Lockout : la future clause d’amnistie expliquée dans les détails

Les propriétaires avaient déjà une clause d’amnistie, la fameuse «Allan Houston rule», qui leur permettait de se défausser d’un gros salaire gênant afin qu’il ne compte pas dans la masse salariale. Ils veulent faire évoluer cette règle, et celle-ci pourrait désormais s’appeler la «Gilbert Arenas rule».

Ken Berger, de CBSSports, révèle les détails de cette nouvelle proposition, et c’est très intéressant. Selon notre confrère, les propriétaires voudraient donc pouvoir effacer un salaire encombrant des tablettes. Pour cela, il disposerait de cette exception qui leur permettra de couper un joueur en effaçant 75 % du salaire de leur masse salariale. Quant aux 25 % restants, ils pourraient être répartis sur toutes les années du contrat en cours alors que le joueur, lui, toucherait son salaire intégral.

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Une manière habile de baisser le salaire des joueurs…

Par exemple, si Orlando décidait de couper Gilbert Arenas, celui-ci toucherait les 62 432 762 de dollars de son contrat. Mais le Magic n’aurait plus que 15,6 millions de dollars à inclure dans sa masse salariale sur trois ans, soit 5,3 millions de dollars par an. Le joueur pourrait signer dans un autre club.

La proposition semble donc intéressante, si ce n’est qu’il faut encore qu’elle soit acceptée par l’union des joueurs. Car il y a un effet boomerang. En acceptant de descendre leur part dans les revenus, les joueurs se mettent en effet sous la menace de devoir rembourser une partie de leurs salaires si le montant total perçu par les joueurs est supérieur au plafond fixé par la ligue. Cette clause d’amnistie pourrait donc être un outil indirect, pour les propriétaires, servant à réduire le salaire de leurs joueurs.

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Coordinateur du site éditorial Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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