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Julian Champagnie et Jose Alvarado, une rivalité qui date du lycée

NBA – Si Julian Champagnie et Jose Alvarado se chambrent sur le terrain, c’est parce qu’ils s’affrontent depuis le lycée sur les terrains newyorkais.

julian champagnie

Newyorkais de naissance, Julian Champagnie et Jose Alvarado n’ont pas attendu la NBA pour s’affronter, et donc encore moins les Finals pour défendre l’un sur l’autre. Le shooteur des Spurs et le meneur-défenseur des Knicks se défiaient déjà au lycée dans la Catholig League.

«Je ne vais pas mentir, ils étaient un peu meilleurs que nous lorsque je jouais à Christ The King et lui à Loughlin» se souvient Champagnie. «Mais ça restera toujours de bons souvenirs. C’était déjà un arrière rapide et hargneux».

Cette rivalité s’est vérifiée lors du Game 1 lorsqu’Alvarado a chambré Champagnie après lui avoir collé un 3-points. Un peu plus tard, le Spur lui a répondu, et l’a chambré à son tour.

« Franchement, c’est juste du chambrage amical. Évidemment, je connais José depuis un bon moment… Quand il met un tir, il parle. Quand c’est moi qui en mets un, je parle aussi. C’est comme ça à New York. C’est comme ça que ça se passe. »

Formés à la dure sur les playgrounds de New York

Même discours chez l’ancien voleur de ballons des Pelicans. Les deux s’apprécient, et leur rivalité est positive.

 «C’est juste l’esprit de compétition. Il me fait savoir qu’il est là, je lui fais savoir que je suis là aussi. Au bout du compte, ce n’est que du basket. On se mesure l’un à l’autre depuis très longtemps, même en dehors du lycée» révèle-t-il. «Je suis content pour lui, mais sur le terrain, on devient compétitifs. Tout ça reste de l’amour et du respect. Rien de personnel. C’est simplement la compétition.»

A eux deux, ils incarnent l’esprit de compétition des playgrounds newyorkais, et cette capacité à réaliser ses rêves même lorsqu’on n’a pas été drafté.

«Quand tu joues sur les playgrounds, tu dois y aller et premièrement, gagner, sinon tu ne remets pas les pieds sur le terrain avant un bon moment» rappelle Champagnie. «Et puis, bien sûr, il n’y a pas de coups de sifflet pour les fautes. On ne te donnera jamais de fautes faciles, surtout quand tu joues avec les plus âgés. Il n’y a pas de fautes «cadeaux», beaucoup de trash-talk, énormément de contacts physiques, de chocs, de coups d’épaule et ce genre de choses. Apprendre à jouer sur ces terrains-là, je pense que ça se transpose clairement à ce qu’on vit sur un parquet NBA. Évidemment, le niveau de talent est différent et tout ça. Mais tu retires plein de petites choses de cette expérience : le trash-talk, la dureté physique, la persévérance, la façon de surmonter les difficultés et de trouver un moyen de gagner un match. Ce sont des choses que tu emportes avec toi tout au long de ta carrière. »

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Coordinateur éditorial du site Fabrice Auclert

Depuis 1994, Fabrice encadre la rédaction de Basket USA. Editeur, il co-dirige une agence de presse qui fournit du contenu pour la presse spécialisée (sciences, sport, politique, high-tech, automobile...).

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