« Vous êtes en train de me pousser à la faute là », ironise J.B. Bickerstaff face à un journaliste qui l’interroge sur les soucis de fautes de ses joueurs, cette nuit lors du déplacement des Pistons au Madison Square Garden.
Au cœur de la première défaite concédée par sa formation, ses joueurs ont été sanctionnés à 28 reprises, dont 6 fautes pour Ausar Thompson, expulsé donc, et 5 pour un autre titulaire, Paul Reed.
« On est en début de saison (mais) c’est extrêmement frustrant de voir les choses se passer de cette manière. Il y a un décalage. On joue avec une certaine intensité physique, soir après soir, et la ligue devrait maintenant y être habituée. Ça fait trois ans qu’on joue comme ça et ça ne changera pas », prévient ainsi le coach.
Un moyen pour lui de remettre l’accent sur ce qui est l’ADN de cette franchise depuis des décennies, et plus encore depuis son arrivée à la tête de l’équipe en 2024, après plusieurs saisons où cette identité s’était estompée.
« Je me moque de la façon avec laquelle on est arbitré, car on va être physique », lâchait-il par exemple fin 2025 en direction d’un arbitre qu’il ne jugeait pas être objectif.
Habituée à être l’équipe la plus sanctionnée
« On joue physique tout en respectant les règles, et on est devenus très bons dans ce domaine. Ces deux ou trois dernières années, on a fait partie des meilleures défenses de la ligue en jouant d’une certaine manière. Les fans veulent voir ce style de jeu. C’est ce que Detroit attend et c’est ce que notre public apprécie chez cette équipe. On continuera donc à jouer comme on le fait et on verra où ça nous mène », poursuit-il aujourd’hui.
La saison passée, sa formation était la 2e meilleure défense du pays, derrière celle du Thunder, avec 109 points encaissés sur 100 possessions. Elle était également celle qui était la plus sanctionnée de la Grande Ligu, avec 22 fautes sifflées chaque soir. Et sur les… cinq saisons précédentes, les Pistons étaient dans le Top 5 (dont plusieurs fois à la première place) des formations les plus sanctionnées de la ligue.
Les Pistons ont donc appris à composer avec. Et cette défaite face aux Knicks ne saurait être résumée à cette seule dimension. Le coach pointe d’ailleurs plus généralement du doigt des soucis d’exécution chez ses joueurs.
« Défensivement, on a fait des choses qui ne nous ressemblent pas. Ajoutez à cela notre maladresse au tir (ndlr : 43%, comme les Knicks), les ballons perdus et les 19 rebonds offensifs concédés, et ça devient difficile de s’en sortir. Mais on jouera mieux », conclut aisi J.B. Bickerstaff, qui aura réussi à éviter une amende…
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