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Le maillot des Knicks n’a jamais semblé « aussi léger »

NBA – Les Knicks retrouvent les sommets 53 ans après leur dernier sacre, et peuvent savourer une réussite spéciale à plus d’un titre.

Karl-Anthony Towns et Jalen Brunson (Knicks) contre les Spurs lors du Game 5Il est de ces franchises qui charrient un imaginaire à part dans le microcosme NBA. Les Knicks en font indéniablement partie, malgré un palmarès pas toujours en adéquation avec leur aura de franchise de légende.

New York a décroché samedi le troisième titre de son histoire « seulement », loin des collections de trophées des Lakers ou des Celtics, autres grands noms de la ligue.

Jouer dans la « Grosse Pomme » est un défi unique. Devenir champion avec la tunique bleue et orange vous élève au rang de « rois de New York », comme l’a titré Newsday, l’un des principaux quotidiens de la ville.

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », et une certaine portée, notamment émotionnelle. « Les gens ne comprennent pas, et nous n’en parlons pas, mais le poids de ce maillot, les attentes et la pression qui vont avec ce maillot… Je peux dire que maintenant, il n’a jamais été aussi léger », a expliqué Josh Hart, dans un sourire en forme de soulagement. « Je suis prêt à sacrifier tout ce qu’il faut pour cette ville, pour ce maillot, pour cette franchise… Ils ne peuvent plus douter de moi pour quoi que ce soit d’autre. »

La force mentale, composante majeure du succès des Knicks

À l’image de leur couteau suisse de luxe, les Knicks ont tous vécu, de près ou de loin, la lame à double tranchant qu’est le fait d’évoluer pour la franchise de Gotham.

Le soutien et la ferveur indéfectible qui ont déferlé sur la ville pendant tous ces playoffs. Mais aussi l’intransigeance, les critiques plus fortes et plus nombreuses que dans bien d’autres contextes.

« C’est la meilleure sensation », résume Josh Hart après ce titre. « Nous avons travaillé tellement dur pour cela. Tout le monde a eu son lot de doutes à un moment ou un autre, cette équipe a eu son lot de doutes à un moment ou un autre. Tout ce sur quoi nous nous concentrons, c’est le prochain match et ces gars dans le vestiaire. »

La victoire 94-90 samedi est l’apothéose de playoffs quasi parfaits (16 victoires – 3 défaites), et d’une saison parfois étrange. Les Knicks avaient déjà triomphé lors de la NBA Cup, puis avaient traversé quelques turbulences. Mike Brown lui-même expliquait, après la finale de conférence remportée contre Cleveland, avoir dû attendre la fin de saison régulière pour avoir le sentiment que sa formation avait atteint le niveau nécessaire pour croire à la bague.

« C’est une longue saison », a confirmé OG Anunoby. « Ça a débuté en septembre à Abu Dhabi jusqu’en juin à San Antonio. Nous avons traversé beaucoup de choses. Nous sommes un groupe soudé, vraiment fort mentalement. »

« Un sentiment surréaliste »

De cette force de caractère, les Knicks ont tiré une confiance permanente en leur capacité à renverser toutes les situations, même les plus compromises, à l’image du Game 4.

« C’est un rêve qui se réalise », savoure Mitchell Robinson, présent dans l’effectif depuis 2018. « Depuis que je suis ici, nous avons eu des saisons à 17 victoires, 60 victoires (53 cette saison, ndlr), et enfin en arriver là en 2026 après tout ce chemin, c’est incroyable. Je vois la recette pour enfin y parvenir. Nous avons eu beaucoup de très bons joueurs qui sont passés par ici. Faire partie de cela et être champion aujourd’hui, c’est dingue. »

« Avoir les fans que nous avons à New York et leur ramener un titre après toutes ces années, c’est absolument incroyable », appuie un Mike Brown extatique en conférence de presse. « C’est un sentiment surréaliste. »

À jamais, ces Knicks pourront se nommer champions, la fierté de Gotham. Et sa joie la plus absolue, qui devrait perdurer encore quelques jours alors que la parade du titre est prévue jeudi dans les rues de Manhattan.

Tirs Rebonds
Joueurs MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Bp Int Ct Fte Pts
Jalen Brunson 74 35:00 46.7 36.9 84.1 0.4 2.9 3.3 6.8 2.4 0.8 0.1 2.3 26.0
Karl-anthony Towns 75 30:58 50.1 36.8 85.8 3.1 8.7 11.9 3.0 2.5 0.9 0.5 3.4 20.1
Og Anunoby 67 33:12 48.4 38.6 82.8 1.3 4.0 5.2 2.2 1.8 1.6 0.7 2.4 16.7
Mikal Bridges 82 32:50 49.0 37.1 82.7 1.0 2.8 3.8 3.7 1.0 1.3 0.8 2.0 14.4
Josh Hart 66 30:13 50.8 41.3 72.0 1.4 6.0 7.4 4.8 1.9 1.1 0.3 2.5 12.0
Miles Mcbride 41 26:20 42.3 41.3 78.7 0.6 1.9 2.4 2.6 0.8 0.9 0.2 1.7 12.0
Landry Shamet 51 22:58 43.7 39.2 71.1 0.5 1.4 1.8 1.4 0.6 0.6 0.2 1.5 9.3
Jordan Clarkson 72 17:46 45.1 32.7 83.0 0.9 0.9 1.8 1.3 0.9 0.4 0.1 1.7 8.6
Jose Alvarado 28 16:56 41.4 33.0 68.2 0.4 1.7 2.0 3.8 1.1 1.0 0.1 1.8 6.6
Mitchell Robinson 60 19:35 72.3 0 40.8 4.2 4.6 8.8 0.9 0.7 0.9 1.2 2.1 5.7
Tyler Kolek 62 11:44 43.5 38.6 70.0 0.3 1.3 1.6 2.7 0.9 0.4 0.1 1.0 4.4
Mohamed Diawara 69 9:11 42.3 36.9 75.0 0.2 1.1 1.4 0.8 0.4 0.2 0.1 0.7 3.6
Jeremy Sochan 16 6:56 56.7 20.0 80.0 0.7 1.4 2.1 0.8 0.2 0.4 0.1 0.8 2.8
Guerschon Yabusele 41 8:56 39.3 29.4 66.7 0.6 1.5 2.1 0.4 0.4 0.1 0.1 0.9 2.7
Kevin Mccullar Jr. 21 7:23 42.6 33.3 40.0 0.5 0.8 1.3 1.0 0.6 0.4 0.0 1.0 2.4
Ariel Hukporti 54 9:13 56.3 25.0 78.8 1.0 1.9 2.9 0.5 0.6 0.2 0.5 1.2 2.2
Pacôme Dadiet 29 4:41 33.3 21.9 81.8 0.1 0.8 0.9 0.4 0.1 0.1 0.0 0.3 1.7
Dillon Jones 7 5:34 22.2 20.0 100.0 0.3 0.7 1.0 0.6 0.0 0.4 0.0 0.9 1.3
Trey Jemison Iii 13 6:18 60.0 0 100.0 0.6 0.8 1.4 0.4 0.8 0.1 0.2 0.8 1.0
Tosan Evbuomwan 5 1:36 0.0 0 0 0.2 0.2 0.4 0.0 0.0 0.0 0.0 0.2 0.0

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