C’est dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux que la NBA a tenu à assurer que non, son fameux « second apron », apparu dans la convention collective de 2023, ne pénalisait pas les joueurs dits « moyens » de la ligue.
« Il a été récemment affirmé que le second apron pénalisait les joueurs des catégories ‘inférieure’ et ‘moyenne’. C’est incorrect », a écrit la NBA sur X/Twitter. « Depuis la mise en place du second apron, le nombre de joueurs sous contrat dans un effectif est inchangé et la masse salariale annuelle a augmenté de près de 1,3 milliard de dollars. Ce qui se traduit par des augmentations de salaire d’environ 30% pour toutes les catégories de joueurs. »
Un communiqué qui intervient en réponse aux propos de Bruce Brown qui, la veille, déplorait les conséquences des nouvelles règles financières de la NBA sur les joueurs de rotation comme lui.
« Le nouveau CBA est une bonne chose pour certains joueurs : ceux qui touchent le max, les meilleurs free agents et peut-être pour les prolongations de certains rookies », expliquait celui qui doit encore se battre pour une place dans un effectif, malgré une bonne saison 2025/26 avec Denver (7,9 points, 3,9 rebonds, 2,1 passes et 1 interception sur… 82 matchs). « Mais pour les autres, les joueurs moyens, c’est compliqué. Comme vous pouvez le voir, il n’y a plus beaucoup de joueurs qui reçoivent toute la mid-level exception. C’est difficile, mais c’est comme ça… »
Reste que les chiffres globaux avancés par la NBA ne répondent pas totalement à la critique de Bruce Brown. Car si les salaires augmentent dans leur ensemble, cela ne signifie pas nécessairement que les joueurs intermédiaires en profitent autant que les stars. Les franchises peuvent ainsi privilégier les contrats maximums et les joueurs au salaire minimum, au détriment de ceux qui espèrent décrocher un contrat intermédiaire.
Une limite salariale « suicidaire »
Pour rappel, le « second apron », c’est cette limite salariale qui, une fois dépassée, entraîne de lourdes restrictions pour les franchises. Celles-ci peuvent dépasser le « salary cap », mais elles doivent alors payer une « luxury tax », et plus elles dépassent certains seuils, le « first apron » puis le « second apron », plus elles perdent de marge de manœuvre pour se renforcer.
À l’heure actuelle, une seule équipe se situe au-dessus de ce « second apron », dont le seuil est fixé à 221,7 millions de dollars : les Nuggets. Où évoluait justement Bruce Brown la saison dernière…
Courant juin, James Dolan prévenait par exemple que même les Knicks, tout juste titrés, allaient devoir agir pour ne pas se faire punir financièrement : « On ne peut pas se retrouver au-dessus du second apron. Je ne sais pas si on sera capable de [prolonger tout le monde]. On est prêt à faire des efforts, mais il y a des choses suicidaires en NBA. Parmi elles, il y a le second apron. »
Cela se confirme d’ailleurs, puisque les champions en titre viennent de mettre en pause leurs discussions sur les prolongations de contrat. Une nouvelle illustration de la prudence des franchises face à ces contraintes financières.
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