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Histoire Magazine News

Numéro 8 ou 24 ? Les plus grands moments de la carrière de Kobe Bryant

Il aurait été injuste d’honorer un seul numéro de Kobe Bryant. Pourquoi plus le #8 que le #24 ? Ou l’inverse ? Les Lakers ont donc décidé, ce lundi 18 décembre, de retirer les deux maillots du MVP 2008 comme pour rendre hommage à sa carrière dans son intégralité, mais aussi aux deux faces du « Black Mamba ».

Car il est incontestable que ce changement de numéro, à l’été 2006, traduit un changement de direction dans la carrière de Kobe Bryant. Il l’avait lui-même expliqué.

« C’est clair comme de l’eau de roche pour moi parce que ce sont deux personnes différentes dans un certain sens. On a une certaine mentalité quand on arrive dans la ligue, on est littéralement un chasseur de têtes, n’est-ce pas ? Parce que tu veux te faire un nom et dire : ‘J’ai ma place ici’. Et pour ça, tout le monde doit partir. Puis tu atteins un niveau de maturité et ce numéro 24 arrive, il s’agit moins de domination, mais plutôt de se demander : ‘Comment est-ce que je peux aider les autres à grandir, comment emmener un ensemble de gars à former un groupe ?’. C’est une grande différence. »

Petit moment d’histoire d’abord : d’où vient son numéro 8 ? De deux instants. D’abord, d’un camp ABCD d’Adidas, où Kobe Bryant se fait repérer et où il portait le numéro 143, il a simplement opéré un jeu d’addition : 1 + 4 + 3 = 8. C’était aussi son numéro en Italie lorsqu’il accompagnait son papa, alors star du basket transalpin.

Revenons donc sur cinq grands moments du Kobe Bryant version 8, souvent surnommé « Afro Kobe », parfois à tort puisqu’il a commencé sa carrière avec le crâne rasé et abandonnera l’afro durant la saison 2001-2002.

NUMERO 8 (16 866 points, 8 sélections All-Star, 3 titres NBA)

Ses duels avec Michael Jordan

Dès ses premières secondes en NBA, Kobe Bryant fut comparé à Michael Jordan. Il n’est pas le premier à l’être, ni le premier à être comparé à des illustres anciens. Shaquille O’Neal était bien le digne descendant de Wilt Chamberlain, mais le premier n’a jamais croisé le second sur un parquet. Ce qui rend ce passage de témoin aussi unique, c’est que Kobe Bryant a, lui, eu la chance d’affronter Michael Jordan.

Si le jeune arrière remplaçant des Lakers avait déjà la volonté farouche de « détruire » le quintuple MVP des Bulls, il a surtout appris énormément auprès du maître. En discutant, en se chambrant avec « His Airness », le futur meilleur marqueur de l’histoire de la franchise dorée de Los Angeles a probablement pris plus d’épaisseur que pendant des matches entiers de saison régulière.

Son premier All-Star Game en 1998

Dès sa seconde saison dans la ligue, Kobe Bryant s’installe parmi les All-Stars. Et impossible d’offrir un plus bel écrin que le Madison Square Garden et le dernier match des étoiles – pensait-on alors – de Michael Jordan. Kobe Bryant profite de l’instant, comme toujours, pour défier « Son Altesse » et les meilleurs joueurs du monde.

Certes, il a beaucoup shooté, mais il a surtout posé les premiers highlights de sa carrière dans l’exercice : un 360°, un superbe alley-oop avec Kevin Garnett, un sky-hook sur Dikembe Mutombo. Le début de la légende puisque quelques années plus tard, il deviendra le meilleur marqueur de l’histoire des All-Star Games avec 290 points – il sera ensuite dépassé par LeBron James.

Son triplé avec Shaquille O’Neal

Entre 2000 et 2002, les Lakers écrasent la concurrence avec un Shaquille O’Neal dominant comme peu de joueurs l’ont été dans l’histoire du basket. En Finals, Shaq réalise des performances que seuls Michael Jordan (et probablement LeBron James avec Cleveland depuis trois saisons) peut regarder dans les yeux. Seulement, le pivot a besoin d’un lieutenant, et ce sera le jeune Kobe qui monte en puissance au fil des saisons.

En 2000, il prend les commandes des Lakers dans le money-time du Game 4 contre Indiana (15.6 points, 4.6 rebonds, 4.2 passes de moyenne). Shaq est out et Kobe écrit les premières pages de sa légende de clutch player.

En 2001, il livre un magnifique duel avec Allen Iverson (24.6 points, 7.8 rebonds, 5.8 passes). En 2002, il est parfait face aux Nets (26.8 points, 5.8 rebonds, 5.3 passes). Dans cette ascension, Kobe Bryant a parfois été meilleur que Shaq dans certaines séries de playoffs, s’installant comme un véritable alter ego, et non un simple lieutenant ou porteur d’eau.

Ses 9 matches d’affilée à 40 points

Entre le 6 et le 23 février 2003, soit neuf matches de suite, Kobe Bryant va marquer 40 points ou plus. Une série offensive de folie, un coup de chaud monumental, un moment comme on en voit très peu par décennie.

En quelques rencontres, il va produire des actions devenues des classiques de sa carrière : son poster face à Yao Ming ou son enchaînement dribble et dunk d’anthologie contre Denver. Dans l’histoire de la NBA, seuls Wilt Chamberlain (au début des années 60) et Michael Jordan (en 1986-87) ont fait mieux ou aussi bien. Cerise sur le gâteau, les Lakers enregistrent 7 victoires sur ces 9 matches.

