté. « Et elles ont quand même tiré 24 lancers-francs en deuxième mi-temps. »
Caitlin Clark va désormais avoir quelques jours pour récupérer, Indiana ne rejouant que samedi. « Nous devons être prudentes, la saison est longue. Nous devons nous assurer qu’elle est en bonne santé », a conclu Stephanie White.
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