La victoire face à Dallas n’a pas vraiment détendu l’atmosphère dans le vestiaire des Spurs. Après deux défaites pour commencer la saison, San Antonio a certes débloqué son compteur, mais Mitch Johnson a immédiatement rappelé ses joueurs à l’ordre. Car le succès n’efface pas toutes les difficultés affichées depuis la reprise.
« C’est comme si nous avions perdu », reconnaît Victor Wembanyama. « Mitch nous a parlé de façon engagée afin de donner le ton pour le reste de la saison. Chaque match est différent et chaque victoire est difficile à obtenir, peu importe l’adversaire. Son discours était très déterminé, très fort. »
Auteur de 23 points à 8/17 au tir, « Wemby » a encore connu un démarrage discret avant de monter en puissance. Mais il refuse de mettre les difficultés texanes sur le compte d’un manque d’investissement.
« Certainement pas », répond-il lorsqu’on lui demande si l’effort a fait défaut depuis la reprise. « Il y a d’autres choses, mais pas l’effort. »
« Nous sommes en train de construire »
Finalistes la saison passée, les Spurs doivent désormais retrouver leurs automatismes. Pour Victor Wembanyama, il ne s’agit ni de repartir entièrement de zéro ni de poursuivre exactement là où l’équipe s’était arrêtée.
« C’est entre les deux », résume-t-il. « C’est normal que nous ne soyons pas aussi bons que lorsque nous étions au cœur des playoffs. En revanche, ce n’est pas normal d’être aussi mauvais que nous l’avons été, au moins pendant les deux premiers matchs. »
Le pivot français invite ainsi son équipe à conserver une vision à long terme, sans négliger les résultats immédiats.
« Nous devons faire confiance au processus et garder une vue d’ensemble. Nous sommes en train de construire. C’est à cela que sert la saison régulière. Nous construisons et nous nous battons pour obtenir le meilleur classement possible. Chaque match compte. C’est la marque des grandes équipes. »
Face aux Mavericks, les Spurs ont notamment fait la différence en limitant leurs pertes de balle et en retrouvant une meilleure sélection de tirs. Deux éléments essentiels pour permettre à leur défense de se mettre en place.
« Parfois, nous allons les mettre et parfois non, mais au moins, cela nous permet d’être prêts pour le repli défensif », analyse « Wemby ». « Ensuite, il faut obtenir des stops. Tout commence toujours par la défense. »
Un rythme offensif encore à retrouver
Sur le plan personnel, Victor Wembanyama ne se montre pas plus satisfait. Après trois rencontres, le Français estime ne pas avoir encore trouvé son rythme offensif, même si ça va mieux depuis ses débuts ratés face au Thunder.
« Je ne me sens pas très bien parce que, si c’était le cas, nous aurions remporté davantage de matchs », confie-t-il d’ailleurs. « Nous ne recommençons pas de zéro, mais nous ne repartons pas non plus de l’endroit où nous nous étions arrêtés. Nous devons trouver des solutions et continuer à construire. La bonne nouvelle, c’est qu’il nous reste 79 matchs. Nous savons ce que nous préparons. »
Le défi est particulier pour une formation dont la saison précédente s’est prolongée jusqu’aux Finals. Même si la trêve estivale reste longue, San Antonio a bénéficié d’une préparation plus courte que la majorité de ses concurrents. Une situation nouvelle pour son jeune leader, qui doit apprendre à retrouver rapidement ses sensations.
« Je ne sais pas si frustrant est le bon mot », conclut-il. « J’apprends à gérer cette situation, avec moins de temps de préparation que toutes les autres équipes de la ligue, sauf une. C’est un défi différent. Mais, comme pour tout, la meilleure façon d’apprendre, et peut-être la seule, c’est de le traverser. »
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur