Oakland offre sa rue à Gary Payton

NBA – La ville d’Oakland a inauguré la « Gary Payton Way », en hommage à l’enfant du pays, membre du Hall of Fame et toujours engagé auprès de la jeunesse locale.

Gary PaytonGary Payton avait déjà son surnom, son maillot retiré à Oregon State, sa bague NBA et sa place au Hall of Fame. Il a désormais aussi sa rue à Oakland.

La ville californienne a inauguré jeudi la « Gary Payton Way », une portion de la 40th Avenue, entre Mera Street et Carrington Street, non loin de Global Family Elementary. Un hommage particulier pour « The Glove », né à Oakland, formé à Skyline High School, avant de devenir l’un des plus grands défenseurs de l’histoire de la NBA.

La ville explique vouloir honorer « un symbole de la grandeur d’Oakland », en saluant à la fois ses « exploits sportifs, son leadership, son mentorat et son apport de toute une vie » à sa communauté.

Drafté en deuxième position en 1990 par Seattle, Gary Payton a été neuf fois All-Star, neuf fois membre de la All-Defensive First Team et premier meneur élu Défenseur de l’année, en 1996. Champion NBA avec le Heat en 2006, puis intronisé au Hall of Fame en 2013, il est resté l’un des visages de la Grande Ligue des années 1990 et 2000.

Éloigner les gamins de la rue

Mais Oakland n’a pas seulement voulu honorer le joueur NBA. La cérémonie a aussi mis en avant l’enfant du quartier, le fils d’Al Payton, figure locale du coaching, et le mentor resté proche des jeunes. Gary Payton a souvent raconté combien les Boys & Girls Clubs d’Oakland avaient compté dans son parcours.

« Le club m’a gardé loin de la rue et sur le terrain », avait-il expliqué. « Il m’a sauvé la vie. »

Pour Gary Payton, Oakland n’est ainsi pas seulement son lieu de naissance. C’est aussi l’endroit où s’est forgé son caractère, son langage et cette fameuse réputation de chambreur invétéré.

Dans The Players’ Tribune, il racontait ainsi que son père lui avait donné une consigne simple : « S’ils te parlent mal, réponds-leur. » Le trashtalking était devenu « une arme » à part entière, au point qu’il avait fini par lancer, lors de son discours au Hall of Fame : « Je suis le plus grand trashtalkeur de tous les temps. »

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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