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Sam Presti défend Chet Holmgren et Shai Gilgeous-Alexander

NBA – Le GM du Thunder n’a pas apprécié le narratif développé sur les réseaux sociaux en cette fin de campagne de playoffs, selon lequel SGA ne vivrait que grâce aux coups de sifflet des arbitres…

Sam PrestiMonter au créneau pour défendre ses joueurs, et notamment ses stars, c’est aussi ça, le rôle d’un GM. Sam Presti a donc fait le job lors de son dernier passage en conférence de presse pour boucler la saison, en prenant la défense de deux des joueurs majeurs de son effectif : Shai Gilgeous-Alexander et Chet Holmgren, malmenés sur les réseaux sociaux depuis l’élimination du champion en titre en finale de conférence face aux Spurs.

OKC a certes chuté dans sa quête de « back-to-back », après avoir toutefois terminé à la première place de l’Ouest, et avoir dû composer en finale de conférence sans Jalen Williams et Ajay Mitchell, forfaits en cours de route.

Un hommage pour Chet Holmgren

Mais c’est surtout le narratif développé sur les réseaux sociaux qui dérange Sam Presti. À commencer par celui visant Chet Holmgren, critiqué pour sa série discrète face à San Antonio, avec un Game 7 à 4 points en 33 minutes.

Un rendement loin de ses standards, mais qui ne remet pas en question le niveau de l’intérieur du Thunder.

« Il est un moteur de notre succès à bien des égards. Il a été sélectionné pour la première fois au All-Star Game, a terminé deuxième pour le trophée de meilleur défenseur de l’année et a été nommé dans la troisième All-NBA Team. C’est principalement grâce à ses efforts que nous avons ‘sweepé’ nos adversaires pour atteindre la finale de la Conférence Ouest », n’a-t-il pas manqué de rappeler.

Pour Sam Presti, Chet Holmgren est conscient qu’il n’a pas été au niveau, mais ne mérite pas cet acharnement, qui reviendrait à remettre en cause son apport sur ces dernières saisons.

« C’est un joueur intrinsèquement motivé. Il n’a pas besoin que les gens le remettent en question ou que des commentaires sur Internet le poussent à s’améliorer. Il n’a pas besoin qu’on le pousse, il n’a pas besoin qu’on le remette en question. C’est juste sa façon d’être. Je ne suis donc pas vraiment inquiet pour lui ».

Le « SGA bashing », un faux débat ?

Sam Presti a ensuite abordé l’épineux cas SGA, accusé à tort et à travers de fausser le jeu en exagérant les contacts dans un seul but : tromper les arbitres. Une cabale totalement injustifiée aux yeux du dirigeant.

« Il joue contre six adversaires. Il a cinq défenseurs, et le sixième, ce sont les réseaux sociaux », a-t-il carrément lancé. « C’est une réalité. Il ne sera pas le dernier joueur que la machine décidera de prendre pour cible. Mais personne ne saura gérer ça avec autant de dignité. »

Sam Presti a ensuite poursuivi son argumentaire en deux temps.

« Premièrement, les joueurs ne font pas uniquement que défendre. Shai est un joueur complet (…). Parfois, ses capacités en défense sont sous-estimées. Mais il est complet. Deuxièmement, tout ce que font les joueurs NBA, c’est se plaindre, râler et essayer d’intimider les arbitres par leur mauvais comportement pour obtenir des fautes. Lui a écopé de trois fautes techniques cette année, aucune pour s’être plaint. Il en a notamment pris une pour avoir agité une serviette en signe de soutien à un joueur qui venait de marquer un panier et qui ne joue pas très souvent ».

Enfin, Sam Presti a rappelé que SGA ne ratait pas de matchs pour faire du « load management » avant d’appuyer son argumentaire par des chiffres concrets pour assurer que le procès intenté à son joueur n’était pas justifié.

