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NBA Finals 2026 | Qui des Spurs ou des Knicks finira sur le trône ?

C’est l’affiche rêvée pour la NBA : Victor Wembanyama et les Spurs face aux Knicks, de retour en Finals pour la première fois depuis 1999. Mais derrière le choc médiatique, cette série s’annonce surtout comme un duel tactique fascinant.

C’est une finale à la fois inattendue et logique. Inattendue parce que les Spurs n’étaient pas censés revenir si vite à ce niveau, douze ans après leur dernier titre et sans Gregg Popovich sur le banc. Logique, parce que San Antonio a tout de même fini la saison avec le deuxième bilan de la ligue (62 victoires – 20 défaites), derrière Oklahoma City, avant d’aller chercher son billet pour les Finals au bout d’un Game 7 remporté sur le parquet du Thunder.

À 22 ans, Victor Wembanyama découvre déjà la plus grande scène NBA. Mais il n’y arrive pas seul. De’Aaron Fox a apporté de la vitesse, de la création et de la stabilité. Stephon Castle a franchi un cap. Devin Vassell et Julian Champagnie donnent de l’air autour de « Wemby » alors que Dylan Harper joue comme un vétéran pour sa première campagne. Et Mitch Johnson a réussi une transition délicate, en gardant l’exigence maison tout en laissant cette jeune équipe courir, défendre et vivre avec ses erreurs. San Antonio est même devenu le deuxième plus jeune finaliste de l’histoire, avec un âge moyen pondéré de 25 ans et 20 jours. Seuls les Blazers de 1977 étaient plus jeunes…

En face, New York revient en Finals pour la première fois depuis 1999, justement contre les Spurs. Les Knicks n’ont plus été champions depuis 1973, mais cette équipe n’a plus grand-chose à voir avec celle qui cherchait encore son identité en février. Depuis le Game 3 du premier tour face à Atlanta, Mike Brown a ainsi déplacé le centre de gravité de son attaque : Jalen Brunson reste l’arme principale, mais Karl-Anthony Towns est devenu une plaque tournante, utilisé en tête de raquette. Le meneur n’a ainsi plus besoin de tout créer balle en main, OG Anunoby et Mikal Bridges attaquent davantage les espaces, Josh Hart coupe et relance, tandis que KAT punit les défenses qui hésitent entre monter sur lui ou protéger la raquette.

Sur la saison, les Spurs ont eu le meilleur bilan. Sur les confrontations directes, les Knicks ont l’avantage : 2-1 en intégrant la finale de la NBA Cup. Et, sur le papier, ce n’est pas forcément l’adversaire idéal pour San Antonio.

À noter qu’en France, c’est Prime Video qui diffusera en direct l’intégralité des rencontres, beIN Sports proposant de son côté les matchs en différé le lendemain.

San Antonio Spurs

Titulaires : De’Aaron Fox, Stephon Castle, Devin Vassell, Julian Champagnie, Victor Wembanyama

Banc : Keldon Johnson, Dylan Harper, Luke Kornet, Harrison Barnes, Carter Bryant, Bismack Biyombo…

Absents : Aucun

Coach : Mitch Johnson

New York Knicks

Titulaires : Jalen Brunson, Mikal Bridges, Josh Hart, OG Anunoby, Karl-Anthony Towns

Banc : Miles McBride, Landry Shamet, Jose Alvarado, Jordan Clarkson, Mitchell Robinson, Mohamed Diawara, Tyler Kolek, Pacôme Dadiet…

Incertain : Mitchell Robinson

Coach : Mike Brown

Forces / Faiblesses
San Antonio Spurs

Le facteur Wembanyama

Il est l’élément qui déforme toute la série. En saison régulière : 25,0 points, 11,5 rebonds, 3,1 passes et 3,1 contres de moyenne, à 51,2% aux tirs et 34,9% à 3-points. En playoffs : 23,2 points, 10,8 rebonds et 3,5 contres par match. Son impact défensif est le premier problème de New York. Placé sur Josh Hart ou sur le shooteur le moins dangereux, il peut rester près du cercle, fermer les lignes de pénétration de Jalen Brunson et protéger la raquette sans défendre directement sur Karl-Anthony Towns. Tout l’enjeu pour les Knicks est de trouver un moyen de contourner ou de réduire la couverture défensive du Français. Le Thunder a montré quelques pistes…

