Cameron Carr n’a encore disputé que quelques minutes en NBA, car une élongation à l’oblique droit lui a fait manquer les trois dernières rencontres de présaison, puis les six premiers matchs de saison régulière des Lakers.
Vu à son avantage lors des Summer Leagues, le rookie a finalement effectué ses débuts contre Toronto, avant de rejouer dans les dernières secondes de la large victoire face à Miami. JJ Redick entend toutefois prendre son temps avec son jeune ailier.
« Il a laissé une très bonne impression parce qu’il pose d’excellentes questions », explique l’entraîneur. « Il veut apprendre et être entraîné. Durant les six à douze prochains mois, le plus important sera de développer sa capacité à supporter le contact physique. »
À l’école des défenseurs
Avec son 1m96 pour environ 83 kilos, Cameron Carr doit encore se renforcer pour résister aux exigences de la NBA. Mais son entraîneur apprécie déjà son bagage technique et ses instincts des deux côtés du terrain.
« Il possède une très bonne base », poursuit JJ Redick. « Il comprend naturellement le jeu. Il peut vraiment shooter et être dynamique en attaque. Il sait trouver le chemin du cercle et a de vraies qualités athlétiques. »
Le rookie profite également de ses premières semaines pour étudier le jeu de Matisse Thybulle, Ziaire Williams et Quentin Grimes, trois défenseurs aux profils différents dont il espère s’inspirer.
« Ils défendent tous de manière très différente », souligne-t-il. « Chacun possède ses points forts et ses particularités. J’essaie de prendre un petit élément chez chacun. »
Cette volonté d’apprendre se prolonge devant les vidéos. Cameron Carr passe une partie de ses soirées à revoir les rencontres afin de mieux comprendre les rotations et les situations dans lesquelles la défense doit improviser.
Toujours prêt à recevoir une passe de Luka Doncic
En attaque, Cameron Carr doit surtout apprendre à évoluer aux côtés de Luka Doncic. La créativité du Slovène l’oblige à rester constamment disponible, même lorsque la passe semble impossible.
« Avec la magie de Luka, il peut y avoir beaucoup de passes sans regarder », sourit-il. « Je dois donc toujours avoir les mains prêtes et être en position de tirer dès qu’il peut me voir. »
Le rookie ne cache d’ailleurs pas son admiration pour les deux moteurs offensifs des Lakers.
« Je joue avec le meilleur scoreur du moment. C’est fou : c’est Luka Doncic ! C’est totalement différent de l’université. Luka et Austin Reaves font partie des meilleurs au monde pour une raison. Je les écoute et j’apprends. L’essentiel est de ne pas répéter deux fois la même erreur. »
Son père avait perdu face à Kobe Bryant
Et si Cameron Carr découvre encore l’univers des Lakers, son histoire familiale possède déjà un lien avec la franchise. Son père, Chris Carr, avait terminé deuxième du Slam Dunk Contest 1997, remporté par Kobe Bryant. Une défaite devenue une source inépuisable de plaisanteries dans la famille.
« J’étais à l’école primaire lorsque j’ai vraiment compris que mon père avait participé au concours », raconte Cameron Carr. « Il déteste revoir les images parce qu’elles passent tout le temps. »
Sa sœur a même transformé la scène en rituel d’anniversaire.
« Elle avait publié une capture de Kobe tenant le trophée, avec mon père derrière qui semblait penser : ‘Mince, je viens de perdre.’ Elle avait ajouté : ‘Joyeux anniversaire, papa !’ Depuis, nous lui envoyons l’image chaque année dans notre conversation familiale. »
Près de trente ans après la défaite de son père face à Kobe Bryant, Cameron Carr a donc rejoint les Lakers. De quoi offrir à sa famille une nouvelle raison de parler de la franchise californienne…
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