Pour son premier match de la saison, Cleveland a offert deux visages diamétralement opposés. Irrésistibles pendant une mi-temps, les Cavaliers ont ensuite subi la pression et l’agressivité des Sixers, au point de ne marquer que 37 points après le repos. Un scénario déjà vu lors des derniers playoffs face aux Knicks…
L’avance de 29 unités s’est ainsi transformée en une défaite de huit points, malgré les 32 points et 10 rebonds de Donovan Mitchell.
« Ils ont augmenté leur pression et leur niveau de jeu physique », constate Kenny Atkinson. « C’était assez évident et nous ne l’avons pas bien géré. Avec 15 ballons perdus, la bataille des possessions bascule de l’autre côté et cela vous met dans une situation difficile. »
Une pression digne des playoffs
Après une première période maîtrisée, Cleveland a éprouvé les plus grandes difficultés à simplement remonter le ballon. Philadelphie a transformé ses interceptions en paniers rapides, tout en coupant les principales lignes de passe vers Donovan Mitchell et James Harden.
« Dès les 30 premières secondes de la seconde mi-temps, on a vu qu’ils avaient augmenté leur niveau d’agressivité et leur pression », poursuit le coach des Cavaliers. « Nous avions du mal à effectuer les remises en jeu et même à franchir la ligne médiane. »
Kenny Atkinson refuse néanmoins de parler d’effondrement sans réaction. Les Cavaliers étaient encore revenus à une possession lorsque Donovan Mitchell s’est présenté sur la ligne des lancers-francs. Mais chaque tentative de retour a été suivie d’une nouvelle perte de balle.
« C’était du basket de playoffs dans cette seconde mi-temps », juge le technicien. « C’était difficile de courir, difficile de bouger et nous ne parvenions plus à créer d’avantages. Ils nous ont frappés, nous avons résisté pendant un moment, mais à la fin, nous n’avons pas relevé le défi. »
Une attaque incapable de gérer la pression
Kenny Atkinson ne rejette pas la faute sur sa défense. Selon lui, le problème est exclusivement venu de l’attaque, dont les erreurs ont offert des situations de transition aux Sixers.
« Je ne mettrai pas cette défaite sur le compte de la défense », tranche-t-il ainsi. « Le coupable, c’est notre attaque et notre incapacité à gérer leur pression et leur impact physique. »
L’entraîneur regrette surtout que ses joueurs aient répondu à la pression par du jeu individuel plutôt que par la circulation du ballon.
« J’ai eu le sentiment que nous avions essayé de tout faire tout seuls. Quand une équipe vous presse comme cela, c’est justement le moment de faire bouger le ballon, afin de l’obliger à courir et à poursuivre les passes. Si vous essayez de battre cette pression uniquement par le dribble et le un-contre-un, ce n’est pas la solution. »
Son message lors de la prochaine séance vidéo sera donc simple : « jouer les coups faciles » et effectuer la passe évidente au lieu de vouloir forcer le passage.
Malgré la violence du renversement, Kenny Atkinson veut considérer cette défaite comme une expérience utile pour son groupe. « C’est comme cela qu’on construit son caractère et sa résilience », positive-t-il. « Nous avons une équipe de vétérans. Nous allons rebondir et nous préparer pour Brooklyn. »
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