Le rythme et l’attaque rapide

San Antonio ne veut pas jouer 48 minutes sur demi-terrain contre les Knicks. Les Spurs devront courir dès que possible, profiter des rebonds défensifs de Victor Wembanyama pour attaquer vite, et créer des décalages avant que les Knicks puissent choisir leurs duels. C’est là que Fox et Castle seront essentiels. Si New York parvient à imposer un rythme lent, la série peut devenir compliquée pour la jeune troupe de San Antonio.

L’expérience

C’est le paradoxe texan. La franchise connaît les Finals, mais ce groupe-là les découvre. Wembanyama, Castle, Harper, Vassell ou Champagnie n’ont jamais joué à ce niveau. Le Game 7 remporté à Oklahoma City a déjà validé leur maturité. Mais les Finals sont tout autre chose : deux jours entre chaque duel, une pression médiatique permanente (surtout face à New York…), des fins de match irrespirables. New York, avec Brunson, Towns, Bridges, Anunoby, Hart ou Clarkson, possède davantage de joueurs déjà habitués à encaisser ce type d’atmosphère.

New York Knicks

Une attaque devenue collective

Depuis que Karl-Anthony Towns est davantage utilisé comme créateur, les Knicks ne sont plus seulement une équipe d’isolation. KAT est le deuxième meilleur passeur de New York dans ces playoffs (5,9 passes de moyenne), et son adresse extérieure change tout : 48,9% à 3-points depuis la fin de la saison régulière, ce qui oblige les défenses à monter très haut. Pour Victor Wembanyama et les Spurs, ce sera un dilemme permanent : protéger le cercle ou presser KAT. Autour de ce duo, les profils sont parfaitement complémentaires. Bridges coupe, sanctionne et défend. Anunoby attaque les intervalles. Hart apporte du chaos au rebond et dans le jeu rapide. Clarkson et Shamet peuvent punir les aides.

La taille et le rebond

C’est peut-être le plus gros danger pour San Antonio. New York peut aligner beaucoup de taille et de puissance, notamment avec Towns, Anunoby, Hart, Bridges et, peut-être, Mitchell Robinson. Lors du dernier duel entre les deux équipes, Karl-Anthony Towns avait pris 14 rebonds, dont 5 offensifs. Si Victor Wembanyama est aspiré loin du cercle, San Antonio devra être très sérieux pour verrouiller le rebond avec ses extérieurs. Parce que New York peut aussi se nourrir des secondes chances…

La santé de Mitchell Robinson

C’est le point d’interrogation. S’il peut jouer, même diminué, Mitchell Robinson donne à Mike Brown une option physique supplémentaire sur Victor Wembanyama. S’il est absent ou trop limité, Towns devra davantage défendre près du cercle, ce qui l’exposera aux fautes et aux attaques répétées de Fox et Castle. Les Knicks peuvent jouer petit et rester très dangereux offensivement, mais contre Victor Wembanyama, l’absence d’un vrai protecteur de cercle se paie vite.

Où placer Victor Wembanyama ? Tout partira de là. Les Spurs devraient éviter de mettre Victor Wembanyama directement sur Karl-Anthony Towns, pour ne pas l’éloigner du cercle et ainsi garder ce qui a fait leur force toute la saison. Mitch Johnson a souvent préféré placer son Français sur un joueur moins dangereux à 3-points, afin de lui permettre d’être en aide permanente. Contre New York, cela signifie probablement qu’il sera sur Josh Hart. Sur le papier, le calcul est logique. Mais Josh Hart est aussi le genre de joueur qui peut faire exploser un plan par son activité.