81 points

Sa plus grosse performance. Sa plus mémorable. La plus inimaginable. Un simple match contre Toronto en hiver va se transformer en show inoubliable. Kobe Bryant avait déjà marqué les esprits avec 62 pts en trois quart-temps en décembre 2005 contre Dallas. Mais cette fois-ci, l’arrière des Lakers joue tout le match, score 55 pts en deuxième mi-temps et dépasse tous les anciens records. Les 100 pts de Chamberlain seront les seuls à résister. Le symbole d’une saison où il devient meilleur marqueur de la ligue avec 35.4 pts de moyenne, la meilleure moyenne de sa carrière et la 8e de l’histoire de la NBA.

NUMERO 24 (16 178 points, 7 sélections All-Star, 2 titres NBA, 1 titre MVP)

Puis, à la fin de cette saison 2005-2006 où ses performances ont écœuré les défenses de toute la ligue, Kobe Bryant change de peau pour reprendre la métaphore du serpent, si chère à ses yeux. Il porte désormais le numéro 24. Pourquoi ce choix ? Pour passer devant Michael Jordan, le légendaire numéro 23, comme certains le pensaient ?

« Au lycée, je portais le numéro 24. Puis je suis passé au 33 car c’était le numéro que portait mon père et je voulais perpétuer la tradition. Mais arrivé aux Lakers, je ne pouvais pas le garder (ndlr : Kareem Abdul-Jabbar l’ayant porté). »

Le nouveau Kobe est arrivé. Mais il n’a pas tellement changé. Toujours aussi glouton offensivement, il deviendra de moins en moins athlétique avec les années. Mais sa technique s’affine, il maîtrise tous les fondamentaux à un degré quasi inégalé dans l’histoire. Il accumule les records et collectivement, il gagne à nouveau. Sans Shaquille O’Neal.

Ses 4 matches de suite à 50 points

En effet, il avait déjà fait monter le thermomètre avec ses 9 matches à 40 points, mais là, il va carrément le casser avec des montées de température à 65, 50, 60 et 50 unités. Les chiffres sont vertigineux. Entre le 16 et 23 mars 2007, il cumule 225 points marqués avec 76 shoots inscrits, soit 56 points de moyenne à 54% de réussite ! Un bilan prodigieux pour un arrière qui shoote autant de loin. On ajoute alors 56 lancers-francs à 93%, et on obtient la série offensive la plus impressionnante de ces 30 dernières années.

Dans l’histoire, il rejoint Wilt Chamberlain sur une planète unique où il demeure le seul joueur extérieur. La performance est immense, historique, monstrueuse. Il suffit de choisir l’adjectif le plus précis : « Kobesque » peut-être.

Le MVP 2008

Si Kobe Bryant, talent individuel hors norme, n’avait jamais été récompensé par un trophée de MVP, l’injustice aurait été totale. Dans le courant de la saison 2007-2008 – déjà bien entamée par les Lakers – l’arrivée de Pau Gasol propulse le « Black Mamba » et compagnie dans les sommets de la conférence Ouest.

Kobe Bryant est donc le meilleur joueur du monde, dans la meilleure formation de sa conférence. Le trophée ne peut lui échapper. Il devance Chris Paul et Kevin Garnett. Champion NBA, MVP du All-Star, meilleur marqueur, MVP de la ligue, il ne lui manque qu’un trophée individuel : celui du MVP des Finals. Il lui échappe en Finals contre Boston, vaincu 4-2.

Le doublé en 2010

Il prendra sa revanche en 2010, pour un doublé après le titre conquis en 2009 contre Orlando. Kobe Bryant est exquis en Finals, mais le Magic de Dwight Howard, certes solide, possède trop de lacunes pour lutter face à une formation californienne aussi bien composée et coachée par Phil Jackson. Il faut donc un remake de la finale 2008 pour offrir une dose de spectacle, d’intensité, de rivalité et de légende en plus.

Les Finals de 2010 sont peut-être le sommet de la carrière de Kobe Bryant. Malgré une blessure à l’index droit et face à la défense physique et précise de Boston, le « Black Mamba » vide son réservoir offensif, défensif, physique et mental. La série est acharnée, passionnante, le Game 7 inoubliable. Kobe arrache son 5e titre. « Un de plus que Shaq », lancera-t-il en conférence de presse, avec un sourire en coin. Mais un de moins que Michael Jordan…

Le 3e scoreur de tous les temps

Il n’y aura pas de panier pour les mémoires, puisque Kobe Bryant a dépassé Michael Jordan au classement des meilleurs marqueurs de l’histoire de la NBA avec deux lancers-francs, face au Wolves le 14 décembre 2014. Comme ses premiers points dans la ligue en 1996 au Madison Square Garden.

Le scoreur extérieur le plus prolifique de tous les temps en NBA peut enfin souffler : en gravissant la montagne Jordan, il a réussi l’un des défis les plus fous de sa carrière. Son plus beau ? Le plus symbolique assurément.

Son dernier match, à 60 points

Les blessures ont plombé la fin de carrière de Kobe Bryant. De longs mois d’absence l’ont obligé à vivre des rééducations éprouvantes pour un joueur aussi âgé. Ainsi, ses deux dernières saisons et ses derniers matches ont souvent été pénibles à observer mais cette tournée d’adieux – jugée exagérée pour certains – a fait ressurgir pas mal de souvenirs.

Mais Kobe Bryant n’est pas devenu l’un des plus grands joueurs et compétiteurs de l’histoire pour se laisser offrir des fleurs et marquer sur des défenseurs énamourés qui apprécient de voir l’étoile briller une dernière fois. Pour terminer vingt années consacrées au basket, il fallait signer le dernier chapitre d’un point final, d’exclamation même. Ce sera une performance XXL : 60 points contre Utah, le shoot de la victoire et une nouvelle soirée inoubliable. Une de plus pour Kobe Bryant et la prochaine, et dernière, et pour ce lundi soir.

Basket USA

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