« Ça nous permet de rester sur le qui-vive. On ne peut jamais se reposer sur ses lauriers. » Voilà ce que Cade Cunningham répond à un journaliste qui lui demande si les Pistons ont changé de mentalité.
Pour la première fois depuis 2007, la franchise de Detroit a terminé au sommet de la conférence Est, avec 60 victoires au compteur, son meilleur bilan en saison régulière depuis 2006. En playoffs, les Pistons ont remporté leur premier tour face au Magic, avant de se casser les dents sur les Cavaliers au second.
Reste que ce beau parcours, qui témoigne du redressement éclair de la franchise de Detroit en deux ans, en a surpris plus d’un. De quoi changer le regard porté sur les Pistons aujourd’hui ? Le leader local en doute.
« J’ai toujours l’impression qu’on est encore un peu sous-estimés. Je trouve que les gens ne nous accordent pas vraiment le crédit qu’on a peut-être mérité. Mais c’est aussi ce qui fait la beauté de la chose. Ça fait partie du fait de jouer à Detroit, d’être une jeune équipe dont les gens n’attendent pas grand-chose, contrairement à d’autres formations qui ont des noms plus ronflants », juge-t-il.
Difficile de ne pas penser aux Sixers, qui sont parvenus à s’offrir cet été Jaylen Brown et LeBron James pour évoluer aux côtés de Joel Embiid et Tyrese Maxey, dont les apparitions collectives prennent des allures de All-Star Game.
Une intersaison moins clinquante que les autres
Les Pistons ont, eux, connu une intersaison beaucoup moins clinquante, en récupérant des joueurs de complément comme John Collins ou Isaiah Joe. « On ne se préoccupe pas vraiment de tout ça. On doit aller sur le terrain, faire notre travail au plus haut niveau et faire honneur (à Detroit) », poursuit Cade Cunningham.
Ce dernier admet toutefois que la conférence Est, du fait de mouvements comme l’arrivée de Kawhi Leonard à Toronto ou de Giannis Antetokounmpo à Miami, « a progressé », tout comme la ligue dans son ensemble. Mais « c’est une nouvelle saison. Tout le monde repart de zéro. L’important, c’est de bien démarrer, de trouver notre rythme au fil de la saison et de continuer à progresser au fur et à mesure. »
En essayant à nouveau de déjouer les pronostics, alors que les GM de la ligue, dans leur sondage annuel, misent plutôt sur les Knicks ou les Sixers pour finir à la première place de la conférence Est.
La bataille qui s’annonce ? « C’est une chance. J’adore la compétition, et je sais qu’on l’aime tous. C’est ce qui nous a fait aimer ce sport depuis qu’on est gamins. Pouvoir commencer la saison comme ça, ça ne peut que nous faire progresser pour la suite. C’est excitant. On veut affronter les meilleurs, alors c’est forcément stimulant ».
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