« C’est carrément Wilt Chamberlain ! » À l’issue de la victoire des Spurs face aux Mavericks (112-111), Dylan Harper n’a pas cherché longtemps une comparaison pour Victor Wembanyama.
« Dès qu’il s’approche de la raquette, il est quasiment impossible à arrêter. À nous de continuer à le trouver à cet endroit et de le laisser travailler », ajoute le sophomore.
La référence au géant des années 1960 n’a rien de gratuit. Avec 52 points, 24 rebonds et 8 contres en seulement 34 minutes, le Français a rejoint une zone statistique que la NBA actuelle ne fréquente presque jamais.
Depuis que les contres sont officiellement recensés, en 1973/74, seul Bob McAdoo avait déjà atteint au moins 50 points, 20 rebonds et 5 contres dans un même match, en février 1974…
Un territoire longtemps réservé à Wilt
Pour trouver d’autres performances de cette envergure, il faut donc remonter plus loin. Mais avec une précaution : à l’époque de Wilt Chamberlain, la NBA ne comptabilisait pas encore les contres. Certains exploits du quadruple MVP sont connus grâce à des relevés officieux, notamment ceux du statisticien Harvey Pollack.
« Si on avait compté les contres, Wilt aurait tourné à plus de dix par match. Je lui en ai compté 25 lors d’une rencontre », racontait-il une quinzaine d’années en arrière. De quoi donner une autre perspective aux chiffres monstrueux du « Stilt », même si ces relevés ne peuvent être comparés sans réserve aux stats officielles modernes.
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Une domination qui ne dépend pas de son adresse
Plus remarquable encore : Victor Wembanyama a réalisé cet exploit malgré un 1/8 à 3-points. Avec neuf rebonds offensifs et 19 lancers-francs inscrits, il a surtout fait la différence au contact, près du panier.
À la pause, il cumulait déjà 29 points, 15 rebonds et 5 contres. Depuis le début des relevés détaillés, en 1996/97, personne n’avait atteint au moins 25 points, 10 rebonds et 5 contres en une seule mi-temps !
« Nous voulons que Victor impose sa volonté dans la raquette et près du cercle à chaque fois. Tout le monde connaît les conséquences que cela entraîne pour nous et pour l’adversaire », insiste Mitch Johnson.
Et le principal intéressé n’est pas rassasié. « Je peux être bien meilleur lorsque mes tirs rentreront », prévient-il. De quoi rendre encore plus vertigineuse sa place, déjà, sur les terres de Wilt Chamberlain…
| Victor Wembanyama | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2023-24 | SAS | 71 | 29.7 | 46.5 | 32.5 | 79.6 | 2.3 | 8.4 | 10.6 | 3.9 | 2.2 | 1.2 | 3.7 | 3.6 | 21.4 |
| 2024-25 | SAS | 46 | 33.2 | 47.6 | 35.2 | 83.6 | 1.8 | 9.2 | 11.0 | 3.7 | 2.3 | 1.1 | 3.2 | 3.8 | 24.3 |
| 2025-26 | SAS | 64 | 29.2 | 51.2 | 34.9 | 82.7 | 2.0 | 9.5 | 11.5 | 3.1 | 2.4 | 1.0 | 2.4 | 3.1 | 25.0 |
| 2026-27 | SAS | 7 | 31.2 | 46.9 | 26.2 | 73.8 | 2.3 | 8.4 | 10.7 | 3.3 | 2.1 | 1.3 | 2.3 | 4.0 | 25.7 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
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