Matchs
NBA
Matchs
NBA

Grand ménage à Indiana : le Fever perd sa présidente et sa GM

WNBA – Après une saison marquée par des résultats décevants et des tensions autour de ses supporters, le Fever change de direction. Kelly Krauskopf démissionne et Amber Cox a été licenciée, à l’aube d’une intersaison cruciale pour Caitlin Clark.

Indiana FeverGrand ménage à Indiana. Alors que les Finals WNBA battent leur plein, le Fever a décidé de tourner une page importante de son histoire. Vendredi, Kelly Krauskopf, présidente de la franchise, a d’abord annoncé son départ. Et quelques heures plus tard, c’était au tour de la GM, Amber Cox, d’être licenciée !

Deux départs aux circonstances assez différentes. Kelly Krauskopf avait prévenu ses dirigeants avant la fin de la saison qu’elle souhaitait passer la main, tandis qu’Amber Cox a été remerciée, selon ESPN.

Une figure historique s’en va

Pour Kelly Krauskopf, ce départ marque la fin d’une aventure de près de 30 ans. Présente lors de la création du Fever en 2000, elle avait construit l’équipe championne WNBA en 2012, avant de rejoindre les Pacers en 2018.

Elle était revenue en 2024, avec l’ambition de bâtir une équipe championne autour de Caitlin Clark.

« Ce fut un honneur et un privilège de contribuer à construire et à diriger le Indiana Fever avec le soutien et la confiance de Herb Simon », a-t-elle déclaré. « Le Fever est promis à un avenir passionnant et je suis fière d’avoir contribué à poser les bases de sa croissance et de ses futurs succès. »

Le départ d’Amber Cox est plus brutal et intervient dans un climat particulièrement tendu. Arrivée en 2024, la GM n’a en effet pas réussi à transformer le potentiel du trio Clark – Aliyah Boston – Kelsey Mitchell en titre, Indiana ayant été éliminé dès le premier tour des playoffs après 28 victoires en saison régulière.

Mais au-delà des résultats et de choix de recrutement critiqués, la franchise doit également gérer une polémique autour de ses supporters. Début octobre, Amber Cox avait en effet pris leur défense après plusieurs incidents, notamment une altercation entre A’ja Wilson et un spectateur du Fever en playoffs.

« Les attaques contre nos supporters n’ont aucun fondement dans la réalité, et elles doivent cesser », avait-elle assuré, affirmant qu’aucun spectateur n’avait été exclu cette saison pour violation du code de conduite de la WNBA.

Une sortie immédiatement contestée par Brianna Turner, ancienne joueuse d’Indiana. « C’est totalement faux. Des joueuses, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’organisation, se sont plaintes à plusieurs reprises des supporters du Fever. Ce n’est pas le cas de tous les fans, mais c’est bien une tendance », avait-elle répliqué.

Une réputation à reconstruire

De son côté, Kelsey Mitchell avait également évoqué les difficultés rencontrées par les joueuses d’Indiana face à certains comportements.

« Je ne pense pas que les gens comprennent tout ce que nous endurons. Si je vous montrais les messages haineux que je reçois… Certains jours sont vraiment très difficiles », avait-elle confié.

Même Caitlin Clark avait dénoncé les discours racistes ou haineux tenus en son nom, assurant qu’ils ne correspondaient pas à ses valeurs. Selon CBS Sports et The Athletic, ces tensions ont également affecté l’image de la franchise auprès de certaines joueuses et de leurs agents.

Dans ce contexte, le licenciement d’Amber Cox prend une dimension particulière, même si Indiana n’a pas officiellement établi de lien entre ces polémiques et son départ.

« Amber nous a aidés à accompagner la croissance spectaculaire de la WNBA et de notre franchise », a simplement déclaré Mel Raines, présidente de Pacers Sports & Entertainment, dans un communiqué.

La nouvelle direction devra désormais résoudre plusieurs dossiers brûlants, à commencer par l’avenir de Kelsey Mitchell, qui n’a pas caché ses hésitations à prolonger. Caitlin Clark est également éligible à une prolongation anticipée, tandis que le poste de la coach Stephanie White ne serait pas menacé.

WhatsAppSuivez toute l'actualité NBA sur la chaîne WhatsApp de Basket USA

Google ActualitésSuivez nous également sur Google Actualités

Coordinateur du site éditorial Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

Tags →
Le fil info en direct
Commentaires
Forum (et HS)  |   +  |   Règles et contenus illicites  |