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Trade deadline : des perdants et des points d’interrogation

Pendant trois jours, et même encore davantage avec le long feuilleton Anthony Davis, la fin du marché des transferts a tenu en haleine toute la NBA. À l’arrivée, 26 franchises ont d’ailleurs modifié leur effectif, et on fait le tour des équipes dont les dernières tractations suscitent bon nombre de questions.

Si plusieurs équipes sont satisfaites de leurs manoeuvres des dernières heures précédant la clôture du marché des transferts, d’autres font en revanche grise mine, que ce soit parce qu’elles n’ont pas réussi à se renforcer comme souhaité, soit parce qu’elles en ressortent affaiblies, même sur le long terme, ou encore parce qu’elles n’ont abouti à aucun accord.

UN JEU DANGEREUX

NEW ORLEANS : Si, du point de vue des Lakers, il semble plus raisonnable de poursuivre la saison ainsi, il est légitime de se demander si les Pelicans n’auraient pas dû accepter la dernière offre angeleno. Au bout du compte, qui d’autre proposera mieux qu’un package composé de Lonzo Ball, Brandon Ingram, Kyle Kuzma, Josh Hart, Ivica Zubac, Kentavious Caldwell-Pope et deux premiers tours de draft pour un joueur qui a annoncé publiquement son intention de partir ? Boston ? Stratège en maître, il est bien possible que Danny Ainge se montre moins généreux l’été prochain au moment de faire sa proposition. Que les Pelicans désirent montrer à Rich Paul et au reste de la ligue qu’on ne les manipule pas aussi facilement est une chose, que l’ego prenne le pas sur la rationalité en est une autre. New Orleans peut espérer que ce refus de négocier fasse monter les enchères l’été prochain, il est aussi possible que la concurrence se montre plus modérée, Lakers compris. Désormais, les Pelicans sont contraints de faire jouer leur intérieur, certes avec un temps de jeu contrôlé, au risque qu’il se blesse.

Par ailleurs, la gestion du transfert de Nikola Mirotic intrigue : d’après ESPN, les Sixers auraient discuté d’un échange de Markelle Fultz avec la Nouvelle-Orléans pour l’ailier fort. Finalement, la franchise de Louisiane obtient quatre seconds tours de draft. Ne valait-il pas mieux tenter le pari, « sans risque » comme le dit Orlando, de l’ancienne star de la fac de Washington ?

Pour l’heure, en dehors d’être passé sous le seuil de la « luxury tax », la gestion des Pelicans questionne toujours et difficile de penser qu’il en soit autrement l’été prochain.

DES ÉCHECS QUI PEUVENT LAISSER DES TRACES

CHARLOTTE : Pour Mitch Kupchak arrivé cet été, cette clôture du marché s’est avéré un camouflet : la pression sur Charlotte existe bel et bien. La prolongation de Kemba Walker semble liée à une participation aux playoffs et dans cette optique, un renfort aurait grandement aidé la tâche d’une équipe actuellement 7e de la conférence Est avec un bilan négatif. L’accord avec Memphis autour de Marc Gasol était proche d’être finalisé mais les Grizzlies ont préféré aller voir du côté de l’Ontario. Charlotte avait pourtant un premier tour de draft dans la balance…

Désormais, les Hornets vont devoir se battre avec leurs armes et éventuellement chercher un joueur sur le marché des free agents, mais rien ne dit qu’elle sera prioritaire pour les joueurs coupés ou en passe de l’être. L’avenir à court et moyen terme se complique et les récentes déclarations du GM n’ont rien de rassurantes…

