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« Les équipes dans lesquelles j’ai joué au lycée et à l’université, à Marshall, étaient toujours petites et rapides, et nous avions beaucoup de succès. » La philosophie offensive de Mike D’Antoni, qui fait lui aussi son arrivée au Hall of Fame ce week-end, ne date pas de son arrivée en NBA. Elle trouve ses racines dans ses premières expériences de joueur.
Avant même d’être professionnel donc, mais également du temps où il évoluait en Italie, quand D’Antoni a connu une brillante carrière comme meneur de jeu du championnat professionnel local. Le joueur italo-américain, qui avait disputé auparavant 180 matchs en NBA dans les années 1970, portera d’ailleurs le maillot de la sélection nationale durant l’Euro 1989.
C’est sur cette même scène européenne que D’Antoni fera ses premiers pas dans le coaching. À l’Olimpia Milan, le club avec lequel il venait de briller comme joueur, puis au Benetton Basket. Quelques titres européens plus tard (Coupe Saporta en 1995), il avait décroché sa première opportunité comme assistant avec les Nuggets en 1997, avant d’être titularisé l’année suivante pour une unique saison.
En 2002, il avait effectué son retour comme assistant NBA, aux Suns cette fois, avant de prendre les commandes l’année suivante. Et de démarrer une véritable révolution offensive dans la ligue : jouer à toute vitesse, en sept secondes ou moins, utiliser énormément le tir à 3-points et le « drive-and-kick », le « small ball »…
« J’ai eu de la chance avec Steve Nash »
« Je doutais de moi en tant qu’entraîneur en revenant en NBA, ne sachant pas si cela allait fonctionner ou non », avoue aujourd’hui celui qui a été grandement influencé par les qualités techniques des Européens, quel que soit leur poste. Mais sa « chance », comme il le dit, aura été d’avoir l’effectif idoine pour jouer à fond la carte du basket champagne. À commencer par son chef d’orchestre de l’époque.
« J’ai eu de la chance avec Steve Nash. On entend toujours au fil des années que, si vous avez un bon meneur, vous allez réussir collectivement. J’essayais simplement de tirer le meilleur du meneur, de maximiser l’espace et d’utiliser le tir à 3 points. Et je suis parti là-dessus […] Tout a commencé en Italie et je n’ai fait que poursuivre dans cette voie », livre-t-il.
Avec Nash aux manettes, Amar’e Stoudemire, Shawn Marion, Joe Johnson et Quentin Richardson, les Suns ont bouclé leur saison 2004-05 avec 62 victoires. De quoi permettre à D’Antoni de rafler son premier trophée de coach de l’année (le second en 2017 avec les Rockets). À partir de là, Phoenix comptera parmi les places fortes à l’Ouest avec deux finales de conférence (2005 et 2006) durant son mandat.
« J’avais le bon effectif, et tout s’est mis en place. Et que j’en aie conscience ou non, j’ai toujours voulu jouer de cette manière. C’était la meilleure façon de faire pour nous. J’avais les bons joueurs, les bons propriétaires et le bon GM, et nous avons tous simplement suivi cette voie », résume celui qui ne pensait pas que sa fidélité à ses principes le conduirait jusqu’au Hall of Fame.
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