Avec LeBron James, Jaylen Brown, Tyrese Maxey et Joel Embiid, les Sixers ne manquent pas de talent. Reste à faire fonctionner tout ce beau monde ensemble, et leur dernière sortie de présaison, perdue face aux Celtics (120-125), a montré qu’il restait encore du travail…
Pourtant, Nick Nurse avait décidé de faire jouer ses titulaires plus longtemps que lors des précédentes rencontres, avec une seule absence notable : celle de VJ Edgecombe, ménagé par précaution.
Et si Joel Embiid a rassuré individuellement, avec 27 points, 8 rebonds et 5 passes, le collectif a manqué de fluidité. Même face aux remplaçants de Boston, les stars de Philadelphie ont eu du mal à trouver leurs automatismes.
« Nous ne sommes pas encore là où nous voulons être »
« Nous ne sommes pas encore là où nous voulons être », a reconnu Jaylen Brown auprès d’ESPN. « C’est normal, cela fait partie du processus pour un nouveau groupe, avec beaucoup de joueurs et des styles différents. Mais nous devons continuer à progresser chaque jour. »
L’ancien Celtic, arrivé cet été à Philadelphie, a notamment pointé les problèmes en termes de « spacing », à l’origine de plusieurs pertes de balle. Même constat chez LeBron James, qui ne s’inquiète pas outre mesure.
« Nous progressons. Cela ne fait que quelques semaines que nous sommes ensemble, donc nous cherchons encore notre rythme, nous essayons de corriger certaines choses. Ce ne sera pas parfait. »
Des ajustements forcément nécessaires pour le « King », qui avait notamment choisi Philadelphie pour évoluer aux côtés de Tyrese Maxey, Jaylen Brown et Joel Embiid.
« Je suis contre cette notion de sacrifice »
Reste notamment à définir les responsabilités de chacun. Alors que la question des sacrifices nécessaires à la cohabitation des stars se pose depuis leur association, Joel Embiid a une idée bien précise : pas question de demander à l’une d’elles de s’effacer pour les autres.
« Je suis contre cette notion de sacrifice », a expliqué le pivot. « Chacun doit faire ce qu’il sait faire de mieux, et nous allons le soutenir. Je ne pense pas que qui que ce soit doive passer au second plan. »
Une philosophie qu’il a lui-même illustrée face à Boston. Après une précédente sortie compliquée contre Brooklyn, avec seulement 6 points et 8 pertes de balle, le Camerounais a affiché toute son agressivité.
« Ça fait du bien de dunker. Je pensais que je ne pourrais plus jamais le faire ! Je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai été comme possédé. » plaisantait-il.
De quoi rassurer Philadelphie sur son état de forme, alors que Tyrese Maxey soulignait récemment l’importance de sa présence pour développer les automatismes de l’équipe.
Car la construction du collectif reste un vrai chantier. D’autant que les Sixers n’auront pas beaucoup de temps pour peaufiner leurs réglages puisqu’ils débuteront leur saison mardi, face aux Knicks, champions en titre.
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur