Depuis le milieu de la série face aux Hawks, Mike Brown et son staff signent un petit chef d’oeuvre tactique. Face aux Sixers, aux Cavaliers et désormais aux Spurs, les Knicks semblent ainsi toujours faire les bons ajustements.
Et ils paraissent également remporter la bataille des détails, comme l’illustre leur gestion des « challenges ».
Déjà lors du Game 1, New York avait exploité une subtilité réglementaire dans les dernières secondes. À 21 secondes de la fin, alors que les Knicks menaient 103-95, une passe de De’Aaron Fox avait fini en touche suite à une déviation de Landry Shamet. Les arbitres avaient d’abord redonné le ballon aux Spurs, qui avaient demandé un temps-mort pour organiser leur remise en jeu. Mais Mike Brown avait profité de cette pause pour demander un « challenge » sur la sortie de balle. La possession avait été rendue aux Knicks, tandis que le temps-mort restait débité à San Antonio…
Le Game 2 a confirmé la tendance, avec une séquence encore plus décisive. Alors que San Antonio venait d’effacer un retard de 14 points pour revenir à 97-97 à 2 minutes 37 de la fin, OG Anunoby a tenté un tir à 3-points dans le corner face à Julian Champagnie. Les arbitres ont d’abord donné possession aux Spurs. Puis Mike Brown s’est tourné vers son banc, et surtout vers Jordan Brink, chargé de scruter les ralentis sur tablette.
Jordan Brink, l’œil derrière le banc
L’entraîneur a alors demandé aux arbitres de revoir l’action. Résultat ? Challenge réussi, faute de Julian Champagnie, trois lancers-francs pour OG Anunoby. Et New York, au bord de l’implosion, repassait devant !
« Jordan, c’est un maître dans ce domaine », a salué Mike Brown. « J’ai de très bons assistants, même parmi les jeunes qui sont derrière le banc. Jordan fait ça depuis deux ans maintenant. Je m’en remets totalement à lui. »
Le coach des Knicks a même reconnu devoir lutter contre ses propres réflexes. « Parfois, je perds la tête, je deviens émotif et j’essaie de m’en prendre aux arbitres, même si je les aime bien. Sauf que ça ne marche jamais. J’essaie vraiment de suivre Jordan, et là, c’était totalement sa décision. »
Dans un match où les Knicks ont failli craquer, ce détail a pesé lourd. « Ils ont fait une série, nous avons fait une série, ils ont fait une série, nous avons fait une série », résumait Mike Brown. « On aurait pu s’écrouler. »
Mais New York ne s’est pas écroulé. Grâce au sang-froid de ses joueurs, évidemment, mais aussi grâce au staff qui a encore pris la bonne décision au bon moment. Le genre de détails qui permet d’être à deux victoires du sacre…
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