S’il coupe dans le dos de Victor Wembanyama, s’il réussit ses tirs ouverts, s’il attaque le rebond offensif pendant que « Wemby » vient aider, les Knicks peuvent retourner le choix défensif des Spurs contre eux. Mike Brown l’a déjà annoncé : si les Spurs mettent leur pivot sur Hart, il veut que Hart tente sa chance.

Ce dernier est donc peut-être la clé de la série car s’il réussit, comme Alex Caruso, à sanctionner lorsqu’il est ouvert, il va forcer Wemby et les Spurs à réfléchir… et forcément ouvrir des espaces dans la raquette texane.

San Antonio

Stephon Castle

Arrière titulaire

Son duel avec Jalen Brunson va être immense. Pas seulement parce qu’il devra défendre sur lui, mais parce qu’il devra aussi l’attaquer. Stephon Castle a la taille et la puissance pour poser des problèmes au meneur des Knicks. S’il force Jalen Brunson à défendre sur de longues possessions, s’il trouve Victor Wembanyama dans le bon timing et s’il limite ses pertes de balle, San Antonio aura de grandes chances de faire mal à New York.

New York

Josh Hart

Ailier titulaire

C’est lui, le joueur qui peut faire sauter le plan des Spurs. Si Victor Wembanyama est bien placé sur l’ailier à tout faire des Knicks, Josh Hart aura des tirs, des coupes et des rebonds à aller chercher. Il n’a pas besoin d’être la première option, mais il doit être suffisamment dangereux pour empêcher Victor Wembanyama de rester toute la série dans la raquette. Et ainsi libérer des espaces pour l’ensemble de ses camarades.

DateLieuScoreVainqueur
16 déc. (NBA Cup)Las Vegas124 – 113New York
31 déc.San Antonio134 – 132San Antonio
1er marsNew York114 – 89New York

Bilan : 2-1 pour New York — Lors de la NBA Cup, Wembanyama sortait du banc. À San Antonio, la victoire est venue après une frayeur au genou de Wemby. Au MSG, les Knicks avaient largement dominé en éloignant Wembanyama de la raquette.

Pronostics de la rédaction

Ce n’est pas une finale dont la balance penche clairement d’un côté. New York n’est clairement pas l’adversaire idéal pour les Spurs. Les Knicks ont plus d’expérience, plus de densité sur les ailes, une attaque devenue beaucoup plus collective et un historique récent face aux Spurs. Les Knicks ont aussi l’avantage d’avoir déjà prouvé qu’ils pouvaient faire douter le plan défensif texan, notamment en utilisant Josh Hart comme appât et Karl-Anthony Towns comme plaque tournante. Et ils arrivent en pleine confiance, avec 11 succès de suite à l’Est, et de la fraîcheur puisqu’ils viennent d’enchaîner deux sweeps…

Mais San Antonio a l’avantage du terrain, plus de vitesse, plus de verticalité et surtout Victor Wembanyama. Sur sept matchs, la capacité du Français à modifier les tirs, à imposer des ajustements constants et à générer des solutions, même dans les possessions mal embarquées, peut faire la différence. Les Knicks peuvent gagner cette série si Karl-Anthony Towns et ses camarades parviennent à forcer Victor Wembanyama à défendre loin du cercle et si Jalen Brunson contrôle totalement les fins de match. Mais les Spurs ont un peu plus de marge athlétique, un joueur capable de changer le plan de jeu adverse sur chaque possession et deux cibles claires (Jalen Brunson et Karl-Anthony Towns) en attaque.

MatchDateHoraire (FR)Lieu
Game 1Mer. 3 juin02h30Frost Bank Center, San Antonio
Game 2Ven. 5 juin02h30Frost Bank Center, San Antonio
Game 3Lun. 8 juin02h30Madison Square Garden, New York
Game 4Mer. 10 juin02h30Madison Square Garden, New York
Game 5 *Lun. 13 juin02h30Frost Bank Center, San Antonio
Game 6 *Mar. 16 juin02h30Madison Square Garden, New York
Game 7 *Ven. 19 juin02h30Frost Bank Center, San Antonio

* si nécessaire

(comme d’habitude, un match indiqué le mercredi aura lieu dans la nuit de mercredi à jeudi en France)

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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