LA LAKERS : Beaucoup de bruit pendant des jours et au bout du compte, les nouveaux Lakers se nomment Reggie Bullock et Mike Muscala. Nous sommes bien loin d’une arrivée en grande pompe d’Anthony Davis. Pour autant, ce n’est pas forcément pour cet échec que les Californiens sont à classer dans les perdants. D’une part, aussi talentueux soit Anthony Davis, il semblait ahurissant que Los Angeles se défasse de la moitié de son équipe et de nombreux tours de draft pour le Pelican. Ils seront toujours en position de l’obtenir l’été prochain. En cela, ce non-échange est peut être davantage un mal pour en bien. On peut toutefois s’interroger sur cette obsession des Lakers aux dépens du moindre plan B. Les venues de Bullock et Muscala ne feront pas de mal sur le plan sportif, notamment à 3-points, mais Los Angeles ne joue que les playoffs cette saison et ceux-ci étaient déjà possibles sans eux. Après tout, leur chute dans le classement coïncide avec la blessure de LeBron James (23-15 avec l’ailier, 5-12 sans lui). Lui de retour, les Lakers pouvaient légitimement espérer attraper cette huitième place sans perdre deux joueurs prometteurs et un second tour de draft pour deux futurs free agents. Des joueurs qui auraient pu servir à l’avenir, soit sur le terrain, soit pour d’autres transactions plus intéressantes.

Enfin, tous ces bruits signifient que les Lakers ont montré leurs cartes au reste de la ligue, du moins une bonne partie d’entre elles et au royaume des Danny Ainge et Jerry West, ce manque de discrétion pourrait coûter cher.

UNE STRATÉGIE DOUTEUSE

PHOENIX : Quel est le projet des Suns ? Très faiblard sur le poste de meneur, l’effectif d’Igor Kokoskov n’a guère été renforcé sur cette position puisque la seule arrivée au cours des dernières heures se nomme Tyler Johnson (Wayne Ellington étant appelé à être coupé). Le combo-guard du Heat peut certes dépanner à la mène mais n’est en rien un spécialiste du genre et si les Suns ont de place dans leur livre comptable, son contrat pèsera tout de même plus de 19 millions de dollars la saison prochaine. Évidemment, Phoenix n’a plus rien à jouer cette saison, si ce n’est sa place à la Draft 2019 et une acquisition dès maintenant n’était en rien une urgence, mais au regard des éléments à sa disposition, il est difficile de ne pas penser que la franchise a manqué une opportunité.

DETROIT : Dans une course compliquée pour les playoffs, Detroit se trouvait devant un choix compliqué en amont de cette trade deadline : tenter de trouver un renfort pour cette fin de saison ou commencer à préparer la prochaine intersaison. Dans l’incapacité de dégoter Mike Conley, la franchise semble avoir finalement opté pour la deuxième option, sans pour autant remanier les fondations. Contre le bon Reggie Bullock et un Stanley Johnson frustrant en dépit de son potentiel, les Pistons ont récupéré Svi Mykhailiuk, Thon Maker et un second tour de draft (des Lakers). Puis bientôt Wayne Ellington.

En clair, Detroit n’aide pas ses chances de playoffs pour cette année et ne s’offre pas beaucoup plus de souplesse pour cet été. Reggie Jackson est toujours dans l’effectif et il faudra donc attendre la prochaine intersaison pour voir si les Pistons parviennent à assembler un groupe plus attractif autour de Blake Griffin. Sur le long terme, les deux nouveaux arrivants pourraient être de très bonnes pioches mais pour le moment, le projet de Detroit reste toujours très flou…

EN INCAPACITÉ DE MIEUX FAIRE ?

MIAMI : Cette saison, Pat Riley n’a pas fait de miracle. Il y a de bonnes nouvelles du côté floridien : les départs de Tyler Johnson, estimé par la franchise mais surpayé, et Wayne Ellington, plus utilisé par Erik Spoelstra, permettent à Miami de réduire leur « luxury tax » de 9.7 millions à 1.8 million de dollars mais pas de passer sous le seuil.

Sur le plan sportif en revanche, Miami ne s’est guère renforcé : pour l’heure, la franchise va d’abord se pencher sur la condition physique de Ryan Anderson, ce qui signifie qu’il ne sera pas opérationnel de suite. Pour la dernière saison de Dwyane Wade, le Heat veut jouer les playoffs et sans Goran Dragic, absent encore au moins deux semaines, et Derrick Jones Jr, de retour en mars, c’est une perspective qui se complique.

Si le coach floridien peut y voir plus clair dans sa rotation, la situation de Wayne Ellington rendue publique n’a probablement pas aidé Miami à obtenir davantage pour le joueur. À noter que Miami devra signer un autre élément puisque l’effectif n’en comporte plus que 13, soit un en-dessous du seuil minimum.

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