« Si on ne parle que de fautes provoquées, il en a provoqué 415 cette année. Onze ont fait l’objet d’un ‘challenge’. Onze. Quatre d’entre elles ont été annulées, ce qui représente environ 2,5 % des fautes contestées. En termes de fautes provoquées, il est à égalité avec Joel Embiid à 8 fautes provoquées en moyenne par match, derrière Jaylen Brown et Victor Wembanyama. C’est le genre de groupe de joueurs auquel il appartient ».

Sam Presti a donc réaffirmé tout son soutien à son tandem, espérant que la saison prochaine servira à laver leur honneur : celui de Chet Holmgren sur son niveau, et celui de Shai Gilgeous-Alexander face aux coups de sifflet.

Tirs Rebonds
Joueurs MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Bp Int Ct Fte Pts
Shai Gilgeous-alexander 68 33:13 55.3 38.6 87.9 0.6 3.7 4.3 6.6 2.2 1.4 0.8 2.0 31.1
Chet Holmgren 69 28:57 55.7 36.2 79.2 1.9 7.0 8.9 1.7 1.6 0.6 1.9 2.3 17.1
Jalen Williams 33 28:22 48.4 29.9 83.7 0.8 3.8 4.6 5.5 1.9 1.2 0.3 2.0 17.1
Ajay Mitchell 57 25:51 48.5 34.7 87.0 0.7 2.6 3.3 3.6 1.4 1.2 0.3 2.1 13.6
Isaiah Joe 71 21:14 45.5 42.3 89.4 0.5 2.1 2.5 1.3 0.6 0.7 0.2 1.7 11.1
Jared Mccain 30 18:00 46.2 39.1 85.3 0.6 1.5 2.1 0.9 0.9 0.4 0.1 1.3 10.4
Aaron Wiggins 65 21:45 43.1 35.6 73.6 0.6 2.4 3.1 1.7 1.2 0.9 0.4 1.3 9.4
Isaiah Hartenstein 47 24:11 62.2 0.0 61.0 3.2 6.3 9.4 3.5 1.7 1.0 0.8 2.5 9.2
Payton Sandfort 4 15:45 50.0 41.2 50.0 0.3 2.3 2.5 0.0 0.3 0.3 0.0 2.0 8.8
Cason Wallace 77 26:34 43.2 35.1 80.9 0.8 2.3 3.1 2.6 0.9 1.9 0.4 2.0 8.6
Luguentz Dort 69 26:48 38.5 34.4 75.9 0.8 2.7 3.6 1.2 0.8 0.9 0.4 2.6 8.3
Jaylin Williams 65 19:39 42.3 38.3 79.3 0.5 5.0 5.5 2.4 1.0 0.5 0.6 2.0 7.2
Kenrich Williams 56 15:16 47.3 38.8 63.5 1.1 2.3 3.3 1.4 0.8 0.6 0.1 1.1 6.5
Alex Caruso 56 18:13 42.3 29.3 80.4 0.5 2.3 2.8 2.0 0.9 1.3 0.3 1.2 6.2
Branden Carlson 42 11:37 52.7 36.0 57.7 0.7 2.3 3.0 0.7 0.4 0.2 0.6 0.9 5.8
Nikola Topić 10 16:00 43.1 40.0 40.0 0.7 1.2 1.9 4.4 2.5 0.5 0.0 1.3 5.2
Ousmane Dieng 27 10:56 41.8 36.7 100.0 0.3 1.3 1.6 1.0 0.3 0.1 0.3 0.8 3.7
Chris Youngblood 32 5:26 33.3 31.4 90.0 0.2 0.7 0.9 0.3 0.1 0.1 0.1 0.6 2.0
Brooks Barnhizer 40 8:42 38.0 29.2 70.0 0.5 1.5 2.0 0.6 0.3 0.3 0.1 0.7 1.7
Buddy Boeheim 4 3:45 33.3 33.3 0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.3 1.5

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