Recruter le joueur le plus talentueux disponible, sans forcément se soucier du poste à combler. Telle sera encore la philosophie des Raptors pour cette Draft 2026, où ils disposent des 19e et 50e choix.
Mais parvenir à leurs fins ne sera pas simple, du fait de leur positionnement, mais aussi des bouleversements liés au NIL. Mis en place en 2021, ce dispositif permet aux joueurs universitaires de percevoir des revenus sans perdre leur éligibilité NCAA.
Si les prospects attendus tout en haut de la Draft ne sont pas vraiment touchés par les interrogations qu’il soulève, c’est une autre histoire pour les joueurs situés au-delà de la « lottery » : prendre le risque de glisser jusqu’en fin de premier tour, voire au deuxième tour sans contrat garanti ? Ou rester un an de plus à la fac, avec des revenus à sept chiffres assurés ?
Les Raptors sont bien conscients du phénomène. « Avant [le NIL], il semblait y avoir plus de certitude pour trouver des profils qui nous plaisaient vraiment dans la zone des choix 20-30 », remarque ainsi le GM adjoint de Toronto, Dan Tolzman, lors d’un point presse avant la Draft de la semaine prochaine.
Un historique de bons coups
La franchise canadienne a deux très bons exemples en la matière sur ces dernières années : Pascal Siakam, 27e choix en 2016, puis OG Anunoby, sélectionné en 23e position l’année suivante. Sans oublier, dans une moindre mesure pour l’instant, Ja’Kobe Walter, récupéré avec le 19e choix en 2024 après avoir privilégié la NBA au NIL. Ou encore Fred VanVleet, non-drafté en 2016.
« Je pense que certains des gars qui auraient fait partie de cette discussion sont retournés à l’université. Et parmi ceux qui sont restés inscrits à la Draft, beaucoup d’équipes les ciblent désormais de la même manière. Donc les chances de voir des joueurs passer entre les mailles du filet comme autrefois se sont réduites », poursuit Dan Tolzman.
Malgré ce contexte, les Raptors ont un tel historique de bons coups à la Draft qu’ils restent optimistes. Leur dirigeant considère qu’après les choix 10, 11 ou 12, la sélection de cette année sera très ouverte.
« On ne sait donc pas forcément qui sera disponible au moment du 19e choix, mais on connaît très bien un large groupe de joueurs au cas où l’un d’eux serait encore là », explique-t-il.
Finalement, ce 19e choix leur convient plutôt bien. « Car il y a toujours des gars qui grimpent de manière surprenante, ce qui fait glisser d’autres joueurs qu’on apprécie. Par exemple, on n’avait pas pu faire venir Ja’Kobe pour un entraînement ou un entretien… Mais on était très confiants quant aux renseignements obtenus sur lui et sur son profil de joueur. Grâce à tout notre travail en amont, on était à l’aise à l’idée de foncer sur un gars sans l’avoir vu en personne. On doit avoir fait tout ce travail au préalable, parce qu’on ne sait jamais qui pourrait être encore disponible », termine l’assistant GM.
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