Dans la nuit de dimanche à lundi, le Fever était en back-to-back à Chicago, au lendemain de sa défaite face au Liberty. Pas de quoi entamer la confiance de Caitlin Clark, qui avait même annoncé à sa coach, Stephanie White, qu’elle se sentait prête à réaliser une grande soirée.
« Vous pouvez demander à Stephanie, je lui ai dit : ‘Ça va être une de ces soirées’ », raconte la meneuse. « J’ai bien dormi à l’hôtel hier soir. Je me suis réveillée, j’ai regardé un film, lu le ‘scouting report’ et je suis venue jouer. »
Caitlin Clark avait vu juste. Déjà à 18 points à la pause, la star du Fever prend feu au retour des vestiaires. Après avoir d’abord servi ses coéquipières, elle plante notamment deux tirs à 3-points à très longue distance.
Elle profite ensuite d’un écran de Myisha Hines-Allen pour se retrouver seule derrière l’arc au début du quatrième quart-temps et atteindre la barre des 30 points. Puis, à moins de trois minutes du terme, elle inscrit son huitième panier primé de la soirée. Un nouveau record personnel en WNBA, après avoir plafonné à sept jusque-là.
Au-delà de son adresse extérieure, Caitlin Clark contrôle complètement la rencontre puisqu’elle ajoute aussi 10 passes décisives à ses 37 points (13/24 au tir, 8/12 à 3-points). C’est déjà son cinquième match en carrière à au moins 30 points et 10 passes, soit davantage que toutes les autres joueuses de l’histoire de la WNBA réunies !
Kelsey Mitchell lui « retire beaucoup de pression »
« C’est une question de mentalité. Vous pouvez vous dire que vous êtes fatigué ou vous pouvez vous dire que vous allez venir pour dominer », résume l’ancienne d’Iowa. « Je me suis dit et j’ai dit à mes coéquipières qu’il n’y avait qu’une option, celle de gagner. Je trouve que nous sommes entrées sur le terrain avec cette mentalité. »
Dans la large victoire d’Indiana (113-90), Caitlin Clark n’est d’ailleurs pas la seule à avoir brillé puisque Kelsey Mitchell compile 30 points, dont 23 après la pause. Les deux arrières deviennent ainsi le premier duo de l’histoire de la WNBA à signer trois matchs à au moins 30 points chacune.
Une association qui facilite grandement la tâche de Caitlin Clark.
« Elle me retire beaucoup de pression, surtout dans ces moments-là », explique-t-elle. « Quand une rencontre se joue à ce rythme, on finit par se fatiguer, mais on peut lui faire une passe quand elle coupe ou la laisser jouer en isolation. Elle me facilite le travail et elle attire les défenses. J’essaie de la trouver autant que possible. Elle a mis 23 points en deuxième mi-temps, ce qui est incroyable et pourtant, personne n’a l’air étonné. Beaucoup ne se rendent pas compte à quel point c’est difficile et elle le fait tous les soirs. C’est amusant de voir ça de près. »
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur