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Jim Boylen et les Bulls se comprennent mieux

Après avoir remplacé Fred Hoiberg, Jim Boylen avait connu des débuts compliqués avec des méthodes plus strictes. Au fil des semaines, il a appris de ses joueurs et donc changé, tant dans son approche que dans son plan de jeu, mais assure rester le même.

Sur un plan strictement comptable, le changement de coach à Chicago n’a pas provoqué de déclic à Chicago puisque Jim Boylen affiche 26% de victoires, contre 20% pour Fred Hoiberg. Surtout que ce dernier devait faire avec une infirmerie pleine.

Mais les dirigeants des Bulls ne supportaient pas l’apathie du groupe et l’assistant a donc être promu avec des méthodes autoritaires, symbolisées par des entraînements plus durs, des changements plus brutaux et une volonté de ralentir le jeu. Les critiques ont fusé et une tension s’était installée avec les joueurs, prêts à composer un comité pour parler au coach…

« Les choses se sont calmées », assure Zach LaVine. « Sa personnalité ou son style n’ont pas changé mais on a appris le connaître et inversement. Ça ne peut pas se faire automatiquement. Il sait que je suis autant compétitif que lui et que je bosse dur. Je sais qu’il est impliqué, je vois ses émotions. »

« Je suis direct et honnête »

Le discours du coach semble mieux passer, surtout après l’arrivée d’Otto Porter Jr., qui a apporté une certaine stabilité technique au sein du groupe.

« Je me soucie de mes joueurs aussi sur le plan humain. Je veux qu’ils grandissent et réussissent dans cette ligue pour aider leurs familles. C’est mon boulot. En retour, je m’attends à ce qu’ils se battent pour la franchise et pour ce qui est juste. Je suis direct et honnête. Ça demande du temps à certains joueurs de le comprendre. Je coache chaque joueur pour qu’il sorte le meilleur de lui-même, pour le pousser à un niveau qu’il n’avait peut-être pas imaginé. »

Jim Boylen sait qu’il a été pris pour « un fou » quand il a décidé de ralentir le rythme de son attaque, surtout dans la NBA actuelle mais il voulait « revenir aux fondamentaux » et estimait que l’attaque se faisait « au détriment » de la défense.

Il en est revenu puisque sur les huit derniers matches, les Bulls sont dans le Top 10 de l’efficacité offensive, des points par match et du pourcentage à 3-pts.

« Je ne pense pas qu’un coach termine un match en estimant avoir fait la rencontre parfaite. J’ai besoin de travailler certains éléments. On n’a encore rien gagné mais j’ai la sensation qu’on a fait un bon boulot. Je ne vais pas changer, je suis ainsi. »

Que les joueurs passent après l’équipe

Ce qui lui permet d’être si optimiste, c’est un moment de la dernière rencontre contre les Grizzlies. Pendant un temps-mort, Zach LaVine est venu lui glisser quelques mots sur un système pour mettre en position Otto Porter Jr., qui était bouillant.

« C’est ce que je veux. Cela veut dire que LaVine se retire de l’équation et fait ce qui est le plus juste pour Porter Jr. et pour l’équipe. Kris Dunn le fera aussi. Il viendra me voir et me dire que Lauri Markkanen est chaud et qu’il faut lui donner la balle. Robin Lopez aussi, qui a un grand cœur, et est toujours attaché à l’essence de cette équipe. »

Il espère que ce genre de situation va se répéter durant la seconde partie de la saison, pour finir en beauté.

« Je veux une équipe coachée par les joueurs. C’est ce que Steve Kerr possède. Ainsi que Phil Jackson. On n’en est pas encore là, mais on peut y parvenir. Je veux que les gars jouent plus pour le nom devant le maillot, que celui de derrière. Je sais que ce sont des professionnels. Certains vont peut-être penser que c’est du sentimentalisme ou des conneries, mais je ne crois pas. »

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