Si les Kings et les Nets squattent sans surprise les dernières places de la ligue, le Jazz espérait mieux qu’une victoire en six matchs. L’équipe était ambitieuse et voulait progresser. Sauf que ça ne démarre pas bien du tout.
La dernière défaite contre Portland fut même sévère mais juste, avec 22 points dans les dents, dans une rencontre où les hommes de Will Hardy n’ont jamais pu croire au succès.
« Je me dis que ça n’a pas tourné dans notre sens pendant trois ans et que peut-être on ne peut pas changer les choses immédiatement, en une seule saison », tente d’avancer Keyonte George. « Comment peut-on passer de 18 à 29, 30 ou 35 victoires ? On veut accélérer les choses, c’est sûr, et c’est l’état d’esprit qu’il faut avoir. »
Le souci, c’est qu’avec des rencontres face aux Grizzlies (deux fois) et aux Pelicans, le Jazz a eu un calendrier assez abordable pour se lancer correctement. La blessure, donc l’absence prolongée qui va avec, de Jaren Jackson Jr. n’a pas aidé évidemment, mais le mal est plus profond tout de même.
En défense, il y a trop de points gratuits offerts. « Le problème, ce sont les fautes. Ils ont mis 34 points aux lancers-francs », constatait Lauri Markkanen après le revers face aux Blazers. « En première mi-temps, les fautes étaient incontrôlables. On n’était pas mal sifflé, on faisait des fautes », se lamente le coach Will Hardy.
Trop de déchets en attaque
Impossible de se racheter en attaque, car les choix sont mauvais. Trop de tirs à mi-distance déjà, donc pas assez de shoots près du cercle. Les absences de Jaren Jackson Jr. et Jusuf Nurkic privent Utah de solutions dans la raquette.
« On va au panier quand on le peut. Se jeter de toutes ses forces dans la raquette n’est pas forcément une bonne action. On essaie de prendre la meilleure décision, surtout avec nos jeunes extérieurs. Les gars de l’effectif sont un peu plus à l’aise autour de la ligne des lancers-francs, avec des floaters », indique le coach. « On aimerait être plus près du cercle mais on prend ce que la défense nous donne. »
Autre bémol conséquent : les ballons perdus. Le Jazz en accumule 17.7 par rencontre, en se classant ainsi parmi les pires équipes de la ligue dans ce domaine (24e, égalité avec les Bulls).
« On doit aller droit au but avec le ballon, ne pas danser avec. On a besoin de meilleurs écrans », réclame Will Hardy, qui remarque que les « ballons perdus nous font du mal », donc que « le manque de solidité avec le ballon dans les mains nous hante ». Et il faut vite relever la tête, pour ne pas perdre une autre saison…
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